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11.09.2006

Dire de vive voix et écrire

Dire de vive voix est un geste fait dans l’espace physique, un geste extérieur     qu’il soit "adressé" à quelqu'un, quelque être ou quelque chose, ou simplement crié à la face du monde. 

[Même un chien comprend qu’on lui adresse la parole].

Ecrire, à l'inverse, est toujours un geste « intérieur », a parte, un geste adressé a posteriori à ceux qui savent de quoi il en « retourne ». Nul ne pourrait en effet devin-er, vu de l'extérieur, qu'une personne entend communiquer par là s’il ne s’était préalablement mis d’accord avec elle sur le sens de l’acte d’écrire et le contrat qui le lie à l’écriseur : « Oui, il est possible de communiquer par écrit : l’un écrit, l’autre lit ».

Mais il faut donc que le contrat qui lie ces deux personnes in-voque l’existence d’un espace autre que l’espace réel dans lequel se déroule la parole et s’attentive l’ouïe. En quelque sorte l’écriseur dépose sa « parole écrite » dans ce nouvel espace, et c’est dans ce même espace que le lecteur viendra la recueillir… [Il ne sert à rien de parler d’un espace de l’écriture qui n’inclurait pas la lecture.]

Quel est ce nouvel espace de communication né d’un contrat et réactualisé à chaque écrit, chaque lu ? L’écrire et le lire en sont assurément les hérauts. Mais ils sont loin d’être innocents : ils ont contresigné le contrat, mais avec quelle Hypostase, par là même créée, celui-ci fut-il passé ?

Trackbacks

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Commentaires

Un petit café... Non , deux, et j'arrive...

Ecrit par : koan | 11.09.2006

Une pensée fixée semblable à l'eau transformé en glace... Un moment présent, le moment M de la pensée capturé et épinglé sur la page. Empaillé.
ecriveur/lecteur ensemble penchés sur un miroir qui garde l'empreinte de ce qui s'y est miré...Connivence plutôt que contrat ...?
Si je poétise ce "commentaire", c'est que je ne parviens pas à me figurer encore vraiment de quoi il retourne.

Ecrit par : koan | 11.09.2006

Et donc le problème se pose, Koan :


"Ecrire, à l'inverse, est toujours un geste « intérieur », a parte, un geste adressé a posteriori à ceux qui savent de quoi il en « retourne ». "

Ecrit par : Fleur | 11.09.2006

Si Varna publie un texte tous les lundis, on appellera ça "les lundis de Varna"
Ceci n'ajoutant rien à la réflexion du jour... C'était "juste comme ça"

Ecrit par : Fleur | 11.09.2006

Fleur > merci de passer. J'espère que vous aurez plus de temps cette semaine à nous consacrer, nous tous.
Tous les lundis ? J'ai fait ça à une époque sur sfp ou Agora, je ne sais plus. Je crois que personne n'y avait prêté attention !
Je ne veux rien fixer d'avance, mais laisser un laps de temps entre deux notes, ce me semble un pas vers la sdd. ;-)

Je voudrais écarter un malentendu éventuel : il n'y a aucune allusion à quelque "initiation" que ce soit dans ma note. Je pointe l'index sur la naissance de "la pensée", apparentée dès sa naissance à la nature (voir dernière note de Koan sur son site) et qui a inauguré pour les siècles à venir une façon de (s'entre)dire sans contredit [parce que c'est une Autorité et une légitimité qui fut ainsi donnée en partage].

"Juste comme ça", c'est pas plutôt Anne ? ;-)

Ecrit par : Varna | 11.09.2006

Je ne suis pas d’accord (l’inverse t’aurais surement étonné) cet espace de communication n’existe pas. L’écriture est la virtualisation de la mémoire alors que la lecture l’actualisation du texte, il n’y a pas de liens subjectifs entre les deux, pas d’espace.

Ecrit par : métalogos | 11.09.2006

Fière idée Fleur !
Voilà à quoi m'a amené ma rave-party privée de ce matin conscernant l'épineux sujet que nous partage Varna. ( Car la tecnhno est ma dope intellectuelle...) Je ne puis pas apporter de l'eau ànnotre moulin en disant ce que d'autres ont dit sur le sujet (instruction), mais seulement en confiant ce que MOI JE SAIS. Et je sais que pour moi, la réalité de l'ecriture est une réalité temporelle. Relire, comme je le fais à cet instant, c'est objectivement retrouver un point fixe du passé que je ramène dans mon présent. "Le temps suspendu", telle est pour le moment ma définition de l'écrit. Plutôt qu'"écriseur", Varna, ne préfereriez-vous pas "scribe " ? l'ecriture, machine à fixer le cours du temps. Ca me semble assez juste, et en plus, ça en jette !

Ecrit par : koan | 11.09.2006

Métalogos > En effet, il m'arrive de lire "Contralogos", et même avec le sentiment que vous n'allez pas assez loin ! ;-)

Je respecte votre désacccord, mais je trouve que vous vous avancez beaucoup en affirmant qu'il n'y a pas de liens subjectifs entre la lecture et l'écriture !

S'il y a une dimension palpable dans ce qui unit écriseur et lecteur, c'est bien le temps (et son acolyte, la mémoire). Je n'ai pas voulu souligner cet aspect évident. Et en effet, si c'est au temps-qui-sépare que la lecture donne forme (dfférAnce ?), on doit pouvoir dire qu'ils inaugurent simplement ensemble la communication en deux temps. [Celui de la réflexion sans aucun doute].

M'est avis que la démultiplication s'est faite depuis longtemps en plus de temps encore, valse à trois temps, voire quatre quand on voit tous les médias qui relient aujoud'hui deux individus qui se parlent. Ou peut-être en réalité les piratent... ?

Ecrit par : Varna | 11.09.2006

Koan > Le mot scribe est daté, l'écriseur au contraire pourrait être de toute époque, non ?

[C'est un mot de mon fils lorsqu'il était enfant : "Dis, qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand ? Eh bien comme papa, écriseur !" Je précise que ça n'était et n'est toujours pas ma profession]

Et puis je ne veux pas "en jeter" ! Ma cour aux commentaires est déjà remplie de vos fleurs ! [Pour les prochaines, vous n'auriez pas des orchidées repenties ? ;-)]

Ecrit par : Varna | 11.09.2006

Je ne puis sans confusion m'elever aux sommets d'abstraction auquels nous voici rendus juste après du couscous et des merguez-Mais...Je voulais ( à tort, à raison) dire chez moi que je perçois la nature comme le lieu de l'incarnation des eidos, ou plutôt leur lieu de "projection". Au mot virtualisation de la mémoire, ne pourrait -on préférer "projection", laquelle, comme au cinéma, permet l'attention conjointe ? Peut-on alors selon la formule resuçée : "lire le beau livre de la nature" en tant qu'il est une projection du monde transcendant des Idées (sens Platonicien ? ) J'ai tendance à le croire. Et même lorsque nous lisons quelqu'un que comme aussi nous n'avons jamais vu, n'avons-nous pas cette propension à tenter de percevoir en filigrane "qui" écrit autant que ce qui est écrit ? L'ecrit n'est pas qu'une information pure, sa porosité laisse un espace d'indiscrétion, un désir de voir en face la source qui a engendré le texte. Si l'on pouvait voir la pensée de l'auteur à l'intérieur même de l'auteur, on le ferait, tant nous aimons aprofondir, si possible sans fin, ce qui stimule notre intelligence, notre curiosité. Comme le dit le fantastique philosophe Buzz l'éclair : " Vers l'infini et au-delà !!! "
Nous voulons voir dans les choses. Nous voulons voir en tout l'origine et la fin, nous voulons voir la Métapensée univer- selle ! Mais ne le répétez pas...

Ecrit par : koan | 11.09.2006

Bonjour Varna, merci pour la pertinence de ta remarque sur Nietzsche chez moi. Pour ce qui est de ton article, j'ai le sentiment qu'un écrivain n'écrit que pour être lu. Le simple fait d'écrire (de facon régulière j'entends) est une contractualisation. De la même manière, l'acte d'achat d'un livre par le lecteur scelle un accord implicite avec l'écrivain. Quand à l'espace, je le résumerais à une simple complicité ou connivence de deux personnes qui ne se rencontrent pas mais qui ont tout fait pour se rejoindre. A bientôt.

Ecrit par : Jean Christophe Bataille | 11.09.2006

@ metalogos... Il y a un lien organique entre scribe et lecteur :
les éléments de la co/compréhension. Un cerveau se transfère, se fax dans un autre au moyen de l'écriture. L'écrit a une force d'hypnose, mais là il faudrait relire Marshall Mc Luhan, et le temps nous est compté, mais une hypnose accéptée, accueillie par le lecteur. Le lieu commu du scribe et du lecteur, c'est la compatibilité entre leurs cerveaux respectifs, C'est la conscience en commun, la langue, la mémoire, la culture partagé ne serait-elle qu'une culture du corps. C'est un espace humain. C'est vraiment du cerveau partagé... ( Je n'ai jamais cru une seconde que le cerveau crée la conscience, il n'en est que le crible. Pour comprendre le cerveau, il faut faire comme s'il créait la conscience, mais ce n'est là qu'un postulat méthodique, et non une position définitive) Or, nous partageons entre lecteur et scribe l'espace commun d'une intélligibilité jumelle. L'adéquation des deux pensées qui reconnaissent leurs similitudes (je n'ai pas dis leur accord; juste leurs identité fonctionnelle) suscite un enthousiasme commun qui A POUR VOCATION DE ROMPRE LE FARDEAU DE LA SOLITUDE. L'inintelligibilité, c'est d'abord la solitude.
J'ai eu cette pensée concernant plus spécifiquement l'écrit. l'ecrit est littéralement une idole. On gravait à l'origine le texte. Le mot non volatile, sculpté, gravé, fixé devient imperméable au temps, en cela, je le compare à une statue, à une idole; qu'il soit gravé sur de la pierre du papier ou des écrans n'y change rien, sa fixité ignorante de l'évolution de l'auteur et du défilement de l'histoire en fait ce que j'appelle une idole; contrairement à la parole "d'air"... Autre sujet extraordinaire s'il en est...

Ecrit par : koan | 11.09.2006

Varna > faut il comprendre que cet espace serait le temps, J’avoue ne pas comprendre.
Si je m’avance en disant qu’il n’y à pas de subjectivité, vous par contre ne vous avancez pas beaucoup pour me démontrer le contraire…

Ecrit par : métalogos | 11.09.2006

L'espace commun c'est la conscience épaulée par la langue...
mais je laisse Varna répondre...

Ecrit par : koan | 11.09.2006

Kaon > comparer ce qui ce passe entre un écrivain et son lecteur à de l’hypnose démontre bien dans quel désarroi tu es, c’est encore une assertion indémontrable….à la prochaine je sors.
Faire de l’écrit une idole, tu confonds le texte et son support serais tu en manque de sainteté ?
Le texte est un objet virtuel, abstrait, indépendant de tel ou tel support. En interprétant, en donnant sens au texte ici et maintenant, le lecteur poursuit une cascade d'actualisations. Un texte parsemé de sous entendus de métaphores de fragments de texte que nous ne comprenons pas, que nous négligeons par omissions ou inculture (dans le sens d’une différence de culture entre celui qui écrit et celui qui lit)
Lire un texte, c'est retrouver les gestes textiles qui lui ont donné son nom (rien à voir avec le burin est la pierre), c’est assembler, recoudre les pièces dispersées du sens.
Je te conseil la lecture de Après Babe de G. Steiner.

Ecrit par : métalogos | 11.09.2006

Metalogos > je ne suis pas en position de démontrer, mais d'expliciter ma pensée, sans quoi, comme dit précédemment, j'aurais le sentiment de faire seul le chemin...
Voyez les autres commentaires, ils attestent, si besoin est, de la pertinence d'un lien subjectif, complémentaire, complice, etc., entre éscribeur (tout dernier mot contractuel ;-)) et lecteur. Vous-même en répondant ici...

Non, le temps est une dimension assez connue concernant ledit "contrat" pour qu'il ne soit pas nécessaire, je crois, de le souligner. Il est dimension, pas espace.

Ecrire, est-ce un dire de "morte voix" ? L'expression pourrait signifier qu'on a perdu quelque chose dans l'intervalle. Il n'y a pas d'espace propre audit contrat, dîtes-vous ? Mais n'est plus, en tout cas, celui de la parole...

Un rhéteur grec ancien jamais ne lisait un discours écrit devant un public, il l’apprenait par chœur avant de le déclamer. La parole, la façon d'harranguer la foule était étroitement liée à la parole, aux pouvoirs de la parole SEULEMENT. On n'avait pas encore songé à spéculer (voir étymologie) sur une "parenté native" entre la parole et le Logos : le logos signifiant "discours" et s'apparentant à lui n'apparaît, selon Aubenque, qu'avec les Romains, et qui plus est, les Grecs (selon je-sais-plus-qui) n'avaient pas de mots pour dire "vrai", ils ne connaissaient que le vrai-semblable...

C'est lourd de conséquences. Il y a là assez d'éléments pour gratter sous le penser humain encore actuel et trouver la parole, cette parole juste avant qu'elle ne découvre SON lien magico-religieux nouveau avec le monde, la nature...

Songez encore, si vous le voulez, à ce qui différencie Hérodote (il fait enquête) de Thucydide (il fait histoire) : que s'est-il passé entre les deux ?

*
Je n'ai pas pu faire plus court, veuillez m'excuser.
J.C. Bataille > Merci beaucoup de votre visite et de votre com'

Ecrit par : Varna | 11.09.2006

@ metalogos, vous n'avez pas tout à fait tort. Mais ce que je comparais à de l'hypnose c'est uniquement la lecture. d'autre part, ce qui différencie l'ecrit du parler, c'est bien le support. La cascade d'actualisation est le thème de mon deuxième commentaire. Sans être dans le désarroi, j'aime assez progresser de manière chromatique, et c'est cette progression chromatique qui m'a amené à conclure que la conscience et la culture constituent le point de rencontre de l'auteur et du lecteur, mais dans un temps suspendu, que j'appelle l'idole (l'immobilisé, et pour ainsi dire l'empaillé) qui fait dire que "les écrits restent"...C'est Marshall Mc Luhan qui a démontré que la lecture est stricto sensu un état d'hypnose, et il a fait ça mieusx que je ne pourrai jamais le faire...Cf "la galaxie Gutenberg"...C'est à dire que sans support pas de texte en ce qui concerne l'écrit. Vous abordez le rapport de l'auteur et de l'écrit en termes d'espace MENTAL commun, c'est votre droit, mmoi, je l'aborde sous l'angle de l'objet commun, c'est aussi un regard possible. Je me suis étendu de manière assez balèze (non je déconne) sur "le cerveau commun) il ne faut pas juger le tout sur la partie, ami métalogos. Ni faire des impasses un peu sélectives. Peu importe du reste, mais par contre, je vous en conjure, ne partez pas ; Varna va me tuer si vous le faites ...Quant à vous, Me répondez-vous sur l'idée de "projection" et "d'attention conjointe", de contenu mental comparé, de cerveau partagé ? Non. Pourtant, j'en ai parlé autant que de l'hypnose de la lecture (d'ailleurs écrire, n'est ce pas une métalecture ?) j'ajoute existe t-il au monde une assertion démontrable ?

"Nombreuses furent assurément à ce qu'on rapporte les observations que fit Thamous à Theuth dans l'un et l'autre sens au sujet de chaque art, et dont une relation détaillée
serait bien longue. mais quand on en fut aux lettres de l'ecriture: " Voilà dit Theuth, la connaissance, Ô roi, qui procurera aux Egyptiens plus de science et de souvenirs; car le défaut de mémoire et le manque de science ont trouvé leur remède !" A quoi le roi répondit : " Ô Theuth, découvreur d'art sans rival, autre est celui qui est capable de mettre à jour les précédés d'un art, autre est celui qui l'est d'apprécier le lot de dommage ou d'utilité pour les hommes appelés à s'en servir !
Et voilà que maintenant toi, en ta qualité de père des lettres de l'ecriture, tu te plaîs à doter ton enfant d'un pouvoir contraire à celui qu'il possède. car cette invention, en dispensant les hommes d'exercer leur mémoire, produira l'oubli dans l'âme de ceux qui en ont acquis la connaissance; en tant que confiants dans l'écriture ils chercheront au-dehors grâce à des caractères étrangers, non point au-dedans et gra^ce à eux-mêmes le moyen de se ressouvenir, en conséquence, ce n'est pas pour la mémoire que tu as trouvé un remède. Quant à la science, c'en est l'illusion et non la réalité que tu procures à tes élèves : lorsqu'en effet avec toi, ils auront réussi sans enseignement à se pourvoir d'une information abondante, ils se croiront compétents en une quantité de choses, alors qu'ils sont pour la plupart incompétents, insupportables en outre dans leur commerce, parce qu'au lieu d'être savants, c'est savants d'illusion qu'ils sont devenus. Platon; phèdre...
Il n'est pas inutile avant toute jonglerie de concepts de bien cerner ce que sont les enjeux profonds d'un débat, afin de ne pas faire d'un mystère quasiment insondable une discussion de moines saoûls...
Moi je ne prétend pas savoir, je suis içi pour apprendre, c'est pourquoi je ne menacerais pas de quitter les lieux.
ma scolarité s'est faite à l'hopital, et bien je ne m'en sors pas si mal, parce que ce que je sais, moi, c'est seul que je l'ai appris et sans la récompense de diplômes ou de quelque reconnaissance que ce soit. j'aime apprrendre, c'est pourquoi je suis là.

Ecrit par : koan | 11.09.2006

J'ai peur des mots dits alors qu'écrits non?
C'est grave docteur?

Ecrit par : clownbarbare | 11.09.2006

Il n'y a pas grand-chose d'inter-dit içi...

Ecrit par : koan | 11.09.2006

@ Varna. Pas scribe ? Hum... Scripteur alors. Ecriseur ecorche un peu l'oreille, que j'ai sensible ( et grande ...)

Ecrit par : koan | 11.09.2006

" Ô nostalgie des lieux qui n'étaient pas
assez aimés à l'heure passagère
que j'aimerais leur rendre de loin
le geste gratuit, l'action suplémentaire ... "
(Rilke)

Ecrit par : | 11.09.2006

"Par quelle hypostase ?" mais y a t'il eu création d'un espace nouveau (j'ai adoré votre distingo entre espace et dimension) ?
Ou y a t'il simplement mise en commun de l'espace de l'intelligible ? Vous n'êtes pas sans ignorer le contenu théologique du mot hypostase, c'est pourquoi je vous le demande, vous, pensez-vous qu'il y ai eu création d'un espace sans lequel l'écrit et la lecture se retrouvent, ou élargissement d'un espace commun ? L'acte N°1 est l'écrit, ce chemin n'est pas fait à moitié ! Il est totalitaire par nature.peut-on reprendre l'idée d'une moitié de chemin avec l'ecriture. Peut -être peut-on faire une moitié de chemin quand on est lecteur, mais seulement dans le cadre disposé à cette effet par l'auteur qui par là est devient la statue du commandeur, même à son corps défendant...Sont-ce à ces notions, à ces reflexions que vous désiriez parvenir ?

Ecrit par : koan | 11.09.2006

Clownbarbare > alors dîtes-nous les par écrit ? ;-)

Mais je viens régulièrement sur votre blog, je sais d'avance que votre écrit conservera toute la saveur de la parole, car vous au moins n'abandonnerez pas l'espace physique, réel, concret dans lequel déjà évoluent tous les jours vos gestes, votre boulot n'est-ce pas ?

Tiens, il serait amusant d'étudier le rapport existant (volontaire et conscient ou pas) entre la profession et la façon de parler aux autres.

Chez les profs en général on le sait déjà, mais chez les autres ? Pourquoi des pirouettes, des arabesques, du nez rouge, du "trapézal", etc. chez vous, sinon pour cette raison même ? ;-)

Ecrit par : Varna | 11.09.2006

"I" > Pour vous un bouquet... de sourires ! Vous êtes pardonnée. (Et puis c'est plus simple, j'ai pas de poème sous la main ;-))

Ecrit par : Varna | 11.09.2006

Koan > je poursuis ce soir, là je dois partir...

Juré ! Au prochain billet, pas de prise de tête ! Après sinon on va dire : les lundis de Prisedetête ! Vous imaginez la catégorie FAQ ? "Comment éponger les mots de tête prise", "comment résister à l'envie de quitter le blog", "comment ne pas tomber sous le charme" (mais pas du blog), etc.

D'ailleurs j'ai une rubrique "tout-venant" dont la benne est pleine. ;-)

Ecrit par : Varna | 11.09.2006

Oh oui, des poêmes ! Varna un poême, Varna un poême ! Varna un poême !

Ecrit par : koan | 11.09.2006

Mais oui, c'est toujours le poème (fut-il inexprimé) qui fait sauter la main qui écrit du discours qui la contient.

Ecrit par : | 11.09.2006

Est-on obligé d'être velu, libidineux et d'allonger des inventaires d'une longueur insensés pour se prétendre poète ?

La poésie comme perception. Accointance. Naturisme de l'intelligence. Farandoline.

Maintenant à quoi bon intriquer des géoms de concepts si l'on ne sait plus gambader ?

Plus personne ne sait gambader; acte de haute révolution, la gambade,

car elle porte la liberté bien haut dans l'étouffoir normalisé !

Fleur en bouche baguenauder-guenauder-nauder-der-er

sans honte. Travail de sage et de savant affranchi.

Savant si bath, qui carole, épatant ! Caracole caracole, caracool !

Et caroler, nu dans l'herbe, pour devenir enfin, un homme.

L'homme véritable youpise à tout vat.

"Pouloupla ! Oupsouya ! plipipli ! "

Eh oui, ça pique !
(J'ai collé ce texte depuis mon "blog" sur hautetfort.
C'est mon coté entonoir...)

Ecrit par : koan | 11.09.2006

quelques remarques à propos du texte de départ:

- dire et écrire ne sont pas des gestes, mais des actes
( "geste" signifie "mouvement du corps" ou "action généreuse")

- les deux, écrire autant que dire, visent quelqu'un d'extérieur, de distinct de l'auteur de l'acte
( à moins que celui-ci ne veuille parler que pour soi-même ou écrire pour garder l'écrit dans un tiroir)

- les deux, dire et écrire, ont le même but : signifier quelque chose à ce quelqu'un (destinataire)
le premier use, comme support, de la voix, le deuxième de la graphie (écriture)

- si espace il y a entre auteur et destinataire, il n'advient pas par un contrat (n'est pas le résultat de leur volonté commune),
il se crée de par le fait même qu'auteur et destinataire se perçoivent d'entrée en jeu, naturellement, comme des entités distinctes,
cet espace peut être certes parcouru par l'un comme par l'autre et de l'un vers l'autre et cela grâce au langage,
mais celui-ci non plus n'est advenu par un pacte entre les hommes, il est une donnée naturelle


tout cela, qui est valable pour la communication ordinaire, l'est aussi pour le rapport écrivain/lecteur

alors, de quel contrat préalable entre eux peut-on parler ?
qu'entendez-vous par contrat, Varna ?
un contrat est une entente par laquelle deux parties précisent et s'engagent à respecter
chacune certaines obligations lors d'une action commune

qu'un lien s'établisse entre les deux, c'est défendable, et je vous l'accorde qu'il serait intéressant de l'expliciter

mais la manière dont vous posez la question laisse bien sousentendre que vous avez la réponse...
alors, n'était-il plus intéressant de la donner d'emblée,
si c'est vrai que vous déplorez la posture didactique dans la commun-ication ?...

Ecrit par : rosée | 11.09.2006

On pourrait remplacer contrat par accord, mais ce n'est pas à ça que je veux en venir , mais à cela : Ma parole rosée, vous avez mangé du lion !

Ecrit par : koan | 11.09.2006

rires...

pratiquerais-je, moi aussi, le koan ?...

Ecrit par : rosée | 11.09.2006

koan, pour ce qui est du texte de Tarnaud, je ne l'ai pas lu en tant que femme...

( ne me dites pas qu'une femme ne peut rester que femme, en tant que lectrice, parce qu'alors vous me faites manger...de la lionne ! )
;-)

Ecrit par : rosée | 11.09.2006

Au delà des fines plaisanteries qui ont fait ma réputation méritée de potache dévergondé des blogs j'ai le sentiment suivant :
Comme moi, vous êtes une visuelle, si un texte ou une parole n'evoque pas des images dans votre esprit, vous êtes immédiatement mal à l'aise, comme au contact d'une étendue grise et informe. Si c'est le cas, je suis comme vous. Or les philo-logues, sophes, tout ce que vous voudrez qui officient içi ne sont pas ainsi, ce ne sont pas des visuels. Et croyez-m'en les relations entre les visuels qui ont une propension à la synesthésie et les rationalisateurs ne sont pas prêtes de s'arranger pour la bonne et simple raison qu'il est très difficile aux uns comme aux autres d'imaginer des cerveaux fonctionnant différement. Je n'y peux rien, vous n'y pouvez rien, ils n'y peuvent rien. C'est seulement un mode de fonctionnement différent. On arrive à des résultats semblables avec des formulations différentes. Mais à quoi bon s'esbigner à le dire, aucun n'ayant accès à l'élément de comparaison ...

Ecrit par : koan | 11.09.2006

Je ne pouvais pas le savoir. Pour tout dire j'ai eu des amies qui avaient connu de la "maltraitance" et que ce qui me semblait sensuel et sexy rendait très aigres, et pour cause...Comment savoir ?

Ecrit par : koan | 11.09.2006

L'ecriture est-il un acte en aparté, même inconsciemment, on écrit toujours à quelqu'un, l'interlocuteur, même virtuel, est peut-être même la cause de l'écriture en plus du destinataire...

Ecrit par : koan | 11.09.2006

comme vous, koan, je pense qu'il y a des gens qui créent de l'art, qui est par excellence sensoriel, et des gens qui créent des concepts et des rapports entre les concepts,
sensorialité et intellect n'ont pas le même domaine et règles de fonctionnement,
à mon sens très peu de gens sont doués pour les deux,
il arrive que des intellectuels se mettent à créer ( j'ai lu des romans écrits par des critiques littéraires ), le résultat est piètre, cela donne, comme vous disiez, une construction, un assemblage et non pas une création, qui est quelque chose de vivant,
ceci dit, la place du critique est justifiée, il faut bien juger de ce qui est art et ce qui ne l'est pas, et pour cela il faut une vaste culture générale (connaissance du patrimoine culturel de l'humanité) et spécifique mais aussi une intuition, qui ne vient pas forcément par cette culture, et il peut arriver que des critiques ne l'aient pas,
je trouve que la plupart des créateurs occidentaux actuels
(musique, roman, poésie) ont perdu le contact sensoriel avec la vie, ils ne l'aperçoivent qu'à travers l'intellect, ils conçoivent
au lieu de créer, la vie qu'ils rendent n'est pas une vie vécue dans son immédiateté mais une médiatisée par le concept et fruit d'une technique,
j'y vois la dernière conséquence du rationalisme, qui après s'être emparé de la nature, continue sa course et s'empare de l'homme,
si en sciences de la nature ce rationalisme est nécessaire, pour ce qui est de l'être humain il est inopérant car stérilisant,
peut-être à l'avenir un tournant s'opérera, la vie ressurgira, mais sous quelle forme, cela reste un mystère...

Ecrit par : rosée | 11.09.2006

Nous sommes en France... Le reproche siamois du vôtre que je ferais içi à Varna, c'est que la méticulosité, soit qu'elle soit de son fait ou de celui de commentateurs, le souci de la nuance infénitésimale dans le propos finit pas ensabler le cours de la réflexion et à faire se succéder des encombrements qui à la longue me font trébucher et m'égarer dans des détails pénultièmes. Je pense par "lots", l'enchaînement des pensées utilisant le raccourci du symbole qui fédère un ensemble de concepts est plus "bondissant, c'est pourquoi l'exercice de la CLARTE m'est difficile. Je dois retraduire dans une dialectique différente ce que je cheche à dire, et cela avec un vocabulaire unusuel. pas simple, et pour peu qu'un esprit tâtillon s'en mêle, ça devient franchement une grosse envie de sieste...

Ecrit par : koan | 11.09.2006

Oups.. votre dernier commentaire, Koan, me dissuade de vous livrer la longue réponse que je m'apprêtais à vous livrer. Au fond, c'est pas plus mal, car elle nous menait trop loin.
D'ailleurs, l'envie de sieste à 2Oh36 passées est plus que légitime sans même que j'en rajoute. ;-)
Mais je garde le texte dans un tiroir.

Rosée > L’acte de dire (de vive voix) est un geste extérieur, exécuté dans l’espace physique, / puisque mon chien le comprend /. Mais je ne lui ai pas appris jusqu’ici à écrire, ni même donné quelque idée de ce qu’est la lecture. Tout le reste de mon texte, c’est donc, je l’avoue, le point de vue d’un chien qui en ferait la découverte : « Un homme penché sur une surface blanche, qui gratte celle-ci avec un objet rectiligne, et entend dire quelque chose à quelqu’un par ce biais là, voilà qui est bien curieux et sûrement innovateur ».

Suite à votre réaction je lui ai parlé de ce petit miracle, et vous savez quoi ? Il m’a demandé où cela se passait, où les gens qui s’écrivent et se lisent se donnent-ils rendez-vous puisque ça n’est pas par le son et l’ouïe, "comme d’habitude".

Un des excès en matière de journalisme est l’interview ;-)
Mais un autre est de faire comparaître son interlocuteur.
Si vous croyez que c’est simple de dire « d’emblée », lisez ma réponse ci-dessus à Koan.
[Euh... celle-ci est différée, veuillez m'en excuser]

Ecrit par : Varna | 11.09.2006

Donnez donnez ! je resterai quoi qu'il en coûte sur le mot projection ! Car la possibilité de réfléchir implique une source et un "écran". Vous n'avez peut-être pas fait très attention dans le billet précédent, j'ai fais allusion à la lame de la papesse. C'est en disant cela que j'ai tout dit. Ecoute/audition, livre et projection...L'arcane est un symbole authentique et les lectures qu'il permet excède de fort loin celle de la lecture de lettres..
(Votre chien pourrait même reconnaître un organigramme) . Vous me faîtes penser à un copain qui est prof de philo et joueur émérite de go...

Ecrit par : koan | 11.09.2006

Pfffffffffffffff
Je me souviens plus de ce que je voulais d-écrire , c'est l'Annapurna ici, faut des crampons pour suivre.
Non rien ...ah si...je ne suis pas clown ... du clown j'ai pris le nom, l'enfance préservée et le mystère (vite tombé le mystère, on m'a démasquée en moins de deux, tics d'écriture blablabla...)pour échapper à un autre avatar de moi même qui me mettait en danger à un moment précis.
Donc qui "parle" "dit" "écrit"?
Des pseudonymes, qui font sens ou pas pour les lecteurs, pour l'auteur toujours, des hommages des appâts, des cris
Ca me travaille ces histoires de pseudos.
Hors sujet le Cloune vous allez me dire?

Ecrit par : clownbarbare | 11.09.2006

Alors c'est bien moi le clown triste devant vous tous, acteurs,(hypocrites en grec), face à tant de personnages...

Ecrit par : Varna | 11.09.2006

Intéressante discussion. Un signe pour vous laisser savoir que je vous lis; il ne peut plus y avoir, maintenant, "erreur sur la personne".

Ecrit par : Kate | 11.09.2006

Kate > Il y a erreur possible sur la personne aussi longtemps que son nom ne renvoie pas à un quelconque mail ou adresse (blog, site). Du reste, l'erreur sur la personne est quand même constante par l'application de chacun à jouer son personnage (chui pas d'humeur ce soir, excusez-moi). Dans ces conditions, la communication n'a lieu qu'entre "idées", même de la part de personnes criant haro sur la raison ! Alors entre "personne" et "erreur" je ne vois ce soir que synonymes...

Ecrit par : Varna | 11.09.2006

Je ne pense ni n'ecrirais ce soir. J'ai envie de me battre. Il vaut mieux que je me taise quand je suis comme ça. Je repasserai.

Ecrit par : koan | 11.09.2006

pas d'humeur ce soir ?
je vous comprends...
vous espériez plus de subtilité de nous ( je parle de moi, bien sûr )
je vais tenter un effort désespéré et vous répondre : les gens qui s'écrivent et se lisent se donnent rendez-vous... dans leur tête !
vrai ?
( dieu, n'ai-je fait qu'aggraver votre humeur ?
que pourrais-je pour vous faire rire ?? )

Ecrit par : rosée | 11.09.2006

Vous n'êtes pas en cause ! Personne içi n'est en cause.

Ecrit par : koan | 11.09.2006

tenez, j'ai trouvé !

"Monsieur le proviseur, Christian ne sera pas à l'école la semaine prochaine parce qu'il a une crise de lapin-dicite."

Ecrit par : rosée | 11.09.2006

Où est metalogos, il a chopé les abeilles ? SI c'est le cas, SI il est lélitiste au point de se barrer dès que ça fait pas comme il veut, il risque de finir seul...Mais je pense plutôt qu'il a à faire ailleurs, son ton, son style ne le décrivent pas. Il est chaleureux
j'en suis sûr.

Ecrit par : koan | 11.09.2006

Ou sont les hypocrites Varna?
C'est votre vision fantasmée l'hypocrite
Il n'y a hypocrisie que losrqu'il y calcul et stratégie non?
Je vous parlais de survie
J'ai cinq pièces chez moi, dans la vie
Chaque pièce a sa propre tonalité
Mais toutes composent mon "chez moi"
Ici, trois pseudos pour un "hors moi"
Et derrière eux, un "moi"
Ceux qui m'aiment s'en amusent, d'autres s'en agacent
Je uis différente quand je suis chanteuse en public, de la femme executive que je dois être parfois pour bouffer, et de la femme intime qui vit sa vie d'humain née femme.
Quelle est la différence entre trois avatars et les multiples personnages que nous imposent le grand jeu du social?
Je n'ai cela dit aucun état d'âme sur ce sujet , juste ça me laisse perplexe ,mais vous, vous êtes Varna dans l'annuaire?
Et Metalogos , c'est Monsieur Metalogos au bureau?

Ecrit par : clownbarbare | 12.09.2006

Moi, mon autre pseudo c'est roi des kaon. Et gare à celui/celle/ceux qui me le reprocheront, foi d'un kaon !

Ecrit par : koan | 12.09.2006

Vous avez remarqué Varna, on rame pas mal avec ce billet. On ne trouve pas cette hypostase en-dehors de nous-même, comme un espace qui se serait crée. Je resterais donc sur ma position de l'idée de projection et sur cette lame de la papesse, parce que rien içi ne m'a donné quoi que ce soit de plus satisfaisant à moudre.

Ecrit par : koan | 12.09.2006

J'arrive comme d'habitude très tard, juste pour répondre à Rosée : non la place du critique n'est pas justifiée, il ne sait pas juger de ce qui est art et de ce qui ne l'est pas, et toute la culture du monde ni changera rien, art et culture n'ont rien à voir. Quant au Occidentaux si vous vous fiez aux critiques bien sûr vous ne trouverez que des non sensoriels.

Ecrit par : Fleur | 12.09.2006

Et paf. Une targette dans les gencives. j'adore quand Fleur est comme ça ! Pauvres critiques, les voilà en rang à l'ANPE.
Le ver rongeur n'a pas sa place parmi les imagiers des mystères.

Ecrit par : koan | 12.09.2006

où est Mr Blue ?? Je vais pourrir tous les blogs de ce message jusqu'à ce que je sache !

Ecrit par : Fleur | 12.09.2006

Je vous présente mes excuses, le lien de Mr Blue fonctionne à nouveau...

Ecrit par : Fleur | 12.09.2006

Koan > Oui, je vois, mais je ne trouve pas que ce soit grave. Au contraire, ça m'économise !
Enfin, façon de parler car je prépare déjà le prochain billet à moudre, /il/ reste dans le s'entredire ;-) Chacun en tirera l'arome qui convient le mieux à son flair. Ca sera encore polémique, n'en doutez pas. Mais je me tiendrai un peu à l'écart, sans doute, ne m'en veuillez pas.

Clownbarbare > Vous avez raison, certaines aspirations relèvent en effet du fantasme.

Rosée > Faites donc un geste approprié (qui vous fut déjà suggéré) : une adresse mail figurant dans chaque message, s'il vous plaît !! Et si Kate et tous les visiteurs pouvaient faire de même...!

Ecrit par : Varna | 12.09.2006

Fleur >
Je vous trouve bien "expéditive" ! N'y a-t-il donc pas eu déjà quantité d'hommes à la fois ou tour à tour artistes ET critiques !?

N'est-ce pas en outre une faute logique que de faire la critique du critique d'art ? Car n'est-ce pas une façon indirecte de porter un jugement (critique ? non critique ?) sur l'art lui-même ?

Dire de l'art qu'il est hors culture... est un point de vue partisan. L'art a-t-il donc un territoire à défendre ?

Ecrit par : Varna | 12.09.2006

Faute logique, peut-être : je me moque de la logique, et oui je suis expéditive, je mets rarement de l'eau dans mon vin et j'en suis navrée pour les autres !
Les artistes ont un jugement sûr en ce qui concerne l'art, c'est évident, ils peuvent donc être considérés comme "critiques, mais en général ils ne se fendent pas de critiques dans les journeaux, à la télé, à la radio. En revanche les critiques ne sont jamais des artistes, citez m'en un seul, pour voir...
Sans doute l'art a un territoire à défendre puisqu'on y vide quantités de déchets... Mais à ce propos, je répondais à ceci :

"il faut bien juger de ce qui est art et ce qui ne l'est pas, et pour cela il faut une vaste culture générale (connaissance du patrimoine culturel de l'humanité"

Ecrit par : Fleur | 12.09.2006

Ouh la. Si je memêle de cette histoire, je vais me retrouver comme un type qui attrape par la queue un chien qui passe...
"L'art" n'a pas de territoire à defendre, mais l'emmerveillement si ! Y a qu'à voir dans quel état les com/pétants ont mis le jardin, saloperies de parasites de résidus de fond de capote à la con.
(Je dis ça pour prendre un air fâché, mais je suis top cool...)
A ma droire Fleur sur le ring, à ma gauche, varna...

Ecrit par : koan | 12.09.2006

De quel sexe était le chien ? Et est-ce qu'elle a montré les dents ?
;-)

Ecrit par : Varna | 12.09.2006

Attention Varna.

Ecrit par : koan | 12.09.2006

L'expression "attraper par la queue un chien qui passe" est utilisée dans la Bible pour décrire la situation de quelqu'un qui se mêle des disputes des autres. C'est une analogie, pas une description. Or, la pensée analogique convoque d'autre talents que la pensée discursive linéaire.

Ecrit par : koan | 12.09.2006

En parlant de chien, il est bien votre chien de garde Varna.
On ne risque pas de piétiner vos plates bandes ou de vous piquer vos nains de jardin.
Kouché Koan
Bon chien
Lâaaaaaaa.....

Ecrit par : clownbarbare | 12.09.2006

Vious ne me reverrez jamais dans votre cloaque de prétentieux
repus de barbarismes.

Ecrit par : koan | 12.09.2006

Cette ré-interrogation du jugement qu'est le café-philo dans [l'entreprise,]non pour en finir avec le jugement lui-même, mais pour y mettre un peu de souplesse, refait une place à l'altérité : la vérité n'est pas pensée comme un point vers lequel tous convergent, mais plutôt comme une possibilité pour des regards de s'échanger. On peut retrouver ce que le philosophe Ortega y Gasset appelle un " convivre ", un " vivre-avec " qui est aussi un " convenir-avec ", un vivre-ensemble, un art de la convivialité au sens fort du terme, une éthique de la discussion. Le dialogue est ainsi libéré de ses obstacles. Le " penser par soi-même " devient en dernier ressort un " penser ensemble ".B. Benattar

Grognon Koan ?qui est prétentieux vous disiez?au moins même si vous le planquez vous avez le sens de l'humour.

Ecrit par : clownbarbare | 12.09.2006

(N'empêche qu'hypostase ben je retiens...)
(ça vous fait pas rire Koan?)
M'en fous j'aime pas la koan.
Mais j'aime quand même les gens bon.

Ecrit par : clownbarbare | 12.09.2006

Ben question humour, vous êtes un drole de clown vous-même. Je ne vois pas ce que j'ai fais, c'est ça qui ne va pas. Alors soit vous êtes un triste pitre qui occupe son immense temps libre en levant la patte par-çi par là sur les blogs, soit vous n'avez pas bien lu. Dans le premier cas, je n'ai rien à vous dire et dans le second, une relecture dépassionnée des com précédents devrait suffire à vous rassurer sur mes intentions.

Ecrit par : koan | 12.09.2006

Faites vous votre propre jugement Koan.
Drôle de clown , triste pitre...relire de manière dépassionnée...vous êtes un homme de koantradictions
Mais bon.
Juste une question: aller au contact, de ci de là,c'est l'apanage des oisifs?Ici je n'occupe ni ne perds ni ne passe mon temps.C'est intégré à mon planning.

Ecrit par : clownbarbare | 12.09.2006

D'abord, oui, j'étais furax. car je n'ai rien dit de mal sinon adréssé aux "com/pétants". Il y a eu un malentendu. je m'excuse sincèrement si mon comportement vous a bléssée. De mon coté, c'est le handicap de mon fils entre autre, qui me bloque à la maison. Je suis aussi passé chez vous m'excuser. Notez toutefois que j'ai dis "soit" vous êtes un triste pitre...Pas Vous "êtes" un triste pitre...Je suis passé chez vous. Vous n'êtes pas un triste pitre, je le confirme. Voilà qui est dit.

Ecrit par : koan | 12.09.2006

@Varna. je suis bien obligé de constater que de me taper la tête contre des murs de vocables ne me convient pas vraiment et que ça finit un peu par m'embrumer le cigare...Je vais donc me faire plus rare afin de m'occuper de ce qui m'interesse vraiment, étant donné que les spéculations abstraites ne me produisent pas cette sensation de chaleur cordiale que je recherche au travers de mes divagations personnelles. "Laisse ta petite raison et reçois le Logos" a dit un Orthodoxe célèbre, et je pense que je vais suivre son conseil. On a qu'une vie et vu le temps qu'il me faut passer içi sur un seul mot, il me vaudra mieux prendre le raccourci de la pensée analogique, sinon, je n'arriverai jamais à la maison à l'heure .

Ecrit par : koan | 12.09.2006

Degré zéro de l'éthique de la communication . Reprenons !

Ecrit par : X | 12.09.2006

Mais pas du tout X
Pas du tout.

Ecrit par : clownbarbare | 12.09.2006

Profitez-en, penaud que je suis, je suis près à quasiment tout entendre...

Ecrit par : koan | 12.09.2006

pas facile de faire équipe, non ?...

ne nous décourageons point,

ne serait-il pas intéressant d'élaborer, ensemble, une sorte de code déontologique ?

Ecrit par : rosée | 12.09.2006

notre hôte nous a, d'ailleurs, dit que le site nous appartient,

qu'il sera ce que nous en ferions, si je me souviens bien

Ecrit par : rosée | 12.09.2006

Rosée, il me semble que jusque là le code déontologique implicite a rempli son rôle... A défaut d'être des gens de bonne humeur, nous somme tout de même entre gens intelligents et civilisés. Les situations de bras de fer intellectuel ne sont pas intéréssantes et la méchanceté n'a pas le dernier mot. C'est la vie avec ses escarmouches. En rester sur des mots, c'est un echec, les depasser, c'est une victoire, mais sans l'un et l'autre, pas de relation du tout . La relation est préférable, me semble t'il avec ses coups de griffes, au silence poli qui ne propose rien.
Cet avis n'est que le mien ! Je ne l'impose à personne ! Mon dieu, je marche sur des oeufs...

Ecrit par : koan | 12.09.2006

"Erreur sur la personne" référait à votre commentaire chez moi, il y a quelques temps (post du 20 juillet). À moins que vous ne soyiez pas le Max Varna qui a écrit ces mots.
Ce que je note dans votre commentaire en réponse au mien, c'est "chacun joue son personnage". Oui, l'on peut sans doute dire de chacun que chacun est son personnage et nul autre (dans la mesure de son honnêteté) et qu'il en joue, le fait valoir selon les circonstances. Les manifestations apparentes de chacun son trompeuses. Dans ce cas, vous avez raison de dire que "personne" et "erreur" soient synonymes.
Ceci dit et quant à votre humeur précédente (qui n'a pas remarqué le clin d'oeil et le sourire que je vous adressais), si je vous suis importune, je m'éclipse.

Ecrit par : Kate | 12.09.2006

Je suis (j'étais) sur les nerfs, Varna est sur les nerfs, Clownbarbare est (ou était) sur les nerf, kate est sur les nerfs...
Vite, une parle onctueuse : "Mes bien chers frêres, mes biens chères soeurs, en ce jour béni..." Quoi ta gueule ?

Ecrit par : koan | 12.09.2006

je vous fais part de mes tites réflexions suite à ces lectures
Les écrits qui datent ont un impact qui diffèrent avec le temps à travers le style d'écriture, qui vise directement les contemporains, l'impact, la projection ds chaque mot..
puis du message, ensuite on fait des commentaires, on analyse, on en tire des clichés...ce que l'auteur a écrit lui échappe..car même si le fond est universel, nous y ajoutons nos propres références, lui n'a pu évoluer, il est repris sans cesse, commenter, réinterpréter... Un livre est donc un maillon de la chaine.. l'écrivain qui n'est plus, ne communique plus, c'est bien l'oeuvre fixée, qui sert de support dont il s'agit.. est cela Varna que vous appelez "communication" ? Ne peut-on pas différencier les oeuvres dont l'auteur a trépassé de celles de celles qui évoluent encore avec lui?
(..encore une fois suis ptêtre hors sujet, dans ce cas désolée)

Ecrit par : anne | 12.09.2006

Kate > vous êtes ici la bienvenue ! Mon commentaire chez vous avait eu un tel impact que je ne pensais pas vous retrouver ici ;-) Me pardonnez-vous ma mauvaise humeur ?

Koan > la correspondance par mail permet de préciser ce qui n'a pas à encombrer, à mon avis, le blog. je vous invite à m'écrire, je vous redonnerai.... courage, comme vous-même le feriez à ma place.

Anne > je ne suis pas le dépositaire d'une définition quelconque. Je propose à votre réflexion des questions et une approche (miennes). Ce que vous dîtes me paraît juste, mais si vous vouliez bien préciser...

Rosée > les moments de crise sont souvent des opportunités de mieux, excepté bien sûr les "mieux de la fin" ;-)

Clownba" > serez-vous là pour la prochaine note ? Si vous chantez en public, vous serez face à une cantatrice ! ;-)

Bon, ça me plaît pas ce genre de listing, mais bon.. faut s'y faire. Et puis Rosée l'a dit : c'est pas mon comment's space à moi que je gère. Alors on peut dire tous les gros mots que l'on veut. Même que j'ai entendu celui de déontologie ! ;-)

Varna > t'es le chef d'orchestre de quoi, là, dit !?

Ecrit par : Varna | 12.09.2006

celui qui écrit pose sa parole et 'le lecteur vient la recueillir'. c'est bien comme ça que je vois, Varna. quand je lis, des livres, des mots posés sur les murs où sur le net comme ici, j'ai envie de les (re)cueillir pour les ajouter au bouquet de ma vie. je les poses comme fleurs fragiles à côté de celles que j'ai déjà et je me sens plus 'riche-pleine'. l'oralité est mouvement, fondu vers l'autre, en permanent renouvelé, les mots écrits construisent stables, un autre soi-même. alors, je laisse les mots cueillis faire leur travail dans mon esprit...mais ce que j'en dis... suis si nouille! alors merci de me donner un autre jardin à moissoner (une autre note bientôt?)

Ecrit par : kintana | 13.09.2006

Comme vous êtes aimable, Kintana ! A vous lire je me demande à nouveau si l'écrit - c'est-à-dire dans sa forme achevé : le livre - n'est pas en effet la meilleure façon de communiquer sans s'affronter. Mais pourtant, je ne peux m'empêcher de me le rappeller : dans le temps de sa réalisation, il (le livre) est un acte fermé sur soi, et s'il (s')évite ainsi l'affrontement (inefficacité, perte de temps, polémique inutile), il échappe aussi hélas, selon moi, à l'essentiel d'une discussion : la confrontation.
Alors peut-être faudrait-il, en tant qu'ayant quelque chose à dire, pouvoir dire phrase après phrase, en laissant à chacun le temps "de faire leur travail", et / mais évoluer AVEC lui, puisqu'entre temps il nous inspire ?
Il est vrai qu'un livre peut naître de confrontations passées, voire, comme c'est sûrement le cas déjà pour bon nombre, imaginaires...

Pensez-vous avoir moissonné et moulu tout le grain d'ici lundi ? Il m'importe à moi de ne pas surcharger l'impatience de mes lecteurs déjà fort éprouvée jusqu'ici...

Merci de votre commentaire.

Ecrit par : Varna | 13.09.2006

Ah moi quand j'aime je squatte et même que des fois je mets les patins, pas toujours j'en conviens...
Et comme votre esprit de tolérance défie bon nombre de blogs avoisinants, limite je m'incruste...
Une cantatrice?
Qu'elle me murmure les Kinder Toten Lieder
Rien que ça.

Ecrit par : clownbarbare | 13.09.2006

ClownBa" > est-ce bien là Clownbarbare ainsi affublée de points, de lignes... et de patins ?
Oh vous savez, la cantatrice dont il sera question n'aura que son personnage à jouer, vous me suivez... [non sérieux, comme d'hab']
Va encore y avoir (malgré tout) des têtes à gratter (chacun la sienne j'entends).
C'est quoi le chant murmuré ?

Ecrit par : Varna | 13.09.2006

Voici le recopiage du dernier billet chez moi.
Les mots n'expliquent rien, ils ne sont que de l'ombre. A quoi bon essayer de colorier des ombres ?
Si la vie trouve un accès aux profondeurs de notre âme; alors les choses changeront. Les lexiques savants ne sont que des numéros de cirque. La "science" enfle, mais ne nourrit pas. Un feu d'artifice n'éclaire ni ne réchauffe. Les mots ne sont que des bulles vides tombant sans bruit dans le néant.
" IL Y A DES GENS QUI CROIENT POUVOIR SE RENDRE HEUREUX PAR LEUR FACON DE PENSER. CEUX QUI NOURRISSENT CETTE ILLUSION S'APPELLENT DES INTELLECTUELS"... Pascal Quignard

Ecrit par : koan | 13.09.2006

De l'ex-dernier billet...Alors cette hypo-stase, va t'elle devenir une ex-stase ?

Ecrit par : koan | 13.09.2006

bon, si on peut dire tous les gros mots que l'on veut...alors, je peux poser des mots bulles, hein Varna?
celui qui sait peut se passer de ce qu'il sait. celui qui ne sait pas, ne peut pas se passer de ce qu'il cherche... alors il se gratte la tête, et parfois juqu'au sang. là j'en suis à hypostase. ben voui! y a encore du chemin! bon, il y a celui qui écrit, celui qui lit et le troisième qui se resubdivise en trois?l'altérité et l'unité, et la culture (identité, histoire et lien au monde sacré) ?
l'écrit a une part de magie pour moi. des 'dessins' qui ne représentent rien et qui s'étalent en autant de sens et ressentis que de lecteurs et de moments. et qui nous catapultent dans un monde hors réalité de nos sens pour nous ramener à nos propres sensations.
ouf! vous avez raison, vaut mieux attendre lundi, pour mon cuir chevelu, s'entend! mais, Monsieur Hypostase vous êtes un joli mot, enchantée de faire votre connaissance. merci Varna de me l'avoir présenté.

Ecrit par : kintana | 13.09.2006

Kintana > celui qui « sait », même, ne peut se passer de chercher comment le dire ! (Verrez bientôt le billet « Les trois tourments »). Je me creuse moi aussi beaucoup la tête, et j’ai conscience de la difficulté que mes notes entraînent. Je le regrette, mais je regrette plus encore que vous puissiez en venir à vous creuser la tête /à ce point/ !! Laissez tomber l’hypostase ! Voulez-vous qu’on dise après que c’est ici le siège de l’Association des Têtes Creusées jusqu’au Sang ?

" Kintana, première victime…
- Suivant !
- Euh… ben non, préfère ne pas comprendre !
- Ah, voilà quelqu’un de sage ! "

Songez plutôt, puisque le lien entre mes notes sur le s’entredire est assuré, que des recoupements ultérieurs vous allègeront d’un travail aujourd’hui trop fastidieux ! Si vous saviez pourtant comme c’est simple d’être un primitif…
½ ;-) [l’autre moitié livrable à chaque livraison]

Que signifie Kintana si c’est là votre pseudo ?

Ecrit par : Varna | 13.09.2006

kintana, c'est étoile en malgache... encore une question de quête et en souvenir de Jacques Brel, pas que je me vois en étoile, (sourire!). ne vous inquiètez pas, cela me plait de me creuser un peu la tête, et ce n'est pas fastidieux!vos mots sont des points d'ancrage, ne le regrettez pas! mais ce n'est pas 'faisable' toute la journée...y a la vie aussi. et ça, c'est trop beau pour ne pas l'accepter sans questions...juste savourer, avec un sourire dans les yeux. bonne vie à vous, Varna.

Ecrit par : kintana | 14.09.2006

bonjour Varna, Koan m'a suggéré de vous transmettre ce lien (si j'ai bien compris) sur le slam : http://versificateur.com/
Je ne sais pas exactement pourquoi...Peut-être parce que le slam est écrit et dit...Un slam s'écrit dans l'intention d'être déclamé, le corps et la voix habitent le texte
Savez-vous que dans le parc Lianhua près de chez moi, des hommes peignent des caractères sur le sol avec comme seule encre de l'eau ? ils s'effacent donc, tout seul avec l'air :)
(c'est très joli)

Ecrit par : anne | 14.09.2006

je ne sais pas exactement pourquoi je raconte ça, je me dis simplement que ça peut alimenter la réfexion sur le sens d'écrire, dire, transmettre, lire...etc

Ecrit par : anne | 14.09.2006

Bonjour Anne,
J’étais content de pouvoir à nouveau accéder à votre blog, hier soir, Anne. J’ai donc lu la suggestion et suis allé aussitôt voir la définition du mot slam.
Il semblerait, si « le corps et la voix habitent le texte », que le slameur (- ?) jette donc toutes ses forces dans… le « message ». Car ça n’est sans doute pas une bataille livrée contre un adversaire bien défini. Mais est-ce pour autant un « message » ? S’adresse-t-il à quelque dieu oublié ? Croit-il au pouvoir magique des seuls mots ? Ou tout simplement et plus prosaïquement y met-il « tout son cœur » ? J’irai voir, merci pour le lien !

Mais si slamer est « y mettre tout son cœur », voilà qui vient en friction immédiate avec l’attitude de l’artiste décrite dans ma prochaine note ! Car il y aurait alors bien deux sortes de spectacles, radicalement différents…Tout comme il y a la parole ET l’écrit ?

Pouvez-vous en savoir plus sur l’état d’âme ou d’esprit de ceux qui peignent ces idéogrammes chinois éphémères ? Il est clair qu’il y a un lien entre tout ça, votre fameuse intuition ne vous a pas trompée…
N’est-il pas perceptible, par-delà toute volonté ancestrale d’incantation, que le but recherché par la parole « physique » et les gestes assimilés, est le seul et prosaïque vœu /d’être PLUS présent / ?

Ecrit par : Varna | 14.09.2006

Je ne peux pas repondre a toutes vos questions Varna, desolee.
Je me suis interessee au slam sur Paris que les pendant les 3 mois qui ont precede mon depart, ne suis pas la mieux placee pour en parler. J ai vu plusieurs type de slams sur scene (slameurs, je crois q c correct).
les mots seuls ont un pouvoir assurement mais on peut aussi employer la magie des mots et celui du geste en les mixant, ils peuvent se croiser, danser ensemble
Perso jaime bien l idee d exploiter des mots a travers le corps, c est le jeu de l acteur, les mots peuvent prendre des sens diverses avec les gestes, le ton de la voix, le regard etc.. cest un peu comme des smiley ou virgule, points et majuscules. Le texte est toujours assimile par quelqu un avec nos references communes puis personnelles.
non je ne crois pas moi que ce soit pour etre plus present... le corps parle autant que les mots je crois
et le mime ?
pour l etat d ame/esprit des chinois qui ecrivent a l eau, je vais faire ma petite enquete..
(il manque la ponctuation car je suis dans un cafe net sur clavier chinois)

Ecrit par : anne | 14.09.2006

...j'ai peur d'avoir quelque peu embrouillé avec toutes mes remarques à la noix :-(

Ecrit par : anne | 14.09.2006

Anne > Tous ces gestes qui nous occupent font apparaître une opposition générale entre le sens et la présence, selon que c'est pour le premier ou pour le second que l'on s'agite.

Je sais, vous ne pensez pas que ces gestes soient dits et ces mots faits (sic) par une personne dans le but d'être / plus présente /. Que tout FASSE sens, c'est entendu (on est pour ainsi dire né dedans - question d'époque), mais si tout est (était) fait seulement pour faire sens, alors où sont les différences ?

Anne, "Si l'emmêlé inspire le démêlé, c'est à lui qu'il le doit".
Si ce que vous "embrouillez" (que vous dîtes !!) permet à un autre de débrouiller, alors vous avez autant contribué (voire plus, en tant qu'initiatrice) que lui à la clarté qu'il émet.
(Euh... si c'est clair ? ;-)).

Ecrit par : Varna | 14.09.2006

le sens et la présence, n'est ce pas comme le fond et la forme, et donc comme la pomme et sa peau..? la présence est alors lié au sens, il ne font plus qu'un..et il me semble que l'ion trouve cela dans toutes formes d'expression. Les mots ont aussi leur apparence, leur allure, dans leurs tournure, un ton, et ils sont bons si seulement ils sont fidèles au message, et alors les lecteurs peuvent comprendre... donc oui, c'est entendu, tout fait sens
la différence ? je ne suis pas sûre, je dirais simplement un autre regard, une autre manière d'aborder le sujet, c'est comme la médecine occidentale et orientale, elles devraient je pense se considérer l'une l'autre pour s'enrichir, plutôt que de se faire la guerre :-)

Ecrit par : anne | 14.09.2006

allez y démêlez moi tout ça !! héhéhé

Ecrit par : anne | 14.09.2006

varna, en opposant présence/sens vous voulez peut-être dire que le slameur ne fait qu'affirmer au monde sa présence dans le monde, ce qui est facile, pour ainsi dire, mais il ne va pas jusqu'à chercher à donner un sens à cette présence, livrer bataille, comme vous dites ?

Ecrit par : rosée | 14.09.2006

Rosée > Non.
Il me faut du temps pour « développer ». Patienterez-vous ?

Anne > Démêler là où on s’est s’emmêlé les pinceaux, les cheveux, les idées, ou aux affaires des autres ?
Essayez un produit tout-en-un, genre après shampooing démêlant ! ;)

Existe-t-il une traduction française du mot slameur (slamer ?) ? Je propose, au vu de la définition : clameur. On dira qu’une faute d’orthographe s’est malencontreusement glissée dans le texte. [« Déclameur » sonnerait mal, ça la fout mal !]

Ecrit par : Varna | 14.09.2006

oui, clamer ça colle assez bien !
des clameurs qui font des clames ? ;-)
(je ne suis pas fane de "slam" faut que vous me trouviez un terme!)

Ecrit par : anne | 14.09.2006

Je ne sais pas si les enchaînements d'associations d'idées confectionnent une parole ou même simplement une pensée...
Le cerveau a lui aussi ses automatismes. Je ne supporte pas les
inventaires à la Prévert que je trouve imposteurs. Et je continue sans aucun espoir de réponse à dire que l'espace comun entre l'ecriveur et le lecteur sont un temps mis en commun, la culture qui fait compréhension possible, et la langue pour la même raison.

Ecrit par : koan | 15.09.2006

Je comprends les difficultés qu’impose mon approche. Peut-être parce qu’il s’agit d’une approche « sensitive » et « généalogique », et non d’une proposition « purement » objective. Par habitude et par soumission au Pouvoir noétique, on fait volontiers comparaître devant le tribunal de la démonstration (Métalogos demandait des preuves), celui qui ose une autre approche. [D’où, plus haut, la parodie de mon approche dans ma réponse à Rosée].

Selon mon hypothèse, c’est l’invention, le postulat d’une parenté native du langage humain et de la réalité, à un moment précis de l’histoire des hommes, qui a élargi le champ de la parole à celui de « la pensée », miroir de la réalité, découverte tout exprès : ce fut là un « arrangement » avec le divin, une opportunité inouïe de fonder plus sûrement la Parole et donc l’inter-dire humain. [N’oublions pas que la philosophie est née chez nous et qu’elle ambitionnait le pouvoir politique – voyez Platon l’initiateur].

Bien sûr jusque-là les hommes pensaient, mais ils ne connaissaient pas encore « la pensée », ils usaient de leur propre penser (verbe) et parlaient comme on manie un pouvoir ou des armes – et s’en débrouillaient fort bien. Ainsi sa généalogie divine suffisait à la parole du prince pour se faire respecter et obéir, et sophistique et rhétorique remplirent plus tard admirablement leur fonction agonistique (combattre l’adversaire) sans prendre leurs ordres dans l’espace de « la pensée ». Car ces hommes n’avaient pas encore eu l’idée géniale de faire du langage même un ANALOGUE, voire un EQUIVALENT de la réalité en son espace, ou mieux encore son MIROIR, comme il fut dit plus haut. Jusque-là le Logos n’était pas langage mais réalité séparée. Sans doute était-il temps de les superposer, de les faire coïncider... Le langage promu espace même de la réalité et de la vérité (dans le miroir du langage toutes deux se reflèteraient avec justesse), il ne suffisait plus alors qu’à faire parler à leur tour - les choses.

[Quand être et penser (ou : l’être et la pensée) sont la même chose (dixit Parménide), alors tout se met à parler, y compris les phénomènes et les objets inanimés].

Le passage de la parole à l’écriture entérina la possibilité offerte aux hommes d’établir ce que les choses mêmes « disent », « veulent dire » (intéressant double-sens en français) : le langage était désormais le domaine (sinon l’espace) même de « l’être » de toutes choses. La theoria, tout d’abord synonyme de contemplation (« subjective »), prit alors (c’est là mon hypothèse) le sens qu’on lui connaît encore actuellement : celui de support écrit du dire ce-qui-Est. Un large éventail d’institutions intellectuelles s’ouvrit désormais devant elle, c’est-à-dire en faveur d’un pouvoir accru de dire ce-qui-Est. Avec l’écrit commença l’institution intellectuelle comme nouvelle forme de dire ce-qui-Est.

Des millions de lecteurs à travers l’histoire (elle-même tour à tour fruit de l’écrit puis objet de l’écrit) répètent et célèbrent aujourd’hui encore, sans le savoir, l’acte fondateur, théo-analogique en effet, d’une union sacrée de la parole et de la réalité. [L’expression « parenté native » est de Pierre Aubenque].

L’écrit est le support par excellence d’une culture de la pensée, sinon la pratique même de son culte : philosophies