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01.11.2006

« Plaidé coupable », un casting machiavélique (II)

Pour nous, hommes et femmes ‘cultivés’, le réel serait-il (devenu) une digression sur le Cinéma ?  Sur la Culture ? Sur l’affiche du réel : « Le réel affiche toujours un parallèle saisissant ! ».   

En prose : casting d’une guerre en Irak, par exemple :

Spectateurisation préalable des masses (bande annonce) et Spectacularisation programmée du forfait (film).

Double jeu, double effet, double profit : politique et économique (gouvernement et médias, le couple) ;

Double joués : Irakiens dans le rôle des méchants, et Américains (sinon le monde entier) dans celui de spectateurs réglant dûment l’entrée (impôts, redevances) et pour lesquels    ils sont Les Citoyens ! Le Pays ! La Nation !  – …  « on y va ».  

C’est pourquoi la bande annonce de la guerre en Irak fut en substance, non sans cynisme : « Américains, la guerre en Irak, c’est la guerre dont vous êtes les commanditaires ! » [Interligne : « Vous la financez en amont par vos impôts, vous la rentabilisez en aval en assistant au spectacle »].  

Ben quoi ! « Les infos » c’est bien du s’entredire, non ? Droit d’expression, droit à l’information ! Tout le monde en redemande ! Quand on vous dit que la scène n’est pas où l’on regarde, mais celle à laquelle on participe ! (Infra). Prochainement sur vos écrans ? Eh bien, encore et toujours nous-mêmes  –  dans la balance !

 

 

Commentaires

Avec les médias nous sommes plus dans un « s’entendre dire », que dans un s’entredire.

Ecrit par : metalogos | 01.11.2006

Ce cinéma ressemble drôlement à un bouquet de fleur, un style scripturaire rappelant boxe ou tennis.
Pourtant à l'origine j'avais cru à un lys mais non finalement, ce n'était pas la bonne fleur!
Bon, j'ai pris une position confortable dans mon canapé, j'attends la prochaine guerre alors? c'est ça?

Ecrit par : route des arums | 01.11.2006

à l'antiquité et au moyen âge il n'y avait pas de gouvernants ni de média qui manipulent les peuples à participer aux guerres, ceux-ci le faisait néanmoins, et souvent à coeur joie parce qu'ils avaient leur part aux pillages


la guerre en Irak arrange tout le monde occidental, sans elle des forces islamistes se seraient emparées du pétrole et auraient augmenté les prix d'une façon à mettre en faillite toute son économie

Ecrit par : feuille | 01.11.2006

Feuille > Vision simpliste qui omet que de nombreux économistes ont défendus la thèse inverse : Un baril hors de prix serait une occasion de booster l’économie par la création de nouvelles technologies et de nouveaux moyens de produire.
Ps > J’ai beau cherché je ne trouve aucune données sur les effectifs et armement des « forces islamistes »…Peux tu avoir l’amabilité de me renseigner sur le sujet.

Ecrit par : metalogos | 01.11.2006

les nombreux économistes, c'est de la poudre aux yeux...
de toute manière des recherches dans ce domaine sont en cours depuis longtemps, il s'agissait maintenant de s'arracher un maximum de thunes avant l'épuisement des gisements

quant aux forces, pas étonnant que tu n'aies rien trouvé, c'est certainement secret

Ecrit par : feuille | 01.11.2006

Metalogos > s’entendre dire, oui, qu’on veut tout ce qui nous arrive.
La différenciation qui a fait tour à tour l’homme, la personne, le sujet et le moi poursuit son cours. La division du travail ontologique continue : le moi déléguait jusqu’ici au je, il sous-traite désormais ses pensées et ses choix. On pense, donc tu es, il est, et je suis.

Ecrit par : varna | 03.11.2006

Varna > Apres la requête sous forme de supplication d’un « priez pour nous » nous en serions donc arrivés à un « pensez pour nous » ?
Une fois encore j’objecte qu’il faut retourner la proposition dans un « s’entendre dire, oui, qu’il nous arrive tout ce que nous voulons », où nos désirs sont des ordres (désordre ?), où nos phantasmes nous sont servis sur un plateau (de télévision ?). Les médias ne sont pas au service de l’information (qui par nature ne demande rien à personne) mais soumis à l’audimètre de nos désirs.

Ecrit par : metalogos | 03.11.2006

Grand Bonsoir, Varna,
Je passe régulièrement vous lire. Aujourd’hui, sur mon blog philosophique je propose une sorte d’enquête. Peut-être aurez-vous la gentillesse d’y participer. Merci d’avance, en tout cas.
Marc

Ecrit par : Marc | 03.11.2006

Metalogos > Je ne veux pas opposer ceux qui créent du ciel ou du fantasme à ceux qui les consomment. Ils sont dans le même état d’esprit, interchangeables. Ceux qui consomment des médias et en usent pour s’en plaindre jouent avec le cynisme (ne sont pas nécessairement cyniques, mais jouent assurément avec). Mais puisque tu dualises le problème évoqué et opposent les protagonistes, alors voici mon point de vue, côté consommateur :
Aurions-nous inventés ces modernes désirs qui nous hantent (techniques et technologies du fantasme, fantasmes de la technique et de la technologie) si d’autres ne les avaient inventés ou créés pour nous ? Aurions-nous accès à ces mêmes objets de désir si d’autres ne s’attachaient à nous les rendre désirables ? NOS ordres ? NOS désirs ? Il s’agit de savoir tout d’abord QUI (ou peut-être bien QUOI) nous sommes – alors seulement nous pourrons dire si ces désirs sont véritablement NOTRES ! Dans le rapport aux médias (et plus généralement à l’Etat d’esprit) l’occasion fait bien plutôt le larron. Le larron en guise de « moi », bien sûr ; le larron-individu, le on-individu, le ondividu.

Toute résistance implique nouveau langage.
Médias : occasion de faire du lard, du on, du larron, du lardon.
Médias : foire au gras.

Dans notre rapport aux médias, c’est notre identité personnelle et collective qui est en jeu, notre personnalité qui est en cause. Il n’y aurait rien à craindre pour chacun s’il était laissé à chacun le soin et le temps de « se construire », un PREALABLE en quelque sorte, SON préalable… Or, à moins d’être un pur produit de la société, et si possible nanti et en bonne place, une personne de nos jours – ça se gagne ! Je suis né ondividu et le suis devenu plus encore en grandissant ! Je n’ai cessé de l’être qu’en m’apparaissant à moi-même. [Stirner : « je fus un gueux, mais je ne le suis plus ».].
Mais j’anticipe là déjà sur mes deux prochaines notes, dans un face à face, non avec les trop évidents médias, mais avec un insidieux « droit ». Mystère… ! ;-))

Ecrit par : varna | 04.11.2006

oh oui, allez-y Varna, j'y serai avec vous parce que j'y pense tout'le temps à ceux/celles qui ont oublié d'obtenir le droit se soumettant alors au seul devoir... qualifiant le non être ? en état d'impuissance ? dur dur ce fantôme... A+ et bon sa à di.

Ecrit par : Mastic | 04.11.2006

"Eh bien, encore et toujours nous-mêmes – dans la balance !"


" Le petit chat
qu'on pèse dans la balance
poursuit ses jeux"

( Issa)

Ecrit par : | 04.11.2006

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