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22.11.2006
Le dire pour seul monde
[En écho à la note précédente]
Extrait du « Soûtra de l'entrée à Lanka »
« Les idées fictives naissent des erreurs suscitées par les apparences. Ces idées sont donc le réel puisque les apparences ne sont pas des idées".
Le commentaire qui suit est une analyse toute personnelle de cet extrait et de celui donné plus loin. Que chacun en fasse ce que bon lui semble ! J’invite le lecteur à beaucoup de circonspection. Ce texte va sans doute susciter nombre de travers polémistes.
Pourquoi un avis de non-spécialiste
Parce que mon angle de vue n’est pas celui du spécialiste, ni celui, manifestement, de l’auteur de cet extrait. Mais aussi en raison de cet insolent courage intellectuel auquel invite Kant et qui, en ce qui me concerne, n’est pas tel qu’il m’effraie de le prendre. A l’homme enveloppé de certitudes j’oppose la parole qui se risque.
Pourquoi une analyse indépendamment du contexte
Parce que le ton qui est celui de cet aphorisme permet de déduire l’atmosphère générale du dire qui s’y révèle. Si l’auteur avait formulé les objections qui suivent, il les aurait immanquablement incorporées à sa façon de nous parler. Du reste « gmc », arpenteur assidu de la blogosphère, nous l’assène régulièrement sur différents blogs sans autre forme de contexte ! C’est donc sûrement qu’il se suffit à lui-même ;-)
LE GESTE
1/ L’effet contraste
Les tous premiers mots de cet aphorisme sont pour les idées fictives. Une connotation négative d’entrée de jeu, renforcée par les expressions « erreurs » et « apparences » (la connotation négative de « apparences » est confirmée par la suite).
Un pareil commencement nous rappelle à bon droit – nous y sommes tellement habitués ! – ce sempiternel type de discours visant à nous livrer quelque vérité mais commençant, comme préalable, par étaler du négatif. Est-ce bien nécessaire, et pourquoi ? L’effet recherché, bien sûr, est celui du contraste : quand quelqu’un commence ainsi par nous présenter du « négatif » quel qu’il soit (faux, illusoire, mal, etc.), il est à parier que c’est pour mettre mieux en relief le positif qui s’ensuit... (le bien, le beau, le bon, notre intérêt, la vérité, etc.). C’est là de la pure rhétorique, et pour ce qui est du contenu, c’est donc mal parti. Pourquoi ?
2/ La vérité en-soi mais pas sans la « façon d’administrer »
Pourquoi est-ce mal parti pour le contenu de cet extrait ? Parce que si la vérité n’est pas telle qu’on puisse nous la livrer sans l’apprêter ni sans nous préparer insidieusement à la recevoir, si la vérité quelle qu’elle soit ne se suffit pas à elle-même, s’il lui faut user de pareils stratagèmes, depuis un certain « éclairage » (cinématographique) jusqu’à la façon de la présenter (sur un plateau), alors elle n’est plus une vérité dont on peut faire don, et dont l’autre peut ainsi être sûr, mais un « contenu » qu’on assène aussi gentiment qu’on vous fait avaler une pilule…
Il y a une relation de pureté à trouver entre la vérité et le don. [Mais ça n’est pas demain la veille !]
3/ La garantie en carats
Si le meilleur de notre pensée ne peut être dit aux autres hommes qu’avec « de l’effet », qu’est-ce qui nous garantit que c’est le meilleur ? Qu’est-ce qui nous garantit par exemple dans cet aphorisme que notre bienveillant professeur et prophète n’y a pas mis peu ou prou de son ivraie à lui, ou de l’ivraie du langage, voire, à son insu peut-être, de quelque ivraie propre à la communication humaine ? [La science, langage bien plus patent puisqu’il me permet au moins de vérifier, ne souffre-t-elle pas aujourd’hui, justement, d’hypertrophie de la méthode ?].
Voilà qui interroge le statut en général de ce type de vérité « révélée » au sein du s’entredire et de l’Inter-dire humain en général, avant même qu’on ait à s’interroger sur la validité sémantique, stylistique ou objective du « contenu » de ce soûtra.
Si la vérité est aussi magnifique qu’on nous laisse souvent l’entendre, comment supporte-t-elle d’être ainsi manipulée comme un vulgaire produit de transformation ?
Revenons à l’effet contraste :
Je ne connais pas la suite de ce soûtra, mais je prends donc le risque de parier ici qu’il est plus loin question :
(-) d’idées non fictives
(-) et donc en quelque façon vraies (non suscitées par les apparences)
(-) et donc dignes d’être enseignées. *
4/ La vérité ne se donne pas, elle s’enseigne, elle s’administre
Rien de nouveau sous le soleil, malgré ‘l’exotisme’ pour nous de cet extrait : le ton dogmatique et la rhétorique employés sont tout à fait conformes au sempiternel objectif manifestement attaché à la vérité même : enseigner. On retrouve dans cet aphorisme cet aspect toujours aussi manifeste de la façon de faire liée à la vérité. Façon, à mon avis, discutable : La vérité ne se donne pas, elle s’enseigne. C’est pourquoi la fin (faire savoir la vérité) justifie les moyens : la vérité s’administre. S’il y a une quelconque vérité à la clé de ce soûtra, elle n’est sûrement pas relative à une sagesse – du dire !
Je poursuis sur la façon de faire.
5/ L’ordre du discours avant tout
« Les idées fictives naissent des erreurs suscitées par les apparences… ».
Le ton est dogmatique, oui, et la suite immédiate de cette première partie de phrase articule une logique [« donc » « puisque »] à partir de ce ton et des idées fictives. Mais tout d’abord c’est l’ordre du discours qui s’articule à cette logique :
« Les idées fictives naissent des erreurs suscitées par les apparences… »
alors même qu’il nous faut comprendre, dans les faits, que « ça se passe »… dans l’autre sens :
« Il y a des apparences / lesquelles suscitent des erreurs / desquelles naissent les idées fictives ».
N’est-ce point manifester là une façon de préférer dire à ce qu’on a à dire ? En l’occurrence, n’était cette préférence, exprimer l’ordre chronologique véritable ne changeait rien à son sens. Quelle est la hiérarchie ici appliquée pour que l’acte de dire prédomine ainsi sur son contenu ?
LE CONTENU
6/ Tout serait-il mental ?
C’est une vérité révélée qui semble se présenter à nous dans ce soûtra, non point une interrogation, non plus un doute ou une hypothèse. La question qui vient alors d’emblée à l’esprit est : « comment le sait-il, celui qui l’affirme ? ». A moins de croire que cette parole émane « de la vérité même » (bocca delle verita), vérité qu’un intemporel héraut, toujours le même, se contenterait de colporter, on n’a ici d’autre ressource que d’interroger le contenu.
« Les idées fictives naissent des erreurs suscitées par les apparences…
Ces idées sont donc le réel puisque les apparences ne sont pas des idées » :
Je m’imprègne de l’aphorisme.
a) Les ‘idées’ dans la première partie de phrase sont bien les mêmes ‘idées’ dans la seconde. Ce n’est donc pas trahir la vérité émise que d’écarter les explications logiques et de lire comme le coeur de cet aphorisme :
« Les idées fictives…. sont le réel…. ».
Voilà à coup sûr qui plante un décor !
Mais poursuivons maintenant du côté de l’explication donnée.
b) Pourquoi les idées sont-elles fictives ? Parce qu’elles ont pour origine les apparences, et les erreurs pour cause et / ou véhicule. « Erreurs » et « fictives » font la paire.
Puisque la première partie de phrase est articulée à la seconde de façon logique, on peut donc remplacer les idées de la première partie de phrase par le réel de la seconde. On obtient alors :
« Le réel naît des erreurs suscité par les apparences. »
En intégrant ceci à la seconde partie de phrase, on lit en filigrane une autre articulation logique :
« Les apparences ne sont pas des idées, donc le réel est des idées. »
Autrement dit : ce qui nous sert de réel n’est que pure « idée fictive », ou bien « n’est composé que d’idées fictives ». Tout serait-il donc mental ? On devine d’ores et déjà que la contrepartie positive attendue n’aura pas trait à la réalité du réel, mais au seul mental humain.
c) Puisque les apparences ne sont pas des idées, on peut relire également l’aphorisme comme :
« Les idées fictives naissent des erreurs suscitées par des choses qui leur sont complètement hétérogènes »
7/ Une remarque
Dire que le réel est idée(s) fictive(s), c’est prétendre un peu vite que le réel est forcément une idée (ou des idées), ou qu’il est perçu ou conçu à partir d’idée(s). Qu’en est-il pour les plantes et les animaux ? Ont-ils une « idée » du réel ? Peut-être leur « réel » leur est-il plus naturel que le nôtre au point qu’ils n’aient point besoin de fiction comme nous ? Ca tombe donc bien que nous soyons aussi des animaux ; ainsi peut-être nous suffirait-il d’être à notre tour « naturels » pour appréhender le réel véritable et non quelque fiction en guise de réel ?
Mais là n’est pas l’essentiel. Il y a bien plus grave.
8/ Incommensurabilité des choses et du dire les choses (= de « l’être » et des idées).
Quoi qu’il en soit, si je m’en tiens à l’extrait présent (puisqu’on a su nous le faire lire ici ou là sans autre précaution), je peux voir qu’il n’y ait fait aucune allusion à un réel qui ne serait pas idées fictives, une allusion à un réel véritable. Et pour cause ! Si seules nos idées fictives nous servent de réel, ce soûtra ne dit rien d’autre, en définitive, d’une part que tout (notre réel) est mental, d’autre part que les choses et le dire les choses sont incommensurables. Plus généralement, il nous faut comprendre l’incommensurabilité entre l’être des choses et les idées que nous nous en faisons, incommensurabilité de l’être et du dire l’être.
9/ Une autre remarque
Il est amusant tout d’abord, plus inquiétant ensuite, de remarquer l’optimisme linguistique et logique qui donne le ton à ce soûtra. S’il n’y a rien, comme le dit aussi Gorgias (rien de réel, que du fictif, les idées fictives étant pour nous le réel, nous dit ce soûtra), il semble tout de même qu’en matière de dire et de s’entredire il y ait quand même une confiance certaine en la logique ! Quelle logique ? Eh bien la logique du dire ! Quelle est dans l’extrait étudié la logique de ce dire qui nous dit que le réel est « des idées fictives » ? Cette logique est le dire même qu’il n’y a rien… d’autre que de nous dire qu’il n’y a rien. Imparable ?
10/ Le dire – et au mieux le s’entredire – pour seul monde
Faut-il nous arrêter là ? Non. Je vais à mon tour user de l’optimisme logique : s’il n’y a rien (rien de réel, sinon fictif, les idées fictives étant le réel) au point que nous pouvons savoir qu’il n’y a rien, c’est qu’il y a quelque chose à quoi nous pouvons l’opposer. Quel est ce quelque chose ? La réponse en clair dans cet aphorisme est : notre dire... Ce qui est s’oppose à notre dire. Les choses sont indépendantes de notre dire. C’est bien ce que dit l’aphorisme.
Or là ça devient inquiétant, car au mieux le s’entredire humain (voire l’Interdire qui pourrait résulter d’un pareil soûtra) se trouve propulsé au centre du monde, que dis-je, au centre d’un monde créé de toutes pièces, un monde qui n’existerait pas sans cela, sans nous, sans notre s’entredire... Il n’y aurait rien d’autre.
Cette relie-euse idée n’est pourtant pas nouvelle. On trouve chez nombre de peuplades primitives « l’idée » similaire que sans leur rituel quotidien le monde alentour s’effondrerait. Parole « performative » disons-nous pour qualifier un langage qui ne dit pas le réel (c’est ainsi que nous l’utilisons, nous occidentaux) mais qui EST le réel même. C’est bien à cette même conclusion que semble nous amener l’aphorisme ici étudié, sauf que le langage rituel est ici parfaitement nihiliste puisque le réel n’est qu’idées « fictives »… : il ne nous dit pas le réel mais ce que nous devons savoir ! Savoir au sujet de nous-mêmes ? N’y a-t-il donc que nous-mêmes et notre mental, voire que « le mental » même que nous puissions savoir ? Pourquoi donc le soûtra ne nous dit-il rien de son propre dire ? Parce qu’il veut être « Parole en-soi », dire entendu comme la vérité même ?
11/ Un enseignement totalement libéré du réel…
Quand gmc martèle à l’envi ce soûtra sur différents blogs et l’accommode de l’assertion « Tout homme qui parle ment », il ne va pas jusqu’à sous-entendre qu’enseigner ce soûtra est mentir, que ce soûtra ment. Nous parlant, il veut être entendu ; entendu, il veut être cru. En disant que l’autre, celui dont il parle, ment, il veut parler de tout homme autre que lui qui s’aventurerait à dire l’être des choses ou le réel « véritable ». Car lui et son soûtra s’autorisent manifestement à nous dire que le réel est – fut-il nos idées fictives ! Ce que gmc et l’adepte semblent cacher, c’est leur optimisme linguistique, ce qui les motive à nous dire : la possibilité même (selon eux) d’un enseignement totalement libéré du réel.
Sinon la sienne propre, la Langue-hypostase que défend de facto ce soûtra est celle d’un enseignement indépendant de toute réalité autre que son dire [et au mieux, par extension, le s’entredire]. C’est sur elle que son dire s’appuie et dont lui-même profite pour être entendu et cru. C’est pourquoi il lui faut dire. Le langage humain isolé du monde de la matière et de l’esprit, cela signifie au mieux pour nous un s’entre-dire isolé de tout. Une bulle. « Nous deux seuls au monde, face à face ». A-t-on jamais imaginé plus belle situation hypnotique des hommes ?
12/ Un soûtra sur le dire, malgré lui !
Je comprends mieux le ton sur lequel gmc nous parle, pourquoi il répète n’avoir aucune intention et parle de lui-même à la troisième personne. Il est parfaitement cohérent avec sa façon de voir les choses et de considérer sa langue. Il se traite et nous traite en conséquence. L’anonyme « | » se trompe à mon avis en lui lançant : « Que de mots pour un adepte de ces choses soi-disant libres du langage ! » C’est au contraire le langage seul au monde qui importe au disciple ! Sa verve le confirme : il est, il se veut un être de langage, mais de langage à condition, en direction, bien évidemment, des autres.... ! Lui-même, dit-il volontiers, ne serait « rien », entendu : pourvu que son dire soit ! Il nous parle d’une façon bien spécifique, et c’est pourquoi il nous aide à comprendre ce soûtra !
Voilà pourquoi cet aphorisme du soûtra de l’entrée à Lanka nous parle en définitive et comme malgré lui – du dire ! Il postule l’absence totale d’un sujet pour le dire !
13/ Un langage autiste ?
Gmc nous a également gratifiés d’un autre aphorisme, lequel confirme bien la guerre du dire dans laquelle il est engagé contre la croyance en la réalité du monde extérieur :
"Ceux qui enseignent depuis les tréfonds du langage ne sont que des bavards incontrits, puisque la nature de chaque chose est indépendante du langage. En conséquence, dans nos textes, ni les bouddhas, ni les bodhisattvas, ni moi-même ne prononçons une seule syllabe à titre d'enseignement ou de réponse. Pourquoi? Parce que toutes choses sont libres du langage." (III,20)
On aura doublement compris, puisqu’il aura fallu le dire deux fois dans le même aphorisme, que les choses sont libres du langage ! On aura compris que le langage est tout seul ! Pire ! Au vu de ce qui précède, comment ne pas voir ici la confirmation d’un langage enfermé sur lui-même, enfermé avec lui-même, au point qu’il en vient à nous enseigner qu’il est impossible, voire interdit d’enseigner quoi que ce soit, sans même sembler se rendre compte que c’est précisément ce qu’il fait à l’instant !? Encore une fois, si toutes choses sont libres du langage, cela ne signifie-t-il pas que nous autres hommes et notre langage sommes par conséquent livrés au seul « entre-nous », dans le désespoir d’être tous ensembles enfermés aux mots ? Il fallait bien un soûtra pour nous dire notre autisme ! Alors dans pareilles circonstances, seul un énorme cri de libération peut encore nous sauver ! Poussons-le ! Un cri ça n’est pas une idée fictive, ça n’est pas du mental ni de la matière, ça se pousse, tout simplement ! Ou alors qu’on se lance dans une contemplation radicale… !
<>
(*) J’ai trouvé confirmation de l’existence d’un aspect « positif » dans la présentation du Soûtra de l'Entrée à Lankâ, traduit par Patrick Carré (que je salue au passage) dont la citation présente est extraite : http://nonihil.hautetfort.com/
« Manuel de réalisation intérieure, le "Lanka" décrit la vacuité de la matière, où il ne voit que des représentations, et la vacuité du psychique, lequel peut se ramener à autant d'idées fictives, avant de proposer une méthode contemplative radicale, fondée sur la "nature de bouddha" en tant que "claire lumière naturelle de l'esprit", dont le chan/zen et le tantrisme sont les applications les plus abouties. »
NB/ Il est probable que je vais me faire incendier. Pourtant je ne cache pas que ma conception du dire-être est à même d’éclairer différemment ces deux aphorismes, n’était justement leur grossière façon de présenter les choses, colportée de surcroît par la manière dont l’adepte gmc les rend. Ayant mis ce dernier en cause, et par souci d’équité, je lirai sa réaction (une fois n’est pas coutume). Je donne un résumé de mon analyse en commentaire.
15:05 Publié dans s'entredire | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note | Tags : réel, fiction, Lanka, intentionnalité, l’autisme s’enseigne-t-il ?



Commentaires
Résumé d’une analyse du « Soûtra de l’entrée à Lanka » :
GESTE
- L’usage de l’effet contraste = cela entache la souveraineté de la vérité à transmettre
- La primauté accordée au dire sur le contenu = cela entache la pureté de l’intention de dire la vérité
- Pas de garantie de ce qui est dit, la vérité s’administre, on nous l’accommode, on nous accommode.
- Le ton est dogmatique, il ne fait pas de doute qu’enseigner est la fonction et la vocation même de la vérité ! Une « ingénuité véridique » non sans rapport avec « l’ingénuité dialectique » de la note précédente : l’optimisme logique dans les deux cas en fait la preuve.
CONTENU
- Le réel n’existe pas, sinon en tant qu’idées fictives. Tout serait-il donc mental ? Les choses et dire les choses forment hétérogénéité radicale.
- Mais nous avons de façon sûre le discours, nous avons le discours pour dire l’incommensurabilité des choses et du dire les choses (c’est-à-dire du réel ou de l’être et du dire l’un ou l’autre), car celles-ci sont libres du langage !
- C’est dire que nous avons le dire pour nous tous seuls, mais aussi pour seul monde ; le monde est discours entre-nous. Le langage est hypostase !
- On garde donc confiance totale en la logique du discours ! – Et donc dans le dire aux autres hommes !
- Car il FAUT dire aux autres hommes la vérité, c’est là une question – de monde ! Nous sommes des êtres mentaux, pas même psychiques, des êtres – de parole !
- Mais en définitive, l’être homme ainsi décrit est autiste, coupé du réel qu’il juge fictif et cependant sûr de son mental (sa fiction ?) qu’il prend pour le monde réel. Son dire est comme hypnotisé et hypnotique, son mental et sa conscience enfermés dans le seul dire au point de s’ignorer comme tel, de s’ignorer comme dire au monde. Sans parler de la façon symptomatique qu’il a de nous parler !
Plus personnellement : s’il y a deux choses que je conteste, c’est bien la langue ou le langage en tant qu’espace, et la parole en-soi. Comme tant d’autres discours de par le monde, ce soûtra semble vouloir dire, s’approprier, prendre tous les atours du Dire en-soi. C’est pourquoi comme les autres discours de même acabit, il invente un espace où la vérité même s’exprime « en personne » – un comble quand il n’y a précisément personne pour la dire ! « Moi qui vous parle je vous mens, mais c’est pourtant la vérité qui est dite »…
Ecrit par : varna | 22.11.2006
cher varna,
qu'on soit clair, gmc est pure ignorance crasse, à peu près tout le monde le sait, toi seul fait semblant de l'ignorer.
il n'y a aucune raison d'incendier un soi-disant pseudo-commentaire qui n'est qu'un vulgaire détournement destiné à alimenter la soupe nauséeuse de cet amoureux de l'humain qu'est le tâcheron varna.
avant toute chose, afin que qui que ce soit passant ici puisse se faire une réelle opinion sur la soi-disant valeur de ce commentaire, il importe de savoir d'où il provient, donc:
-que l'entité varna explique clairement ce qu'elle est à tout un chacun.
- qu'elle explique également ce que sont ses intentions à l'égard de ceux qu'elle invite dans cette soi-disant aubaine qu'elle appelle "s'entre-dire" qui n'est qu'une arnaque destinée à phagocyter les pensées naïves.
- qu'elle explique pourquoi au moins deux personnes l'ont identifiée comme étant ce que les grecs appelait une hydre.
une fois les choses clarifiées à ce sujet, il sera peut-être raisonnable de se pencher sur cette "brillante analyse"
gmc est effectivement un colporteur du Lankâ mais en aucun cas il n'est bouddhiste, varna serait très obligeant de ne pas mentir en présupposant à ce sujet, ce ne serait pas la première fois mais ce type d'amalgame délictueux est couramment pratiqué par ce pseudo humaniste.
en dernier lieu, prêter des intentions à gmc alors que ces supposées intentions sont pures orientations crées par varna est une autre salade apte à générer volontairement des embrouilles.
explique donc qu'elle n'est la nature d'une hydre, varna.
explique donc pourquoi seule une tête est importante....et pourquoi les autres têtes ne servent qu'à l'alimenter.
enfin, le registre de la "claire lumière" et le registre poétique ont des natures similaires, à savoir utiliser un outil frustre, le langage, pour pointer une réalité auquel le langage, cet outil de mesure, n'a pas accès.
à te lire, petite hydre multicéphale...écris donc un poème si tu veux être crédible.
Ecrit par : gmc | 22.11.2006
"(...) nous autres hommes et notre langage sommes par conséquent livrés au seul « entre-nous », dans le désespoir d’être tous ensemble(s) enfermés aux mots ? Il fallait bien un soûtra pour nous dire notre autisme ! Alors dans pareilles circonstances, seul un énorme cri de libération peut encore nous sauver !"
* L'entre-nous est le compas ouvert, et l'espace créé par lui. Comment peut-on qualifier d'autisme cet espace qui fait la place à l'autre précisément ? Imaginons des yeux qui ne seraient plus que pupilles...
* Dans la blogosphère où un ordinateur est roi, j'ai du mal à laisser se saisir d'un "autisme" qu'il aura déjà guéri... cela me dérange énormément. Je préfère user du terme de "retraite".
* Ce qui humanise l'entre-dire, ce sont nos deux jambes vivantes, et le pas que nous faisons dans la direction qui rend alors inutile le "redéployement" : être là, tout contre l'autre, et simplement...
à suivre ?
Ecrit par : Marie Gabrielle | 22.11.2006
A L'HYDRE JOYEUSE ET LUBRIQUE
La nuit cathartique est ouverte
Dans le feu et la joie des fous
Qui viendra d'une humeur alerte
Avec une corde autour du cou
Voir la terrible hydrocéphale
Faire étalage de son talent
De fragrance super mentale
Elle est très lente la pauvrette
Excusez son rythme très doux
Le temps qu'elle arrange ses têtes
Elle a raté trois rendez-vous
C'est là tout le problème du pachydermique
Un manque d'arguments aérodynamiques
Ecrit par : gmc | 22.11.2006
une petite note à l'attention du traducteur du Lankâ et d'éventuels passants bouddhistes:
le tâcheron varna n'a pas lu le Lankâ, il se contente pour en parler des 3 citations principalement colportés par gmc; en fait, il fait de la retape, une pute en quelque sorte, pour trouver des participants à son club de danse africaine.
inutile donc que des gens sérieux se préoccupent de ce bouffon mal intentionné, laissez-le donc en tête-à-tête avec son poète préféré!!
Ecrit par : gmc | 22.11.2006
pardon, en têtes-à-tête, désolé pour l'omission
Ecrit par : gmc | 22.11.2006
Varna : comment dois-je... l'aroose as ; l'art aux as !! l'haro... SAS ?
Merci pour ce drôle d'exposé.
Ecrit par : Mastic | 22.11.2006
Varna > Comment ça tu te fais traitre « d’amoureux de l’humain » et tu ne réagis pas ? Là tu me déçois….
Ecrit par : metalogos | 22.11.2006
alors, varna, le rythme, merde, la réponse doit fulgurer, on ne va pas attendre trois jours un ersatz de commentaire édulcoré!
Ecrit par : gmc | 22.11.2006
alors, varna, le rythme, merde, la réponse doit fulgurer, on ne va pas attendre trois jours un ersatz de commentaire édulcoré!
Ecrit par : gmc | 22.11.2006
Pour que tout le monde soit bien convaincu d'avoir affaire à un tâcheron pervers, il est rappelé que:
- le Soûtra de l'Entrée à Lankâ dans la version française sortie chez Fayard cette année est un ouvrage de 370 pages (hors bibliographie).
- le tâcheron varna réduit cet ouvrage à 3 citations véhiculées par gmc et au commentaire du présentation du traducteur
quelle crédibilité peut-on accorder à un tel misérabilisme? à une telle indigence intellectuelle?
prenant le ciel à témoin, le poète éclate de rire!!!
alors, ça vient ta réponse, divin et immotel varna, phonème translucide!
Ecrit par : gmc | 22.11.2006
Voilà, voilà, ça vient....
Bon - je m'attendais à pareilles choses, mais je n'allais tout de même pas passer l'après-midi devant mon ordi dans une attente fiévreuse d'une poétique ("porc épique" dirait peut-être Marie-Gabrielle ! Euh pardon) réaction ! je me suis occupé d'amorcer une nouvelle catégorie intitulée "Epistémofolie". Voilà pour mon emploi du temps ;-)
J'ai indiqué que je lirai gmc, lequel s'est trouvé malencontreusement sur le passage à niveau de mon insolente analyse. Car en fait, loin de faire de lui un ennemi personnel (malgré ses régulières attaques, il me semble) gmc m'a rendu l'involontaire service d'étayer le sens possible de ce soûtra par sa façon toute personnelle de nous parler et de parler de lui. On aura compris que je parle donc ici de lui (à la même troisième personne), conformément à sa propre façon de parler de lui-même. Mais mon engagement s'arrête ici, je ne promets pas de lire la suite, si suite il y a. Pour toute explication personnelle, dans le cas où il le souhaite, je l'invite à m'écrire par mail.
Il y a un point que je veux préciser depuis longtemps concernant le titre de ce blog. En cela je réponds effectivement à l'une des questions de gmc. La note est prête depuis longtemps, elle complète l'A propos, et il est vrai que j'hésite encore à la donner. Ceci seulement : en ouvrant ce blog et en l'intitulant de la sorte, je n'ai pas ouvert un centre d'accueil, mais désigné le terme d'une recherche personnelle, je n'ai pas fixé quelque règle que ce soit, mais mis carte sur table. Reste à jouer la partie.
Metalogos > Que dis-tu ? Je me ferais le traitre de l'amoureux de l'humain ou traiter d'amoureux de l'humain ? Si je suis amoureuxné, ce serait bien plutôt de l'humaine... ;-)) J'ai bon, là ?
Marie-Gabrielle > autiste serait même un monde devenu sans autre, ou avec pour seul autre un langage dans lequel se mirer. Ce qui revient au même...
(Ceci dit, il reste à discuter de la valeur ou des bénéfices, peut-être, de l'autisme).
Ecrit par : varna | 22.11.2006
pauvre petit caliméro-varna!
il n'y a nulle analyse dans tes propos, uniquement veules intentions et rien d'autre.
le fait d'appeler analyse ton torchon qui ne brasse que des vents creux est hautement présomptueux de ta part.
gmc n'est pas ton ennemi, il s'en fout, mais l'indigence intellectuelle alliée à la malhonnêteté du propos mérite les réponses que tu reçois, réponses qui ne sont pas des attaques mais des éclairages approximatifs, de la pub en quelque sorte.
et ta recherche de partenaires naïfs à escroquer ne mérite pas mieux non plus.
donc pour jouer sereinement une partie sur la place publique, autant que les règles soient clairement énoncées aux éventuels "volontaires" un peu bétas: tu as pu remarquer que les sketches de gmc n'empêchaient pas les proies de se présenter, n'est-ce pas?
mais il est plus judicieux qu'elles soient au préalable informées, question de fair-play.
tu as choisi de te balader sous les sunlights, assume l'éclairage.
gmc ne pose aucune question, encore faut-il te le dire, il se tape de tes réponses ampoulées et autojustifiantes, il ne supporte que la clarté dans les discours (les yeux fragiles , que veux-tu, qui se fatiguent facilement à la lecture de trucs tordus).
Ecrit par : gmc | 22.11.2006
Traiter et non pas traitre...j'ai raté mon effet ;-)
Ecrit par : metalogos | 22.11.2006
« Les idées fictives naissent des erreurs suscitées par les apparences. Ces idées sont donc le réel puisque les apparences ne sont pas des idées".
Varna : de bon matin comme ça, il me vient une fantaisie que j'exécute aussitôt : singulariser... (un pardon à l'auteur) :
"L'idée fictive nait de l'erreur suscitée par les apparences. Cette idée est donc le réel puisque les apparences ne sont pas cette idée".
Précisons que les apparences demeurées plurielles aideront l'intelligence émotionnelle à évoquer :
1/ la tête fracassée contre un mur de l'incompréhension,
2/ la "précaution d'emploi", consistant à ne pas chercher à "régulariser", trop à l'avance - un format qui "serait" alors devenu susceptible d'avoir pu schléroser un cerveau...
Bien sûr, je livre les mots tels qu'ils me viennent hors la censure qui aurait à ce stade bien peu lieu d'être...
Avant de soumettre un embryon d'analyse, j'ajoute la deuxième proposition, où tout apparaît déjà plus "singulier" :
« L'idée fictive nait de l'erreur suscitée par l'apparence. Cette idée est donc le réel puisque l'apparence n'est pas une idée".
Et donc, partant du présupposé "d'enseignement" - comme cadre, tel que semblait vouloir s'y référer Varna un peu plus haut...
ou bien : "je ne sais pas, n'y vois rien et n'y comprends rien et mérite bien de me faire taper sur les doigts, et par conséquent, renonce à mon libre arbitre et à ma capacité de cum-prendere..." -
ou bien : au constat effarant de mon absence de réflexion "utile" - ceci après avoir démonté la phrase du Sutra à mettre en exergue, je découvre que ma lecture se met à "avancer toute seule", comme... un jouet, une montre, etc.,
En forme de conclusion :
1/ si : "c'est de recommencer l'erreur une deuxième fois, qui est grave", comme le dit le parent à l'enfant : alors l'idée ici de la "singulariser" ayant pour effet de la rendre visible et acceptable autorise par ce biais le discours à se laisser entendre (?),
2/ l'on présuppose que les apparences auront dit ce qu'elles avaient à nous dire...
3/ mais "l'apparence-cible" mise au singulier semble s'en référer à "une" personne : pourquoi ?
4/ je dirais que c'est bien afin que le serpent se morde la queue :
ici, les idées = les apparences, et il n'est plus personne pour vous y ligoter.
En bref, ce paragraphe, à tout prendre, pourrait bien recéler plus que de simples mots : l'expérience dans son entier, somme toute - bien désagréable à constater, incorporant l'erreur au niveau relationnel à la plus simple erreur dite de parcours.
Merci de votre indulgence à lire ma complémentarité vis-à-vis de vous, Varna...
Ecrit par : Marie Gabrielle | 23.11.2006
Tout cela , (tous ceux- là) est mortellement sérieux .
Ecrit par : | 23.11.2006
> - inclusive ? sérieusement mortel ?
Ecrit par : Mastic | 23.11.2006
Ne sommes nous pas là dans une traduction ? Dans quelle mesure cette traduction était elle possible ? Le terme « apparences » est à lui seul intraduisible (combien de définition dans notre langue – 6 ou 7 non ? Qui vont de « aspect » (en tant que réalité) à « vraisemblances » en passant par phénomène en opposition à la chose en soi… .
Un préalable serait donc de se mettre d’accord sur les sens de ce mot
Extrait d’une de mes notes sur le sujet « J’apparais dans une débauche de phénomènes qui me rendent perceptibles, où je ne suis que ce que je parais être, et en cela je ne suis rien d’autre qu’une apparence, une illusion en quête d’authenticité.
Pour paraître autre chose qu’une apparence il me faudra sacrifier les vraisemblances tout en cherchant à sauver les apparences.
Je suis d’accord avec I....il vaut mieux en rire.
Ecrit par : metalogos | 23.11.2006
anonyme > est-ce le passé qui vous "tue" ? le présent ? ou l'avenir ?
Qu'auriez-vous "vu" ?
Ecrit par : Marie Gabrielle | 23.11.2006
et que diriez-vous de les scarifier un peu ?
Déqualifierait-on le système D ?
Seul apte à épouser des contours apparents ? à les défoncer si besoin ? à se les approprier encore ?!!
A quoi s'en trouverait réduite alors notre raison ?
Pourquoi ne pas lui reconnaître aussi une limite, et le droit de déléguer "à d'autres..." telle situation inabordable, ou difficile à situer (= appréhender) ?
Se perdre encore...
Ecrit par : Mastic | 23.11.2006
Marie-Gabrielle > C'est bien ainsi, à mon avis, que l'échange est le plus beau, quand il n'inspire plus ni riposte enflammée, ni plate réflexion, mais l'envie de chevaucher à son tour "la question", répondant ainsi à un texte par un texte, à un effort par un effort, à une pierre de construction par son complément (fut-il antagoniste). Merci.
Et vive toute erreur même quand elle est l'expression d'un courage ! Celui de s'exprimer...
N'est-ce pas là un "s'entre-inspirer" ? .-)
Ecrit par : varna | 23.11.2006
metalogos > on pourrait dire par exemple : "je suis vraisemblamblement crucifiée... alors que voletant je fais façon fée du sur place dans les airs à vous observer".
J'ai du mal à ne pas rire jaune, mais vous, comment faites-vous à rester dans cet état de presque condensation sans tomber ? Mon propos ne se veut pas directement agressif, indirectement, il restera doucement poussif... peut-on en rire ?
Ecrit par : Marie Gabrielle | 23.11.2006
"celle-là nage... ssssssssssssssssss, fit la fusée... et l'équi-page ?"
Ecrit par : Mastic | 23.11.2006
je me sens alors dépassée, mon cher Varna... puis je vous dépasse à mon tour, de fait.
Une question s'impose encore à moi : s'ins-pirer quoi ?!
Je ne suis pas une cultivatrice de l'erreur, jusqu'à ce nouvel ordre.
L'erreur n'appartient à personne, et moi non plus.
En suis-je pour autant réduite au devenir "dictatorial" d'un seul mode ? (= chinois).
Aaah ! la crispation nécrosée... n'y aurait-il donc plus que cela de vrai ?!!!!
Ecrit par : Marie Gabrielle | 23.11.2006
Metalogos > Dans l'analyse d'un texte ou d'un discours, à mon avis, il n'y a pas à s'entendre sur le sens de tel ou tel mot mais à repérer celui qui s'en dégage, le sens qu'en donne l'auteur. Il y a trois bonnes raisons à cela : d'abord il n'y a pas un seul mot sur le sens duquel on s'entendrait, ensuite cela serait mésuser assurément du sens que lui donne l'auteur du texte (à tort ou à raison). Enfin, ce serait relativiser un "problème" à l'appréciation de chacun et le diluer ainsi dans l'inutilité d'en discuter. C'est toujours quelqu'un qui dit et non pas "un problème qui parle tout seul".
Dis, ta citation c'est une proposition pour la moulinette ? ;-))
|> Le grand cri final (ou primal, c'est selon) dont il est question est le bon gros rire de Zara ! Comment ne l'avez-vous pas reconnu !? :-(
Ecrit par : varna | 23.11.2006
Marie-Gabrielle > Arrhh !!! Je n'ai pas voulu dire que vous étiez dans l'erreur !!!
Ecrit par : varna | 23.11.2006
(...oh mon Dieu, quelle horreur ! ayant décidé après coup d'en inverser la marche... j'ai mis dé-qualifier en lieu et place du : "disq"... ne serait-pas là pour moi le signe d'un des buts de la faim ?)
Ecrit par : Mastic | 23.11.2006
Il n'a pas ri et aurait-il ri que ce n'aurait certes pas été d'un bon gros rire quand il entendit le rire énigmatique Zarathoustra...Varna !
...Mais un homme gisait là ! Et voici ! le chien bondissant, hérissé, gémissant, — maintenant qu'il me voyait venir — se mit à hurler, à crier : — ai-je jamais entendu un chien crier ainsi au secours ?
Et, en vérité, je n'ai jamais rien vu de semblable à ce que je vis là. Je vis un jeune berger, qui se tordait, râlant et convulsé, le visage décomposé, et un lourd serpent noir pendant hors de sa bouche.
Ai-je jamais vu tant de dégoût et de pâle épouvante sur un visage ! Il dormait peut-être lorsque le serpent lui est entré dans le gosier — il s'y est attaché.
Ma main se mit à tirer le serpent, mais je tirais en vain ! elle n'arrivait pas à arracher le serpent du gosier. Alors quelque chose se mit à crier en moi : "Mords ! Mords toujours !"
Arrache-lui la tête ! Mords toujours !" — C'est ainsi que quelque chose se mit à crier en moi ; mon épouvante, ma haine, mon dégoût, ma pitié, tout mon bien et mon mal, se mirent à crier en moi d'un seul cri. —
Braves, qui m'entourez, chercheurs hardis et aventureux, et qui que vous soyez, vous qui vous êtes embarqués avec des voiles astucieuses sur les mers inexplorées ! vous qui êtes heureux des énigmes !
Devinez-moi donc l'énigme que je vis alors et expliquez-moi la vision du plus solitaire !
Car ce fut une vision et une prévision : — quel symbole était-ce que je vis alors ? Et quel est celui qui doit venir !
Qui est le berger à qui le serpent est entré dans le gosier ? Quel est l'homme dont le gosier subira ainsi l'atteinte de ce qu'il y a de plus noir et de terrible ?
Le berger cependant se mit à mordre comme mon cri le lui conseillait, il mordit d'un bon coup de dent ! Il cracha loin de lui la tête du serpent — : et il bondit sur ses jambes. —
Il n'était plus ni homme, ni berger, — il était transformé, rayonnant, il riait ! Jamais encore je ne vis quelqu'un rire comme lui !
O mes frères, j'ai entendu un rire qui n'était pas le rire d'un homme, — - et maintenant une soif me ronge, un désir qui sera toujours insatiable.
Le désir de ce rire me ronge : oh ! comment supporterais-je de mourir maintenant ! —
(de la vision de l'énigme)
Ecrit par : | 23.11.2006
Quand je vous disais que Nietzsche est à la mode cet automne ! On le voit partout et toujours cité par un anonyme. Curieux ça.
Serait-il l'arbre qui cache la forêt des autres penseurs ? Ou est-il utilisé par un monomaniaque ? :)
Ecrit par : . | 23.11.2006
L'arbre de crête ne fait pas d'ombre à la forêt "."
Promenez-vous donc dans la forêt pendant que le loup niet.. pas ...
Ecrit par : . | 24.11.2006
mdr ou les ravages de la culture de masse
Ecrit par : maïmonide | 25.11.2006
...mdr ou les ravages de la culture de masse... dis-tu.
Voyons ! N'as-tu pas compris que les commentateurs se prennent très au sérieux, Maïmonide ? Sûr que non seulement ils se prennent au sérieux mais qu'ils ont l'impression de tenir le monde au creux de leurs mains.
Moi, aussi je suis parfois mdr en les lisant. C'est bon le rire. Donc je remercie tous les anonymes qui ajoutent leurs grains ici ou là.
Ecrit par : *** | 25.11.2006
D'une simple fleur, vous voyez "l’origine bionique du spoutnik russe ? Un végétal micro espion à l'écoute des fonds marins, habillé de couleurs tendres ? Une sonde guettant sa proie, dans une tension horizontale ?" Que d'imagination! Ca ne reste toutefois qu'une simple tige végétale!
A bientôt!
Ecrit par : ben_jeff | 25.11.2006
ben_jeff > pourquoi répondre ici ? Mais vous tombez à pic, y a justement juste derrière vous des anonymes pour croire qu'on sait pas délirer simplement parce qu'il nous arrive d'être sérieux ! Mdr qu'ils disent, sans même se rendre compte qu'ils rcorrespondent EXACTEMENT par leur anonymat au profil de cette note ! Anonyme = qui n'a que son dire et rien d'autre à proposer ! Et quel dire ! Rien à dire = je le dis ! Mdr ! Le dire pour seul monde...
Bon, m'excusez, j'ai pas que ça à faire. Continuez sans moi...
Ecrit par : varna | 25.11.2006
les anonymes valent au moins autant que ce tordu de varna qui, en ayant lu 3 citations et l'avant-propos d'un ouvrage de 370 pages, se permet de prétendre en avoir fait une analyse...
Ecrit par : gmc | 25.11.2006
Rien de tel pour comprendre le Lankâ que de commencer par une des phrases les plus enigmatiques du livre. Avec une belle sortie hors contexte, en plus, c'est vraiment le meilleur chemin à prendre pour faire route vers la compréhension et la claire lumière de la vacuité.
Bonne Fortune à Vous !!!!
Ecrit par : mdp | 26.11.2006
pas de modération de commentaires ici, chère hydrocéphale?
Ecrit par : gmc | 26.11.2006
Incroyable cette dérive progressive qui va de billets de plus en plus abstrus à des commentaires de plus en plus insensés pour en arriver à ... ? Ca me rappelle la pensée d'un vieil homme :
"Tout ce delire pour un peut-être..."
Ecrit par : azor | 27.11.2006
Arrêtez ou je je vous cite du Pascal Sevran.
Ecrit par : clownbarbare | 29.11.2006
Attends bouge pas surtout:(il parle de la poésie)
"ce langage artificiel et abscons m'ennuie.Je ne vois pas qu'il faille faire tant de manières pôur dire les choses de l'amour,de la guerre, de la mélancolie..."
Il dit pas que des conneries cet homme là finalement.
(et dis donc GrandConMalade, tu serais devenu drôle en plus ?)(passke le comm au dessus=mouhahahaha)
Ecrit par : clownbarbare | 29.11.2006
Bah je quitte mon red nose deux secondes,sans la poésie je serais DCD à douze ans en fait alors je dis plus de mal
Promis.
Ecrit par : clownbarbare | 29.11.2006
Il doit y avoir possiblité d'un check point , poésie meets philosophie,ça s'appellerait la vie et on pourrait courir nus dans les prairies.(je vais me recoucher, je suis vannée,)
Ecrit par : clownbarbare | 29.11.2006
...pane e cioccolata ? Pina Colada ?
Ecrit par : Mastic | 29.11.2006
Bien. Je vais lire tout ça. Mais gmc et mgm je crois avoir déjà vu ça quelque part... Bon vent !
Ecrit par : patrick | 22.12.2006
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