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25.09.2006

Spectacle, approche et rencontre (trois lieux en un : le net)

« A mon tour je montai pour la première fois sur l’estrade comme le fait chaque matin une personne du public au Théâtre du Blog. Chacun ici expose ainsi sa « page » ou « note », c’est la coutume et la règle. Ce qui est lu n’est pas nécessairement un poème, mais chacun commence toujours par « Il était une voix… ».  Là, je lus donc mon texte, debout, tenant ma feuille à deux mains, l’esprit bouillonnant.

Quand j’eus fini de lire ma composition, comme convenu je retournai à ma place sans plus attendre. Mais quelle ne fut pas ma surprise de voir des personnes autour de moi commencer alors à m’interroger, moi, là au milieu d’eux, comme si ma parole, depuis l’estrade, m’avait suivi jusque-là, ou d’autres au contraire m’interpeller là-bas sur l’estrade comme si je m’y trouvais encore ! Ils sont pris par l’habitude, me dis-je, ils ne voient pas de qui j’ai parlé et qu’est-ce que je leur propose ; ils croient que je parle d’un « sujet de conversation », ils soupçonnent que je sais quelque chose qui a trait à ma profession ; ils croient que quand quelqu’un leur parle, c’est pour leur enseigner (ce) qu’ils ne savent pas ; quelques-uns se fâchent ainsi en raison du « ton ». Selon eux on expose toujours un moi, son moi ; au mieux chacun serait ici, dans cette grande salle,    et il faut croire qu’ils s’en régalent   un journaliste (voire un egojournaliste) auquel serait confié la gestion d’un lectorat. Je serais ainsi, malgré moi, à mon tour, le locataire d’un Journal…

C’est pourtant la force et ce qui fait la personnalité de ce théâtre, me dis-je, qu’ici, dans les rangs des commentaires, ce qui fait la note n’ait pas sa place, et inversement sur l’estrade qu’aucun commentaire ne vienne troubler la note. Mai non ! nombreuses furent les personnes qui me demandèrent des explications comme si ma note ne dépendait que de moi. On aurait dit qu’elles tenaient absolument à ce que je « remonte » sur l’estrade, que je fasse en quelque sorte de l’explication    une nouvelle note ! Autrement dit que je parle de moi, que je me mette en scène. Ils aiment le spectacle…

Heureusement il y a les coulisses (car personne ici n’a de loge, forcément), on y est plus à son aise. On peut s’y tutoyer sans craindre de favoriser un tel ou une telle ou d’encombrer inutilement le banc. Chacun s’y maile à sa guise des affaires de son voisin et personne n’y trouve à redire. Ca ne le regarde pas. On y apprend beaucoup de choses, on y précise des points importants ; quelquefois même on y « intrigue » mais c’est surtout un lieu de rencontre… du moins dans la mesure où certains et certaines sont prêts à s’y rendre. Etrangement, c’est plutôt rare (…). »

 

 

Trackbacks

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Commentaires

aujourd'hui, je ne travaille pas. je me suis dit, cela tombe bien, c'est lundi. alors, dico et hop chez Varna!
ben, suis estomaquée! je comprends tous les mots! non, je crois comprendre, sûrement, un sens caché, une pensée qui se glisse entre les lignes... ben, non, on ne dirait pas. cela ressemble en fait à une bulle dans les bandes dessinées, vous savez, quand le personnage se parle à lui même. et j'ai éclaté de rire! Ah! ce sacré Varna!!! que cela lui va bien l'estrade, quand même!
Bonne vie à vous, monsieur le bouillonnant. merci pour ce moment!

Ecrit par : kintana | 25.09.2006

il se parle à lui-même et a le culot de le faire devant les spectateurs

Ecrit par : speculus | 25.09.2006

C'est vrai que le blog c'est génial ....

Ecrit par : jjacques Danyels | 25.09.2006

Kintana > mort de rire ! Merci de votre commentaire... vraiment l'estrade, vous trouvez que... ? ;-)

Speculus > Oui, c'est une façon de voir. Pas forcément celle qui devrait passer devant, vu que ce que vous dîtes là ne fut QUE le risque pris consciemment.
Pour votre gouverne : M.E. Leclerc, hier soir sur France-inter à propos de son blog : je pensais que le blog était l'occasion de rencontrer des personnes, eh bien non, pas du tout ! Je me suis aperçu qu'il y avait deux genres de personnes : celles qui dans les commentaires se parlaient à elles-mêmes, et celles qui, sous leur vrai nom, m'adressaient un courrier par mail....
Tiens, il n'a pas parlé des anonymes... ;-)

JJacques > Oui, trois produits en un... et une occasion de plus de savoir ce qu'on fait. Si on le veut bien.

Ecrit par : varna | 25.09.2006

Belle allégorie en tout cas. On ne connait pas un monde tant qu'on ne l'a pas pleinement investi.

Ecrit par : Jean Christophe Bataille | 25.09.2006

tres bonne reflexion pour ce debut de semaine , merci .

Ecrit par : virgote | 25.09.2006

La même en braille et vous serez le phénix des hôtes de ces blogs ou un truc dans le genre... c'est nickel cela dit j'ai tout compris aussi enfin du moins ce que je voulais entendre comme de bien entendu...pffffffffffffffff

Ecrit par : clownbarbare | 25.09.2006

Ainsi donc, j'aimais le théâtre...

Ecrit par : Marc | 25.09.2006

Ainsi donc, j'aimais le théâtre...

Ecrit par : Marc | 25.09.2006

ClownBa' > Et quel fromage vouliez-vous entendre ? ;-)

Marc > Et vous l'aimez encore, n'est-ce pas ? (j'ai visité votre blog avant de vous voir ici - quelle coïncidence ! Merci de votre visite !)

Virgote > Jusqu'en fin je vous prie ! ;)

Jean-Christophe > Enfin là au moins on a déjà une trinité (qui me fait songer à Bartlebooth...) pour l'investir, ce monde de la "communication" : scène, place (ou parvis ?) et huit-clos. (pour les snipers anonymes c'est bien sûr le non-lieu).

Ecrit par : varna | 25.09.2006

Je ne comprends pas tout, cher Varna.
Par exemple, pourquoi des guillemets? Est-ce un jeu sur la citation? Se citer soi-même dans un lieu où la parole est vôtre par définition, ce serait en effet assez curieux.
Dans le texte précédent, il y avait ça à un moment : "(...)". Est-ce du style? Cherches-tu à dérouter? Je m'excuse pour mes questions de Forest Gump.
Mais je ne saisis pas tout du fond non plus. Pourquoi monter sur l'estrade pour lire un texte qui n'est pas de soi? De quelle cérémonie s'agit-il? C'est un hommage à qui?
Proposes-tu, en fait, une métaphore sur la littérature?
Est-ce un canular?

Ecrit par : sancho | 25.09.2006

Nous ne sommes pas sortis de l'auberge ....

Ecrit par : clownbarbare | 25.09.2006

Hum... "Une métaphore 'de' la littérature", ce serait plus mieux.

Ecrit par : sancho | 25.09.2006

Sancho > M'est avis que tu n'as pas apprécié mon dernier com' chez toi et que tu y réponds en effet à la Forest Gump ici même : c'est-à-dire comme quelqu'un qui aura /dépassé / sa cible... ;-)

C'est comme tu veux, Sancho, même le procès d’intention. Pour moi il s'agissait, pour ce qui est de la FORME, de "jouer le jeu" dans la lignée de la note précédente. J'ai surtout trouvé là un ALIBI esthétique pour ne pas parler à la première personne (je m’importe peu, malgré les apparences peut-être), et pour ne pas ouvrir une de ces NOTES DE SERVICE dont tu affubles régulièrement ton blog (réponse personnelle /en note et non en com’/ par exemple : je ne t’en conteste pas le droit ; moi je m’y refuse).

Mais peut-être comprendras-tu mieux ceci : si je m’étonne de me voir interrogé « comme si ma note ne dépendait que de moi », il me paraît cohérent d’avoir mis un peu de distance ENTRE MA NOTE ET MOI.

Je pense quand même qu’il ne t’aura pas échappé que le titre et le FOND du texte mettent en avant les différents lieux du blog, et peut-être les distinctions utiles à faire (si on veut, ça n’est qu’une suggestion) : entre la scène où se fait entendre une VOIX (à distinguer absolument du lieu retiré où l’on écrit un LIVRE) ; les commentaires où l’auteur retrouve les autres, anonymes COMME LUI ; et le mail, lieu privilégié de rencontre pourtant si peu convoité, semble-t-il, particulièrement par des personnes par ailleurs empressées (enivrées ?) de communiquer, une philosophie par exemple… : celles-ci se reconnaissent curieusement par leur refus de communiquer une adresse mail où l’on pourrait les joindre.

Tu me suis, Sancho ? J’aime beaucoup comme tu écris et même le contenu, j’apprends beaucoup de choses ; mais en matière de s'entredire, à mon avis, tu n’es pas un modèle !

Ecrit par : varna | 25.09.2006

[Tout de même, un Sancho qui met en note et surligne une citation tronquée d'un intervenant (moi) afin de tenter de le ridiculiser (il le reconnaît sur son blog, par pure bravade, l'imprudent !), je trouve ça moche...
D'autant plus moche quand ça vient de quelqu'un censé réfléchir et contre-argumenter... Rien n'est venu de ce côté-là et rien ne viendra, c'est sûr]

Tes limites sont clairement visibles, Sancho, tristement manifestes; je le regrette mais bon. Tu fais bien de boire les paroles bien plus fines de Joaquim ! Si tu permets, je continuerai quand même de te lire ! Je sais faire abstraction de ce qu'est une personne.

Ecrit par : varna | 25.09.2006

Attendez je vais chercher des cahouètes et une bière et je reviens...ça c'est su spectak...
(Allllez San-cho)
(Alllez Var-na)
(

Ecrit par : clownbarbare | 26.09.2006

J'aime ces joutes oratoires ;-) Fait appréciable, Sancho tire à visage découvert. Varna, tu ouvris chez Sancho une plaie que malgré tous ses efforts, il ne pansa pas. Et il se rue maintenant, tel Don Quichotte, sur ton château enchanté. Repens-toi !

Ecrit par : Jean Christophe Bataille | 26.09.2006

Clownbarbare, je veux bien des cacahouètes pour assister au spectacle moi aussi ! Varna, j'aime bien ce texte...

Ecrit par : Fleur | 26.09.2006

Je t'en garde Fleur , t'inquiète, installe toi c'est pas fini la rigoulade je sens ...

Ecrit par : clownbarbare | 26.09.2006

Cruci"fiction" des mots, du moi, de nous...toute notre passion jetée en pâture, autant se nourrir avec parcimonie, en prendre et en laisser pour voir grandir "lune fois"qui nous inonde.

J'aime le cirque et son théatre, les doublures existent-t-elles vraiment ? Nous sommes des partitions habitées...A explorer toujours. ;)

Ecrit par : eden | 26.09.2006

Ah les vaches (- d'Eden?) ! C'est bien ce que je disais : ils aiment le spectacle !!! ;-)
N'empêche que ça m'a permis de préciser certaines choses (malgré la malveillance manifeste des "questions"), et j'étais content de pouvoir le faire.
Mais je crains que ça s'arrête là, les filles, car pour que la "joute" se poursuive, il aurait fallu, je crois, qu'elle fut autrement initiée, inspirée par des motifs plus nobles .
Quand même, restez, je vous offre LES cacahuètes !
Merci aussi à J.C. et Eden.

Ecrit par : varna | 26.09.2006

pourquoi faites vous toujours des ;-) Varna ? je commence à songer que vous avez peut-être un tic... ;-))

Ecrit par : anne | 26.09.2006

pourquoi faites vous toujours des ;-) Varna ? je commence à songer que vous avez peut-être un tic... ;-))

Ecrit par : anne | 26.09.2006

Oh, pas très inspirée Anne ! Vraiment, vous ne trouvez rien de plus précis à exprimer ? :-(

Ecrit par : varna | 26.09.2006

en tout cas, vous n'êtes pas plus inspiré dans certaines de vos réponses

Ecrit par : speculus | 26.09.2006

ROTFL!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : clownbarbare | 26.09.2006

oh non ! j'aime bien vos ;-) !
quant à la réflexions, désolée mon cher Varna, j'ai trop la tête dans les nuages pour penser ce soir !

Ecrit par : anne | 26.09.2006

ça veut dire quoi ROTFL ?

Ecrit par : anne | 26.09.2006

si j'ai bien compris, les mots de la note ne font qu'avancer un pion, une tite pierre pour construire un pont,
vous ne comprenez pas pourquoi on vous interroge..
mais si quelqu'un ne comprend pas pourquoi vous avez placé la pierre là, vaut mieux qu'il vous interroge pour comprendre plutôt que d'emblée se dire que la pierre est tout bonnement mal placée, qu'il faut la mettre sur une autre rive, ou bien s'il recule le pion avancé sans même avoir bien compris pourquoi vous l'aviez placé ici..

Ecrit par : anne | 26.09.2006

les nuages ont fait place à cette petite pensée

Ecrit par : anne | 26.09.2006

bof..un hors-sujet sûrement..tout le monde se tait..tu vois Varna, vaut mieux que je m'en tienne au rôle du bouffon..quoique le bouffon..ce n'est pas peu, si on considère ceux de Shakespeare..ou alors celui du portier..

Ecrit par : anne | 27.09.2006

ce qui est dit, est dit. cela n'appartient plus à la personne qui l'a dit. alors, moi je trouve qu'on peut déplacer les petites pierres, ça les fait voyager un peu, même si ça fait désordre...
bisou Anne.
*Varna, les mots ne sont pas toujours des épines, même si en question, ils griffent. je ne peux pas manger de cacahouettes, et comme c'est le matin, une tartine au miel, m'irait bien. bonne vie à toi!

Ecrit par : kintana | 27.09.2006

Anne > Sur ce blog, j’aimerais que s’entredire signifie [pour une fois] qu’on n’échange pas /seulement / des contenus de langage, du sens. Voyez pourtant les réponses qui me sont adressées : toutes manifestent qu’on n’a eu devant soi qu’un texte [comme toujours], qu’on l’a lu, et qu’on l’interprète maintenant chacun à sa façon /en tant que texte/. Le texte est censé avoir du sens, pour notre gouverne, et rien de plus. Mais pourquoi ne voit-on pas qu’il fait mention de différents espaces et attitudes ? Suis-je en train de vous écrire par mail, dans un échange privé ? Etes-vous là à m’écouter, crayon à la main, en élève attentive ? N’y a-t-il pas en ce moment d’autres personnes que vous, à qui pourtant je m’adresse, qui me lisent ? Etc. Tous ces « paramètres » n’ont-il pas leur importance en matière de s’entredire ? Notre (façon de) dire constitue à tout moment un /espace de relation/, c’est-à-dire toujours un type de comportement envers l’autre. Qui s’en soucie ? Tout est figé dans des habitudes comme il serait dans le marbre… Notre dévorante quête de sens nous a-t-elle donc à ce point fait perdre la notion d’espace, d’attitude et de comportement !?

Pourquoi ne voit-on pas que, si ce qui est montré est vrai, chacun choisit (ou pas) à tout moment d’occuper tel ou tel espace de dire et donc d’adopter tel ou telle attitude envers l’autre ? Se comporte-t-on par exemple de la même façon et occupe-t-on le même espace de relation selon que l’on a devant soi quelqu’un qui érige ou quelqu’un qui met simplement /bas / ?
N’est-il pas question ici, au final, d’une sagesse du dire et donc d’une pratique de chacun ? Chacun ne veut-il pas connaître, définir, et finalement /donner sa position/ ?

Et donc, pourquoi m’interrogerait-on comme si je décidais la part de chacun [la part de l’autre] ? Est-ce de ma faute si l’on croit que je parle d’un « sujet de conversation » ? Le texte proposé donne-t-il à entendre que je prétends vous dire, moi seul, ce qu’il en est de la « sagesse du dire » ? C’est bien ça, on m’interroge comme si j’étais encore sur l’estrade !
Que chacun interprète à sa guise, c’est là sa liberté. Mais que celui ou celle qui voit QUI je vise (chacun de nous) réponde plutôt… à son propre sujet.
Je fais ici (sur ce blog) une expérience en dehors de tout prosélytisme. Mon attitude n’est pas encore complètement définie. Je ne sais encore, j’avais envisagé avant même l’ouverture de ce blog de ne répondre que par mails, de ne laisser les commentaires qu’aux autres. Cela pourrait être fructueux ou au contraire désastreux pour le blog. Je ne suis pas à l’abri de contradictions, mais si je prends bientôt le risque, au moins j’aurais pris position.

Pardon pour la longueur de cette explication. Je n’ai pas su faire plus court.
Vous n’êtes pas un bouffon, votre place sur ce blog, à moi m’importe. Vous reconnaissez maintenant la petite pierre ? ;-) [Et sachez que je regrette la défection de Koan]

Ecrit par : varna | 27.09.2006

Kintana > "Ce qui est dit est dit" peut prendre deux sens, je crois : on en use à sa guise, on lui fait prendre l'air [et le cas échéant le nôtre ;-)]; ou alors, hélas, on en prend prétexte pour prescrire aux hommes, et ça devient : "c'est Ecrit, qu'il en soit ainsi..." : Le Livre.

Je ne dis donc "Amène" qu'à ce qui parle, vit et bouge ! (j'ai droit qu'à un smiley, Anne me surveille, rajoutez-en un ici).

Ecrit par : varna | 27.09.2006

je lis je lis, daccord, je vous suis Varna ;-)
ceci etant dit la place du bouffon ne me deplait pas non plus, il est venu d une autre planete avec un regard exterieur qui voit tout dans l ensemble, finalement cetait assez pretentieux de ma part! ;-) ( ca y est jai pris le tic ;-) )

Ecrit par : anne | 27.09.2006

Rolling On The Floor Laughing Anne
MDR
Parce que ...
Varna sait -il qu'il me fait RIRE
Aussi?
(et femme qui rit etc)

Ecrit par : clownbarbare | 27.09.2006

Wouahou ! Une vraie nietzschéene ! ;-)

Ecrit par : varna | 27.09.2006

varna, montrez-nous donc l'exemple, comment parler, vivre, bouger...attitudes, comportements... par écrit !

plutôt qu'un blog n'auriez-vous pas dû ouvrir un cirque ??

Ecrit par : speculus | 27.09.2006

hi!hi!hi! mais la vie est un cirque! avec parfois des clowns tristes...
*varna, tu connais le théâtre-forum? le blog, pour moi, c'est un peu ça. acteurs et spectateurs à tour de rôle, entre la note et les com. 'contrepoint', me disait cela aussi. ce que l'homme dit, il lui fait prendre une certaine couleur, mais chacun ses prismes, alors, les mots voyagent, et ainsi vivent. c'est fabuleux le voyage des mots à travers les hommes! mais parfois on a un peu de mal à les laisser passer et n'en retenir que les couleurs. si c'est pas clair, c'est que je ne suis pas toujours trés claire...excusez- moi, tous, acteurs et spectateurs..
'qu'il en soit ainsi'...ça, c'est une autre histoire.

Ecrit par : kintana | 27.09.2006

Je cherche un clown blanc pour le mien de cirque Speculus , si l'annonce t'interesse...

Ecrit par : clownbarbare | 27.09.2006

Votre intention est faussée dès lors que vous êtes le premier à parler et que vous avez le choix du "sujet" !

Ecrit par : koan | 27.09.2006

Votre désir est une fiction celui de rejoindre le rang egal avec les commentateurs, eux arrivent de quelque part avec quelque chose en tête, et que vous le vouliez ou non, c'est vous qui créez l'estrade et la mise en scène. Ce théatre soixante huitard où chacun entre librement dans son rôle est une fiction livresque qui n'aura pas de traduction concrête. La hiérarchie est immuable. Elle naît de la conscience très claire de la place dominante de l'initiateur, quand bien même se défendrait-il de l'être.
Ou on cherchera AUTOMATIQUEMENT votre assentiment sur tel ou tel com, soit on cherchera à se singulariser ou à ruer dans les brancards, mais uniquement dans les brancards que vous aurez disposé. Un lieu d'echange peut-être, mais pas à égalité, il a fallu quelqu'un pour lancer la première balle, dont tous les autres rebonds découlent.

Ecrit par : koan | 27.09.2006

Voici donc venue l'heure des brancardiers...

Koan > « VOTRE DESIR EST UNE FICTION » ; « QUE VOUS LE VOULIEZ OU NON » ; « N’AURA PAS DE TRADUCTION CONCRETE », « LA HIERARCHIE EST IMMUABLE », « AUTOMATIQUEMENT »…. --- Dites, ça manque pas un peu de respiration et de doute tout ça ? Comment pourrait-on seulement désirer discuter face à de telles affirmations ?

Ma réponse ? = « VOUS AVEZ RAISON KOAN ! ». Voilà qui devrait suffire, pourvu que je respecte (et je le respecte ici) le même ton. Car c’est bien ainsi qu’on se met « à égalité », n’est-ce pas ? Mais où avez-vous donc appris à parler de façon si… « tranchée » (euphémisme) ?

Ecrit par : varna | 27.09.2006

Ceci étant dit, nous n'aurons pas fini de faire couler nos ancres, nous sommes autant les uns que les autres attachés à cette "scène"...une vaste parodie de la cène, ou encore une grande table ronde autour de laquelle nous pouvons discuter calmement, réfléchir un peu à ce qui nous importe profondément ou même, parfois, à penser futilement, c'est tout aussi important pour faire avancer le débat. Sommes-nous de petites mécaniques ? Marchant à l'essence ? Oh super ! T'as vu la belle rouge ! Ah ! D'ordinaire je préfère les bleues ! Lol !! ;) Que de signes révélateurs de nos humeurs...

Révons un peu en gardant les pieds sur terre, non ?

Ecrit par : eden | 27.09.2006

* Koan, vous avez la plus belle des certitudes, celle d'où découle toutes vos autres certitudes.
mais voyez, il y a une table ici (merci Eden pour cette image) et c'est Varna qui régale. mais les convives (oups pour spéculus!) ont aussi leur propre table où ils choisissent de régaler ceux qui passent avec ce qu'ils aiment. l'égalité se retrouve quand on a le choix de passer de table en table, tantôt convive, tantôt hôte.
encore une fois d'accord avec Eden, justes des 'signes de nos humeurs', la ren'contre' ne pouvant se faire que 'tout contre'.
*Varna, c'est parce que qu'une personne parle fort et clair, que la discussion n'est pas possible? et si on cherchait 'l'essence' derrière le ton?
bon, mais ce que j'en dis... c'est trés intéressé. ça m'ouvre d'autres horizons quand vous faites rebondir vos pensées, Varna et Koan. et c'est pas pour le spectacle, Varna, c'est pour l'espace que cela crée.

Ecrit par : kintana | 27.09.2006

Mon ton vient de mon éducation et mon propos découle du billet lui-même.

Ecrit par : koan | 27.09.2006

Je pense à ceci, doit-on forcément avoir le ton du club ? Le "peut-être" ne nourrit pas, l'intellectualisme fatigue, la boutade ne répond à rien et la parole tranchante ne convient pas non plus...Il y a de multiples conditions à remplir dirait-on pour la parole libre. Et si j'étais de mauvaise humeur parce que vous avez parlé ded éfection , alors que je n'ai jamais pris le moindre engagement ?

Ecrit par : koan | 27.09.2006

L'hypothèse garnement...

Ecrit par : koan | 27.09.2006

Il y a une chose, cher Varna, qui m'étonne dans ta réaction, et c'est la promptitude que tu montres à juger que j'ai mal agi à ton égard. Ca m'étonne, car tu me parais infiniment plus subtil dans tes écrits. Pour moi, l'échange n'obéit pas à la loi du "tu m'as dit ça, attends tu vas voir ce que je vais t'envoyer". Ma première réaction, ta citation "tronquée" et trahie, voulait être de l'humour. Ca, c'est donc raté. Pour la réponse, il me fallait un certain temps. Puisque, et ça tu ne vas quand même pas le nier, tu n'as pas une pensée à assener des choses ( c'est mon cas, je le reconnais). Il faut donc un certain temps pour comprendre exactement ce que tu dis (quelle est la part de ton engagement dans tes textes), quelles sont les idées que tu es prêt à défendre, et d'ailleurs défends-tu des idées?
Mon premier sentiment, c'est que tu n'en défends pas (puisque ça reviendrait à franchir d'un coup la distance à l'autre, si je te suis). Mais alors, que dis-tu? Là est la question. Je suis intrigué et intéressé, mais dérouté aussi.
Pourquoi, par exemple supposes-tu, si j'ai bien compris, que la parole des blogs pourrait être dé-subjectivée, détachée du moi immédiat et brûlant? Je ne vois pas du tout ce que pourrait être cette distance à l'égard de ce qu'on dit dans un blog. La parole des blogs est exactement la même que celle de tous les jours, on ne peut qu'y adhérer de toutes ses terminaisons nerveuses... Mais c'est sans doute moi qui n'ait rien compris. Je te l'ai dit, je ne pense qu'en Forest Gump.
Quant à ce que tu dis de mon refus de communiquer via mail (si encore une fois, je te comprends), là je ne vois plus du tout. Tu as mon mail, automatiquement, du fait même que je dépose un commentaire.
Bon, je ne suis pas très inspiré.
Je reviendrai.

Ecrit par : sancho | 27.09.2006

Pour certaines choses, je suis d'accord avec sancho. Ce qui m'enerve c'est de ne jamais savoir de quoi on parle. En plus, inspiré par le style de varna, plein de césures qui font perdre le fil pour des nuances qui m'echappe, tout le monde se met à écrire par enigmes à tel point que plus je lis et moi je comprends. Et puis cette sensation d'être disséqué ou de disséquer la relation , moi, ça me coupe toute spontanéité toute envie de communiquer, gentil et dialoguant. j'ai envie surtout de retourner ailleurs pour pouvoir m'exprimer LIBREMENT. Il y a la dimension de la confiance...
Vous savez varna, on ne voit ni où sont les rêgles, ni d'où viennent les interventions de l'arbitre qui d'ailleurs intervient à tout coup dans sa langue et que moi je regarde avec des yeux incrédules " 'tain mais qu'est-ce que j'ai encore dit ?" Et surtout, moi, ça ne me fais pas avancer d'un iota dans quelque domaine que ce soit...Comment voulez-vous que l'on adopte les manière d'un blog auquel on ne comprend rien et qui à cause de ça finit par nous paraître louche ? On a l'impression d'être des hamsters observés par un binoclé qui prend des notes...Voilà, et apparement, sancho va finir comme moi , en revenant à sa vision initiale de ce qui l'a poussé à faire un blog A LUI. Vous pouvez toujours vous fâcher ou choisir d'ignorer d'une manière ou d'une autre ce que l'on essaie de vous dire, mais on continuera quand même à ne pas comprendre où on est sensé aller avec ce...blog.

Ecrit par : koan | 27.09.2006

C'est marrant mais d'ordinaire je ne vais que sur les blogs d'ou émane une forte...tendresse...là je la sens sourdre parfois, mais le combat de coqs...faudrait voir à être un peu plus "organiques" les mecs un peu des fois.. je veux dire ...allez on se lâche un peu ...vous êtes LA POURQUOI?
Bon je vais me réfugier chez Sancho ...

Ecrit par : Barbarian | 28.09.2006

Sancho > Je salue davantage ta bonne volonté à mon égard que ton révisionnisme ;-). Laissons cela ; ce qui importe c’est la gravité de la situation. Oui, l’heure est déjà grave pour ce blog à peine né, le message de Koan le confirme, et je suppose que tous les autres lecteurs ont les mêmes mots que vous deux au bout de la langue. Je résume : voici un blog, le mien, où les lecteurs ne comprennent rien et où de surcroît l’auteur mésinterprète les réactions des intervenants. [Pire encore, ceux-là lui serviraient de cobayes !, Koan dixit]. Dites, dans ces conditions, pourquoi ce blog devrait-il poursuivre ? Sancho, tu dis être intéressé par mon blog, mais il y a un certain temps déjà j’ai « pratiqué » chez toi ce que je fais ici même, j’objecte ou je présente différemment, mais tu ne l’entends pas, tu ne le comprends pas, non plus quand j’avance l’idée [tiens, une idée !;-)] que l’incompréhension d’une personne ne relève pas toujours, comme on le croit, de son incapacité ou de sa mauvaise volonté, mais d’une nécessité interne. Pour toi, ce que j’ai à dire est forcément tout neuf et, bien compris, il ne pourrait que remettre en question ton enthousiasme à dire aussi ingénument que tu le fais. C’est pourquoi je n’ai pas insisté. Tu es très bien comme tu es (sans rire). Tu restes donc pour moi un de ces deux personnages réels que constituent l’acteur et le spectateur des plus traditionnels, et, contrairement à notre ami Koan face à un théâtral spectacle, je n’ai aucun mal à te suivre, j’y prends même plaisir.

Plaisir, voilà le mot est lâché. Un blog n’a de chance d’exister que s’il fait plaisir à lire. On n’imagine pas un blog qui ait quelque chose à dire qui nécessite effort ou qui soit assez riche pour n’avoir pas à vouloir plaire. C’est un combat qui s’engage, on va commander des cacahuètes ! Qui va gagner ? Les lecteurs vont-ils imposer leur point de vue sur la manière de faire ? Le blogmaster va-t-il faire un audit pour connaître les besoins de ses fidèles lecteurs ? Dîtes, amis lecteurs, croyez-vous que ce soit au nombre de visites et de commentaires que je mesure moi le succès éventuel de ce blog ? Et si je le mesurais à la compréhension et à la confiance qu’il suscite, quelle note dois-je lui donner selon vous ?

N’allez pas croire que je vous prête de mauvaises intentions ! Il est bon que vous vous soyez exprimé, toi Sancho, Koan, et à travers vous tous les autres. Cela m’oblige à réagir. Comment, je ne sais encore, si dépité, si mise en œillère, si à tourner ma veste, si un savant compromis peut-être. « Qu’est-ce qui vaut le coup » ? Voilà mon critère de réflexion, étant donné ce que ce blog me coûte en heures d’efforts et – leurs conséquences. Certes, j’ai dans ma trousse de secours un bijou nommé « Don », don de ses idées, don de ses réflexions ; donner son travail, ses aphorismes, etc. Mais il est écrit sur cette trousse même : « Plus on donne totalement, moins on communique ». Sans doute suis-je là encore seul à (me) comprendre. J’essaie quand même, vite fait : « Voilà, c’est là-bas que j’ai déposé ; à vous de faire tout le chemin, toute la part (de l’autre) est vôtre. Toute. ». Autrement dit, je continue les notes mais je m’efface entièrement.

« Amis lecteurs », s’il m’est permis de vous prier, soyez assez aimables pour ne pas vous apitoyer sur le sort de ce blog. Un peu de retenue dans vos réactions éventuelles sera la bienvenue, merci.

Merci à toi Sancho.

NB/ J’ai déjà sous le coude la prochaine note pour lundi, largement inspirée des évènements tragiques (lol) de cette semaine. Je la « publierai » donc. On comprendra toujours rien, je vous rassure, mais au moins chez le varne – quel suspens ! ;-)
Ensuite je ferai sans doute don d’aphorismes « tout-venant » pour lesquels le lecteur n’aura plus, [enfin !] qu’à lire. Quoi, déjà les vacances !?

Koan, s’il vous plaît > Que voulez-vous dire là : « Voilà, et apparement, sancho va finir comme moi , en revenant à sa vision initiale de ce qui l'a poussé à faire un blog A LUI. » ? Cela m’intéresse !! [Et puis voyez, je me suis même pas fâché ! Quelle koancidence tout de même !]

Ecrit par : varna | 28.09.2006

Je veux dire qu'à la lecture de votre blog, on se trouve entraîné dans une succession de questionnements (pour moi sur le simple sens de ce que vous dîtes) qui aspire peu à peu l'energie et finit par creer une espèce de schizophrénie à laquelle j'ai répondu sur mon deuxième blog : se regarder communiquer rend fou...
Agacés, se demandant "ai-je compris ce que j'étais supposé comprendre, ai-je dis, pas dis, bien, mal ? " on finit par être completement distrait de ce qu'on pourrait avoir à faire d'autre que de se "tirbouchonner la comprenette "pour comprendre ce qu'au fond on a bien pu vouloir dire soi-même sur un sujet dont on n'est pas certain de l'avoir bien compris. Mes sautes d'humeur sont des hésitations : je réponds à coté, et pour cause , où est le centre, d'où mon ton passablement agacé parce que la formulation qui est la vôtre me perd. Ca me rappelle ces cours de math où on me râlait dessus pour un simple nombre posé au pif sur ma page alors que l'ensemble de la consigne n'avait pour moi aucun sens... Je ne comprend au sens strict rien, pas même ce qu'est le sujet de la discussion, et ça m'enerve...

Ecrit par : koan | 28.09.2006

Ps, et donc , dépité, car c'est le cas, je me souviens que j'ai mon propre "sanglier" sur mon propre feu, mon blog à moi...Je suis dépité et déçu. J'espérais une entente bien plus cordiale, et j'ai l'impression de me retouver face à un professeur éxigeant entrain de me préparer à un examen. A me faire taper sur les doigts sans savoir pourquoi, raillé (ou peut-être pas) sans vraiment en voir la raison et pris à partie alors que je pensais à autre chose...Ce n'est tout simplement pas mon mode de communication du tout, j'ai horreur du théatre qui pour moi n'est qu'ennui, et mon critère de discernement dans le rapport humain n'est pas une "vérité" mais la cordialité (cor/cordis). Voilà pourquoi je suis frustré : trop intello, trop de sauts de sens, trop de parenthèses, trop d'observation clinique (ressentie en tout cas) m'ôte le désir de
faire table içi. J'ai essayé d'être loyal et clair, et non pas blessant. je vous décris non pas comment sont les choses, mais comment je les ressens, ce qui vaut ce que ça vaut.

Ecrit par : koan | 28.09.2006

Je n'ai retenu à vous lire qu'une seule remarque : la note, une fois écrite, est perdue. Non pas qu'elle s'égare, ou qu'elle disparaisse, mais elle ne se rattrape pas. N'avez vous pas parfois du regret après avoir appuyé sur la touche "envoyer", comme une furieuse envie de corriger ...

Ecrit par : Jean Christophe Bataille | 28.09.2006

jean christophe, vous passez en coup de vent pour poser un diagnostique ? ;-)

koan, je vois ce que tu veux dire,
à mon avis l'impression d'incohérence (schizophrénie, comme tu dis ) vient du fait que l'auteur fait au départ des affirmations d'une manière qu'on peut caractériser de didactique, mais comme il s'est posé comme principe justement d'éviter de l'être, il coupe les affirmations avant d'avoir donné leur plein sens et, pour faire la part de l'autre, laisse les commenteurs continuer ces affirmations, ce qui est difficile, voire impossible...

Ecrit par : speculus | 28.09.2006

Oui. Je n'ai pas de problême avec le fond ( pour autant que j'ai bien compris...) mais avec le style. J'ai l'impression de ne pas réussir à relier les mots les uns aux autres. Je ne dis pas que c'est de la faute de Varna, mais simplement que dans ces conditions, je ne peux que dire des grosses conneries-et en plus, en croyant bien faire...
Il me semble comprendre un instant de quoi il retourne, je me précipite pour mettre mon grain de sel, et paf, au moment où j'enregistre, je réalise que j'ai fais une boulette géante...

Ecrit par : koan | 28.09.2006

c'est vrai que pour être cordial, il nous faut bien chercher à comprendre.. le regard de Varna me semble à moi être un peu de biais..j'aime voir un objet sous le maximum de points de vue possible, en voilà un, il me faut me tordre un peu pour m'en faire une idée, mais pourquoi pas, ça me va... après avoir assimilé ça comme je peux, j'expire avec ma note à moi...(mon point de vue me semble bien de biais assi d'ailleurs, il me faut me tordre souvent..)

Ecrit par : anne | 28.09.2006

(je veux dire : il faut me tordre souvent pour comprendre celui des autres gens )

Ecrit par : anne | 28.09.2006

Oui. pour moi, je ne parviens pas à distinguer d'objet. Je ne comprends pas ce qu'est le sujet du billet, d'où ma frustration.

Ecrit par : koan | 28.09.2006

..oui je comprend.. on a alors tendance à aller chercher la réponse dans les yeux de celui qui regarde

Ecrit par : anne | 28.09.2006

plus on touche de près, plus ça fait mal...
et de l'autre côté, plus on cherche à pointer l'objet (avec une aiguille pour être précis) , plus on risque de passer à côté (c'est comme l'homéopathie), et plus on a besoin de temps et de patience pour y parvenir...
et si je suis hors-sujet, tant pis !

Ecrit par : anne | 28.09.2006

Bonjour à tous,
Nous sommes donc ici, si j’ai bien compris, dans la salle et non sur l’estrade, en train de discuter, à travers nos commentaires, avec celui qui se trouvait tout-à-l’heure sur l’estrade, lorsqu’il rédigeait sa note, mais qui se trouve maintenant dans la salle, avec les autres commentateurs. Et il aimerait bien qu’on s’adresse à lui en tant que commentateur, et non pas en tant que rédacteur de la note, comme il le précise: “Quand j’eus fini de lire ma composition, comme convenu je retournai à ma place sans plus attendre. Mais quelle ne fut pas ma surprise de voir des personnes autour de moi commencer alors à m’interroger, moi, là au milieu d’eux, comme si ma parole, depuis l’estrade, m’avait suivi jusque-là, ou d’autres au contraire m’interpeller là-bas sur l’estrade comme si je m’y trouvais encore !”.

Il y a là de quoi perdre la tête. Si on ne discute pas de la note que tu as écrite, Varna, de quoi allons-nous donc discuter? Tu nous met dans une situation de double contrainte intenable. Ton projet était, me semble-t-il, d’embrasser l’intégralité de la communication possible, d’en dire toutes les facettes sans en privilégier aucune, et tu te heurtes, comme cela ressort de la lecture de tous les commentaires déboussolés, à cette règle de base qu’un discours ne peut être constitutif d’une relation vraie que s’il est assumé par une personne. C’est comme si tu posais la communication en hypostase, que l’on décrirait, non pas de l’extérieur, comme le ferait une étude sociologique, mais de l’intérieur, chacun devant assumer la double tâche de de communiquer et d'examiner la communication. Je pense qu’il y a là un malentendu. On peut méta-communiquer (parler de la communication), certes, et c’est quelque chose d’éminemment riche, mais cela ne veut pas dire transformer la communication en un monstre dépourvu de centre et de direction, croissant dans tous les sens vers une complexité vertigineuse, mais cela veut dire parler des rôles respectifs qu'induit tacitement toute communication. C’est ce qu’on essayé de faire certains commentateurs, et tous on relevé qu’ils perdaient la tête dans cet exercice, ce qui n’est pas étonnant, car les rôles définis explicitement dans ton texte entrent en contradiction avec les rôles implicites que crée naturellement l’échange réel. Et chacun s’est senti en quelque sorte manipulé par toi, comme si tu voulais nous imposer des rôles préétablis, ces rôles que tu as définis dans ta note, alors que, j’en suis sûr, ton idée était au contraire de libérer chacun du rôle qu’il croit être le sien, et dans lequel tu l'imagines enfermé. Or, je crois, on ne se libère pas d’un rôle autrement qu’en l’assumant pleinement. Se donner la liberté d’en prendre plusieurs n’est pas libérateur, mais désorientant. Tu as fait une brillante construction kafkaïennne, et je te tire mon chapeau. Mais elle ne laisse aucune place au sujet que nous sommes et que nous aspirons légitimement à voir reconnu.

Ecrit par : joaquim | 28.09.2006

Joaquim...Vous allez me faire regretter de n'être pas allé à l'ecole...

Ecrit par : koan | 28.09.2006

Joaquim > Comment fais-tu donc pour ne pas t’apercevoir que tu es précisément en train d’illustrer par ta façon de faire ce que tu crois décrire ! T’es un marrant, toi… « Kafkaïen » dis-tu, et « qui ne laisse pas de place au sujet que nous sommes » ? M’est avis que tu prends tes aises, là, question place. [Ca va plutôt bien, non ?] Mais à qui t’adresses-tu, là, Joaquim, et comment le traites-tu, celui-là que tu présentes « à tous » dans un solennel « bonjour à tous »? Es-tu en charge du Procès ? T’aura-t-on dit qu’il y avait un procès à instruire chez le varne pour que tu acceptes de te déplacer enfin, au moins une fois, sans doute la dernière ? Quel réquisitoire, ma parole ! « Ton projet était…. » dis-tu. Ah bon, il ne l’est donc déjà plus ? Quelle éloquence ! J’en apprends sur moi-même dis donc ! Mais dis moi : quelle place laisses-tu présentement au sujet que je suis ?
S’il est vrai que je n’ai pas laissé de place au sujet, que dire de Anne et de Kintana, par exemple, qui ont su poser des questions ou donner leur avis /simplement / ? Peux-tu dire qu’elles furent sous l’emprise d’un double-bind ? Tu vas trop loin, Joaquim !…

Joaquim, j’ai nulle peine à percevoir en toi un terrible orgueil. Mais comme tous les orgueilleux, tu es un imprudent car tu ne résistes pas à son assaut, l’orgueil, quand il enfle : tu ne te vois manifestement pas. T’es-tu seulement avisé qu’en disant « bonjour à tous » pour ensuite t’adresser à moi, tu sortais des commentaires, où tu prétends être, pour jouer le rôle d’un Procureur qui plaide coupable devant tous ? En effet, Maître, je l’avoue, j’ai omis un espace, celui-là même que vous occupez à l’instant…

Et si…, et si tes prémisses, ou plutôt ta prémisse (car il n’y en a qu’une) était fausse ? T’es-tu seulement posé la question ? Tu t’es enflammé Joaquim, enflammé au point de dire une grosse ânerie ! Ah, il en faut de l’audace et un sacré tour de main pour oser présenter au public (car c’est à un public que tu t’adresses) que l’auteur de la présente note voudrait qu’on discute entre nous (le cas échéant, lui inclus, tant qu’à faire) mais surtout pas – de sa note ! T’es un drôle toi... «… comme si ma note ne dépendait que de moi », ça te dit quelque chose, a posteriori ?
Joaquim : apprend à lire…

Mais tout cela est vain. Je redoutais de devoir en venir à de telles conneries en guise d’échanges. Peut-être as-tu voulu accomplir une basse besogne ? Alors je le dis à ta place : « Mesdames et Messieurs, voici Joaquim le grand Fossoyeur ! » ;-)

J’ai commis des erreurs, mais à aucun moment je n’ai forcé quiconque ne comprenait pas à commenter /quand même /… M’est avis que la salle souffre de trop de courants d’air ;-)

Ecrit par : varna | 28.09.2006

Varna, si je me suis invité sur ton blog, ce n'est que parce que tu me l'avais demandé explicitement par mail. Je t'avais cru honnête, et même de bonne volonté. Je révise mon jugement...

Ecrit par : joaquim | 28.09.2006

Moi j'ai été pourri d'orgueil : véxé de ne rien comprendre, j'ai pris un ton cassant. Voilà, je le confesse. Mais je dois dire que j'aimerais que vous ne vous disputiez pas. Vous êtes brillants, restez-le. Si cela me passe au-dessus de la tête, soit, que vous en chaut ? Vous avez des choses à dire ou à créer, faites-le. Simplement parfois, ne vous étonnez pas si pour certains comme moi le sentiment de regarder avec un oeil bovin passer les concepts abstraits peut devenir d'autant plus irritant qu'on éprouve un attrait pour ce qu'ils proposent. Ce n'est que de l'irritation, ça n'est pas très grave. La communication, c'est aussi cela, les psychismes répondent aussi avec leurs traumas à ce qu'on leur présente, et pas seulement avec la raison pondérée de gens d'humeur toujours égale, capables d'aborder un dialogue à partir du même point. Fatalement autour d'une table, il y a des caractères et des niveaux de culture différents, il faut donc adapter son lagage.
Je suis quasiment certain que ce n'est qu'un problême de forme qui me déroute assez pour me faire prendre mal ce qui ne sont peut -être que des "relances" de la discussion. Je ne crois pas que vous devriez vous échauffer. Prendre du recul et
essayer de voir d'où la difficulté est née, et voilà tout. (C'est quoi un double-bind ? ) Moi, j'aime bien essayer de participer à ce que je ne comprends pas, c'est cette curiosité qui fait qu'on apprend. Mais les choses me depassent lagement. Par exemple, je n'avais pas vu de prétention particulière à dire "bonjour à tous", mais une juste une politesse tout à fait banale et peut-être négligée...Comment savoir ?

Ecrit par : koan | 28.09.2006

oh, les choses se compliquent...

pour le double-bind ou double contrainte c'est une notion utilisée en psychologie,
elle désigne la situation, paradoxale, dans laquelle on met quelqu'un lorsqu'on lui demande de faire une chose et en même temps on lui interdit de le faire ( exemple, dire à un enfant : "sois poli !" suivi de "de toute manière, t'es qu'un goujat !" )

varna se défend ici de l'accusation d'avoir prétendu laisser la place à l'autre pour ensuite avoir interdit à celui-ci de s'exprimer, comme, dit-il, le soutient joachim,
mais joachim ne lui reproche pas cela, mais juste le fait de s'étonner que les gens lui posent des questions après la note

avis perso : varna aurait souhaité que la note soit juste un point de départ, un prétexte pour une discussion entre les gens eux-mêmes, et non pas entre les gens et lui,

n'aurait-il pas été plus facile de le dire depuis le départ ?
d'autre part, il est vrai que la manière dont il formule ses dires est largement encodée, nous lecteurs de ce blog ne sommes peut-être pas le meilleur public pour lui

Ecrit par : speculus | 29.09.2006

' fatalement, autour d'une table, il y a des cractères et des niveaux de cultures différents'.
il me semble que l'un des noeuds de ce type d'échange par blog interposé est là. je pense que la culture , est un paramètre fort dans la possibilité ou non de se comprendre. ors, comment pourrions-nous apréhender 'les cultures différentes' d'emblée? là, il faut de la patience et accepter de se fourvoyer un peu pour découvrir les univers autres. si on ne situe pas d'où l'autre parle, on 'dérape' dans les interprétations et les 'humeurs'. mais toujours l'envie de communiquer reste, à défaut de pouvoir communier.
Khoan, excuses moi de reprendre tes mots, (j'aimerais que vous ne vous disputiez pas!)mais j'avais envie de dire les mêmes hier soir, et j'ai préféré me taire. et ça, c'est aussi de l'orgueil, ne pas oser être soi-même, pour ne pas être jugée.
tu vois, Varna, comme Joaquim, j'ai eu envie de m'adresser à tous ceux qui ont répondu présent à ton invitation de communication. et Dieu sait que je n'y mets aucune prétention. juste un peu de tendresse pour tous... bonne vie à vous.

Ecrit par : kintana | 29.09.2006

"varna aurait souhaité que la note soit juste un point de départ, un prétexte pour une discussion entre les gens eux-mêmes, et non pas entre les gens et lui, n'aurait-il pas été plus facile de le dire depuis le départ ?" écrit speculus...... Est-ce de cela dont il s'agit varna ? Si c'est le cas j'en reste abasourdi...

Ecrit par : koan | 29.09.2006

Joaquim > Je ne t'ai pas écrit de mail, je pense que tu t'es fait avoir par quelque anonyme signant à ma place. Ou bien mon hébergeuse, allemande de son état (je suis en cours de changement d'adresse, je n'étais jusque-là qu' en tant qu'"invité" sur AOL) m'a elle-même joué un sale tour. Je voudrais élucider ce problème. Peux-tu publier ce mail sur ce blog même ? Allez, sans rancune... Merci.

Puisqu'on parle de mail, je précise aussi que je n'ai pas celui de Sancho, ni de Rosée qui signe de trente six noms, même si, dit-elle et dit-il, l'adresse est donnée du simple fait qu'on écrit sur un blog. Moi, réfractaire à l'informatique (c'est peut-être la raison), je ne vois nulle part ni l'adresse mail de l'un ni l'adresse mail de l'autre. TOute indication utile sera bienvenue (par mail de préférence, ce blog a assez souffert des dérives).

Ecrit par : varna | 29.09.2006

Varna, pour voir l'adresse e-mail de celui qui a posté un commentaire chez vous, vous allez dans "afficher tous les commentaires", vous cliquez sur "modifier" pour celui qui vous intrigue, une fiche apparaît avec l'adresse e-mail QUE LA PERSONNE A NOTE, même si c'est une fausse, et son IP.

Quand à la tension qui règne ici, est-ce que ce n'est pas tout simplement la vieille incompatibilité d'humeur entre intellectuels et artistes ?? Les premiers décortiquent tout avec la froide raison, et regardent avec un petit rictus de dégoût les seconds éclore palpiter et crever sous leurs yeux. Koan laisse parler ses tripes et voulait du coeur dans les discussions, les autres voulaient se stimuler intellectuellement les uns les autres. J'ai moi-même une sacrée aversion pour les discussions à la française, c'est la raison pour laquelle je n'interviens jamais, ou alors comme Koan on me reproche d'être catégorique... Qu'en pensez vous ?

Ecrit par : Fleur | 29.09.2006

Vous avez raison. "L'intelligence ne se présente clairement que le discontinu" dit Bergson, et c'est pourquoi elle a ce besoin de définition méticuleuse et de compartimentations surmultipliées;
mais on y obtient "du plus compliqué, mais pas du plus intelligent" toujours dixit Bergson. La réussite de la relation, c'est la communion, qui finit par transcender le langage. Se taire ensemble dans la contemplation de l'être...Un idéal pour moi.
(lointain...)

Ecrit par : koan | 29.09.2006

Bonjour Fleur ! Je crains de vous compliquer encore les choses, Fleur, dans la mesure où, bien que vous me placiez volontiers à l’opposé de l’artiste, je n’ai pas la froide raison pour guide. Me croirez-vous, je me sens beaucoup plus près de l’artiste que de l’intellectuel. Et pas seulement dans « l’esprit » (…).
Mes « mots-clés » à moi ne sont pas « savoir », "raison" et « vérité » (vous verrez par la suite) mais « après l’Etre », « savoir-croire » (qui ne veut pas dire foi), « dire-être » et « créer ». Ne me demandez pas déjà de préciser ! Ah, oui, « sagesse du dire »…

Du reste, le regard, le rictus et le dégoût dont vous parlez (un peu caricaturaux tout de même) appartiennent plutôt aux scientifiques. Un romancier par exemple n’est-il pas un intellectuel – artiste ?
Merci d’avoir donné votre point de vue, Fleur, et aussi pour les indications concernant les mails !

Ecrit par : varna | 29.09.2006

Les philosophes sont des scientifiques de la pensée...Les linguistes aussi. C'est un fait que la science enfle bien des "savants" pour qui leurs théories prévalent sur la réalité humaine objective. On va par exemple gloser pendant des heures sur la "diversité culturelle"... en faisant bien attention d'employer les terminologies les plus représentatives de la discipline et les moins diversifiées possibles pour ce faire. Ah ah ah !
Le combat n'est pas entre les "intellectuels" et les artistes , mais plutôt entre les explicateurs et les contemplateurs. Les premiers croient que le langage peut épuiser un sujet, les autres qu'il n'est qu'une fenêtre ouverte sur plus vaste que lui-même. Les poètes voient plus loin, avec des jumelles, là où les savants utilisent les mots comme un microscope. Tout mot est polysémique... et le mot qui "explique" n'explique rien , mais tue, empaille et plastifie la réflexion. Donner au langage la précison du nombre est le fantasme des intellectuels, donner au réèl la relativité du langage est le désir des "poètes". Ce ne sont pas deux professions qui sont en jeu, mais bien deux attitudes par rapport au langage.

Ecrit par : koan | 29.09.2006

Bien sûr Varna que c'est caricatural... On voit mieux les choses en les exagérant un peu... ;-))
Oui, Koan, il ne s'agissait pas de "professions" dans mon esprit mais bien de deux attitudes, deux façons opposées d'habiter le monde.

Ecrit par : Fleur | 29.09.2006

Fleur, pour moi, quand je dis 'culture' je vois ce que vous dites là : 'façon d'habiter le monde' et aussi comment on se le représente. mais ce que je me demande, c'est est-ce qu'on peut avoir la même attitude une fois pour toute et partout. et est-ce qu'alors on est 'faux' avec les autres et soi-même?
peut-être ce n'est pas la place pour ces questions...
alors, Varna, désolée....

Ecrit par : kintana | 29.09.2006

@ kintana. quand un thermomêtre indique 50, il ne contredit pas le 40 qui est inclut dans le 50, il le contient et le depasse. C'est ainsi qu'il y a des degrés de perception ou de conscience qui ne s'annulent pas, quoi qu'ils ne sont pas les mêmes.

Ecrit par : koan | 29.09.2006

Et bien, vos journées portes ouvertes sur les lieux du "crime" ont connu le succès ! Comme quoi, ce blog plait beaucoup, il intrigue et rend les critiques forts intéressantes pour la plupart. ;)

Ecrit par : eden | 29.09.2006

Le sujet est clos je suppose, prochainement sur nos écrans, un nouveau billet réalisé par varna, rendez-vous est pris lundi ! ;)

Bon Week-end à tous ! ;)

Ecrit par : eden | 29.09.2006

Minute, papillons ! Une fois pour toutes que signifie ;) ?

Ecrit par : koan | 29.09.2006

C'est un clin d'oeil avec un sourire...

Ecrit par : Fleur | 29.09.2006

Kintana, je ne comprends pas bien ce que vous entendez par être faux avec les autres en gardant la même attitude toujours...
Sinon, on se retrouve pour les lundis de Varna ?

Ecrit par : Fleur | 29.09.2006

C'est probablement suicidaire de ma part, mais je tâcherai d'être là... avec la bave aux lèvres ! ;))

Ecrit par : koan | 29.09.2006

Non mais j'hallucine ! Qu'est-ce qui se passe ici ! Ne me dites pas que c'est chez moi !.... Ils se moquent ! Au secours Metalogos, Sancho, Joaquim, Rosée multiple, vous tous ennemis chéris ! (Tic) Aidez-moi, ils m'ont assigné une place d'office ! Non, pitié !. Pas la scène, NONNNNNNNNNNNNNNNN !.. (Tic)
Bon, ressaisissons-nous. Tête froide, raison froide, coeur froid. Varna basse température, c'est le ton. (Re-Tic).
Zavez-vu, Anne, pas un seul smiley ! Bon, je sais K., c'est pas sérieux, mais le vendredi c'est permis. Léger qu'elle a dit ClownBâ, alors on est léger ! (Hips !).

Ecrit par : varna | 29.09.2006

varna, vous vous shootez à quoi ??

;-)

Ecrit par : rosée | 29.09.2006

p.s.
1. j'ai signé "speculus" après que vous m'ayez interdit l'accès aux commentaires en tant que "rosée"
(eh oui, vous pratiquez ce style de coups bas, ce qui est votre droit, d'ailleurs... )
2. on ne peut pas envoyer de mail depuis l'adresse de quelqu'un, à moins de connaître son mot de passe...
3. j'attends moi aussi vos prochaines facéties...

Ecrit par : rosée | 30.09.2006

On vous a vraiment assigné cette place, ou le système même billet/com l'a fait tout seul ? J'ai bien essayé de vous dire que vous ne pouviez vous-même choisir votre place, mais bien les commentateurs...C'est un fatum décidément. Je pense que vous pouvez être extrêmement transparent, mais "dilué" parmi tout le monde, c'est impossible...Ceci dit j'avoue que vous m'avez bien fait rire çi-dessus, même si je compred votre détresse...C'est dur avec tous ces garnements pas vrai ?

Ecrit par : koan | 30.09.2006

Rosée > je peux pas faire plus simple : vous vous trompez, y compris, je crois (compte tenu des circonstances dans lesquelles j'ai eu ce PC et cette invitation) sur le second point. Quant au troisième, j'aurais formulé ça dans des termes plus appropriés, mais bon. Je vous promets d'y songer. Voulez-vous être la première ? Sachez cependant que si je supprimais (je ne l'ai pas encore fait) un commentaire, je le signalerai.

A l'avenir, pouvez-vous faire ce genre de com' (s'il en est) de préférence par mail ?

Ecrit par : varna | 30.09.2006

;-)

Ecrit par : anne | 30.09.2006

Varna, tu m’as reproché l’interprétation que j’ai donnée de ton texte avec une telle hargne que j’en suis resté interloqué. Pourtant, un texte aussi sibyllin, dans un blog dont le sujet est justement la communication, ne représente-t-il pas une invitation à l’interprétation. Joli exemple, encore une fois, de double-contrainte. Si je t’avais attaqué personnellement, j’aurais peut-être mérité une telle débauche de moqueries, de mépris et d’insultes. Or je n’avais rien fait d’autre qu’essayer de dégager les enjeux communicationnels que je décelais dans ton texte, et dans les réponses qui lui étaient apportées. Les seules remarques qui n’étaient pas strictement une analyse de la communication étaient: “j’en suis sûr, ton idée était au contraire de libérer chacun du rôle qu’il croit être le sien, et dans lequel tu l'imagines enfermé” et “je te tire mon chapeau”. A l’inverse, tu n’as toi-même pris position par rapport à aucune des réflexions que j’avais développées, mais tu t’es attaqué à ma personne (“T’es un marrant, toi…”, “M’est avis que tu prends tes aises, là, question place”, “terrible orgueil”, “ânerie”, “T’es un drôle toi...”, “Joaquim : apprend à lire…”, “de telles conneries”, “basse besogne”, “voici Joaquim le grand Fossoyeur”). Accusations éructées (je ne vois pas d’autre terme) sans être étayées par aucune autre argumentation et être nourries par rien d’autre que ta rage, qui érigeait des principes quant à la place que devrait prendre un nouveau venu sur le blog, la manière dont il devrait saluer ou non, etc..., en me reprochant d’avoir failli à chacune de ces règles. En fait d’argumentation, c’est un peu pauvre; force m'est donc de constater que mes remarques t’ont laissées sans voix, hormis l’insulte. Dès lors, après la mauvaise foi avec laquelle tu as nié m’avoir contacté par mail, mon jugement, comme je l’ai dit, était fait, et je n’avais nulle intention de revenir dans ces lieux.

Or aujourd’hui, tu me relances par mail, en m’imputant gratuitement des motivations malveillantes: “Il était tellement évident que c'est bien depuis mon coup de gueule chez Sancho, et seulement depuis là, que tu as répondu sur mon blog à la suite de Sancho lui-même !” Entre parenthèses, je n’ai pas très bien compris la virulence avec laquelle tu as réagi ici à la perplexité dont Sancho faisait part à la lecture de ton texte. Sache toutefois que si je n’ai pas répondu plus tôt, c’est parce que je n’arrivais tout simplement pas à comprendre ton texte: je lisais les mots, sans parvenir à en dégager aucun sens (je crois d’ailleurs n’avoir pas été le seul dans ce cas — ce n’est pas un reproche...). Il m’a fallu y revenir à de nombreuses reprises, et ce n’est qu’après que j’y aie découvert un sens décryptable que j’ai fait part sur le blog de ce que j’en avais compris.

Si je te réponds sur ton blog et non par mail, c’est parce que tu as tellement déformé mes paroles jusqu’à maintenant, que j’ai besoin du regard de tiers pour y ancrer l’exigence d’une bonne foi minimale. Ainsi, aujourd’hui, dans ton mail, tu m’as signalé non sans ironie que la pratique sur les blogs était de s’y inviter soi-même. Tu me reproches ainsi implicitement de m’être prévalu de ton invitation pour justifier ma venue. Or, si je m’en suis prévalu, c’est parce que toi-même avais dépeint ma venue sur ton blog en ces termes: “T’aura-t-on dit qu’il y avait un procès à instruire chez le varne pour que tu acceptes de te déplacer enfin, au moins une fois, sans doute la dernière ?” Double-bind, décidément... J’avais cru que ton projet était de parler de la communication, d’en faire un laboratoire pour mettre en scène ses différentes facettes et les paradoxes qu’elle génère. Dans un sens, c’est réussi, car ces paradoxes apparaissent en pleine lumière; malheureusement, c’est eux qui prennent le devant de la scène, écrasant les esprits sous leur poids, faute d’un cadre clairement défini. Entretenir le flou sur les règles, et ne les formuler qu’après qu’elles aient été enfreintes, n’est-ce pas kafkaïen — ou alors stalinien? Te décideras-tu donc enfin, comme certains t’en ont prié, à dévoiler le but que tu poursuis sur ce blog, ou bien continueras-tu à prendre en flagrant délit tous ceux qui auront fait l’effort de chercher à comprendre?

Ecrit par : joaquim | 30.09.2006

Ouawww...

Ecrit par : koan | 30.09.2006

Bonsoir Joaquim,
C’est dans l’adversité, je crois, que l’on juge au mieux de ce que quelqu’un a dans « les tripes ». Bref, tu me réponds et c’est déjà bon signe ; tu te défends promptement et c’est très bien aussi ; tu m’attaques injustement et c’est sans doute de bonne guerre. Je n’ai pas envie de relancer « l’affaire », Joaquim. Je comprends que tu réagis à une blessure. C’est normal. Sache seulement que c’est sans hargne ni mauvaise foi aucune que je t’ai répondu, et que j’ai répondu à ce que tu as fait et non à ce que tu as dit, comme à chaque fois qu’il m’apparaît que la personne en dit moins quant au /contenu / qu’elle n’en fait quant au /geste / de dire…

Je vais tenter de répondre à ta question, mais je crains que tu ne sois plus avancé. Ceci tout d’abord : je n’ai pas à « dévoiler » un but si je ne le cache pas, et j’ai salué jusqu’ici les efforts de compréhension soit en l’exprimant clairement (comme à Koan), soit en faisant une réponse qui m’a pris des heures… (comme à Anne)

Je t’ai nommé le fossoyeur parce que tu semblais arriver pour achever une besogne et j’avoue que l’idée m’est passée par la tête de me retrancher derrière mes notes, rien que mes notes, laissant à chacun la liberté et le soin d’interpréter à sa guise. A l’heure qu’il est, je ne sais trop comment gérer les commentaires, c’est-à-dire ma relation aux lecteurs : soit répondre à tout le monde, soit à personne. Tu peux déceler là une fragilité. Celle-ci a trait à ma personnalité sans doute, mais aussi à l’expérience que je tente ici sur ce blog. Pourtant une chose m’intrigue : sais-tu pourquoi les lecteurs de ce blog ne se contentent pas de lire mes notes comme ils le font ailleurs, à savoir comme on lit des propositions !? Que ce soit un poème chez Kintana ou la sempiternelle question du moi chez Metalogos, l’auteur s’empresse toujours de dire, au besoin, « ah, mais ça n’est pas moi ». Et on répond ici au poème, là à la question du moi. Que répondre donc à ma question ? Est-ce, peut-être, parce que mes notes interpellent chacun de nous ? Il y est question de rôles, de place, d’espace laissé ou pris à l’autre, à l’occasion aussi de celui qu’on s’octroie sans rien demander à personne.. ;-) Mais dans tous ces cas, pourquoi ai-je à y répondre, moi plus que les autres ?

Avant d’ouvrir ce blog, j’ai longtemps réfléchi comment j’allais le présenter. J’ai multiplié les explications pour finalement me décider pour le peu (mais au sens profond) qui est dit dans l’A propos. J’aurais voulu, dans ce blog, qu’il ne soit pas question de moi (manifestement c’est raté) mais des éléments que j’accumulerai pour donner à construire ou reconstruire une sagesse du dire. La forme de ma dernière note (celle à laquelle tu as « répondu » -- rires) était à la fois une façon de répondre aux questions suscitées par les précédentes et un moyen de rester encore « effacé ». Encore une fois : pourquoi ne l’a-t-on pas lu comme une simple « proposition » ou une de ces narrations inspirées du réel comme le fait Fleur sur son blog ? Les guillemets y invitaient pourtant !

Voici donc ce que je peux dire : il se trouve que je réfléchis en ce moment comment compléter utilement l’« A propos ». Je ne peux faire mieux que de te livrer cette réflexion telle qu’elle se présente aujourd’hui. Ce n’est qu’une ébauche, elle est susceptible d’être modifiée. Je veux croire que ta question manifestait un intérêt certain et n’était pas une injonction. C’est pourquoi je t’en remercie. Ci-dessous ladite ébauche suivie d’un extrait d’un mail adressé à une personne. Mais je te préviens : je crains là encore que les choses ne paraissent pas claires, et pour cause ! c’est l’objet même de ce blog que de les présenter peu à peu et, un jour peut-être, de les expérimenter ensemble !?

« A propos »
Il y a une unité dans les propos qui alimentent ce blog. Je donne cette indication pour le cas où un lecteur serait intéressé de la construire ou de la reconstruire pour lui-même car je ne veux livrer ici que des éléments susceptibles d’inspirer une sagesse du dire. La catégorie « Tout-venant », seule, est plus libre, récréative en quelque sorte.

L’objectif personnel de ce blog est de tenter une approche progressive des lecteurs dans « l’esprit » de cette sagesse du dire : non point éduquer, convaincre, guider, ni même trop expliquer. Je n’ai aucun programme, moins encore l’esprit de prosélytisme. Je veux simplement suggérer un autre type possible de s’entredire que celui dans lequel nous vivons, lequel je nomme Etat d’esprit.

[S’entredire, entrer en relation par le dire, signifie que le dire est un geste aux modalités multiples. Je considère moins les contenus que les gestes adressés à l’autre ou aux autres]. Ce que dire est faire à celui auquel on dit. Ce qui est fait quand on dit, par tel ou tel type de dire.

Ce n’est qu’Après l’Etre et à la découverte du dire-être – dire-être au monde et aux hommes, les deux espaces du dire et de l’être – que peut venir une certaine sagesse du dire. Que cette sagesse s’éprouve un jour entre nous, ou même constitue une base pour un groupe de travail, c’est une autre histoire. Ici, je l’essaie timidement moi-même tout en instruisant le procès dudit Etat d’esprit [= rassembler les faits susceptibles].

Parution :
Catégorie « Tout-venant » : au jour le jour.
Les autres catégories : le lundi.

Contact : varna_max@yahoo.fr

*

(…) Je n’ai pas d’ambition pour les autres, non plus avec les autres, mais par les autres [ce qui ne signifie nullement que je vais les utiliser !]. Je n’en suis pas (encore) à songer à un groupe de travail sur la base d’une compréhension de l’être et du dire-être au monde et aux hommes (supra). D’ailleurs le mot « ambition » ne se prête pas à ce que je ressens. Je ne prétends pas que tout soit clair en mon esprit. Je sais seulement que j’en suis, si je puis dire, à mon troisième tourment (je ferai une note là-dessus, bientôt), le premier ayant été « ai-je quelque chose à dire ? » et le second « comment dire ? ». Ces deux-là ne sont plus, même si le livre qui répond à la seconde question (à l’instant refusé par deux éditeurs – premier envoi) n’est pas une merveille de construction. Dans le troisième tourment qui m’occupe donc en ce moment, tout se mêle ; je crois même (c’est là ce qu’il me faut trouver) que tout s’y recoupe. Il me reste à formuler les « données » de l’expérience unitaire que je veux tenter.

(…) Plus immédiatement m’incombe une décision concernant ma participation dans les commentaires et les réponses aux attaques, y compris diffamatoires. C’est là une sale besogne, mais je suis peu enclin à intervenir là où je ne suis pas. Car la solution à ce problème me semble justement d’ignorer complètement les commentaires pour n’avoir pas à faire de tri. Je ne répondrais que par mails. Votre avis ?

Voilà Joaquim ce que je peux te dire.

Ecrit par : varna | 30.09.2006

Ma foi. C'est une bien lourde tâche que de vouloir initier une "sagesse du dire". Mon avis très simple à ce sujet consiste à dire qu'il faudrait parfois laisser agir la nature...Je me questionne aussi sur l'idée que vous Varna semblez vous faire de la communication classique. J'ai le sentiment que vous