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27.11.2006

Entre dits et sentiments

[Blog opératoire] 

L’idée d’échange te paraît naturelle parce que tu écris des choses et les donnes à lire à autrui. Ecrire / lire, tel est le code d’échange, en quelque sorte le contrat passé tacitement (Supra) entre nous et auquel chacun souscrit. « C’est écrit », inscrit en nous, prescrit même quelque part.

- Qu’est-ce tu écris ? Des choses à savoir et / ou qui procurent un plaisir moral ou esthétique.

- Qu’est-ce tu en attends de la part des autres ? De la reconnaissance.

- Est-ce là un échange ? Oui, le don de ce qu’on écrit et la reconnaissance en retour qu’on en reçoit, c’est bien un échange   mais quel type d’échange est-ce là ? N’est-ce point un échange de « bons sentiments » ?

 

Est-ce là ce que tu veux ? A ce texte auquel tu t’es tant appliqué et que tu donnes maintenant au lecteur, celui-ci co–répond-il vraiment quand il n’exprime au mieux que gratitude et encouragement ? N’est-ce point plutôt, pour l’un et l’autre, une façon là de donner le change ? Car tu n’as pas écrit ce texte pour seulement plaire, pour le « donner », mais pour qu’on Y réponde. Ainsi, si tu l’abandonnes cependant au lecteur, n’est-ce point parce que tu sais qu’à défaut de s’en inspirer et de co-répondre par le même geste et dans un même effort (fut-ce dans un autre genre*), il va simplement donner là son sentiment ? S’entre-dire autrement qu’en échangeant un travail contre des sentiments n’impliquerait-il pas qu’à ton dire co-réponde le dire d’un autre mais de même espèce ?

 

Le lecteur est-il seul responsable du malentendu, du mal répondu ? Certes, c’est par pure paresse d’esprit qu’il se contente le plus souvent de dire ce qu’il pense, fut-ce avec force  mais ça n’est pas tout ! Si nos textes d’auteur ne sont d’avance que pré-textes à des sentiments mutuels (bons ou mauvais du reste), pourquoi y aurait-il un bénéfice textuel direct, pour le lecteur, pour ce qu’il va lui, à son tour, maintenant, écrire ? Or c’est ici justement que le s’entre-dire (équitable) au sens propre du mot est le plus manifestement BAFOUE par les auteurs mêmes en général : ils ne disent rien de cet a priori de l’échange, ils y consentent, ils manifestent même clairement leur préférence pour les bons sentiments qu’on pourrait avoir à leur égard. Autrement dit, ils tiennent leur rôle dans la plus pure tradition du dire « en chaire » : ils entendent Dire, citer des références à tour de bras, nous démontrer et    que nous les écoutions.  Et ça s’arrête là ; et nous applaudissons.

 

En outre, avant d’être auteurs nous avons tous été lecteurs ! Or même entre auteurs ça ne se passe pas mieux : les personnes qui te remercient et t’encouragent sont rarement celles qui disent ouvertement s’être inspirées de toi quand à leur tour elles écrivent. Il serait pourtant tout à fait dans l’esprit d’un échange équitable, d’un véritable échange entre dits, que tous reconnaissent appartenir à une sorte de groupe de travail collectif informel où chacun (chaque dit) prolongerait tel ou tel autre (fut-ce en le contrariant) au lieu de se donner à croire qu’il doit figurer à tout moment sur son blog ou dans un livre comme un point de départ, comme un egoïque commencement.

 

(*) Comme le fait Eden, je crois, sur son blog.

<>

NB/ Ce texte me fut inspiré par le blog de Sancho. Mais le « tu » est ici générique, il ne le désigne pas. 

 

Commentaires

Varna... je tâche de répondre et de co-répondre, non que je me surprenne à manipuler les boutons d'un appareil quelconque, mais à quêter la nuance ou poids juste, comme longueurs d'ondes connues ou inconnues, cela resté sans importance.

(pssss... pourriez-vous simplement nous indiquer l'adresse du blog de Sancho, svp ? merci...)

On ne "sait" pas à l'avance, dans ce domaine, et prétendre le contraire serait s'inscrire en faux.

En revanche, si je SAIS que je SENS, c'est alors que je SUIS dans le processus de création, à mes risques et périls, mais pas forcément seul(e), puisque je n'oublie pas que la corde longue m'a été lancée par l'acrobate, que j'ai confiance en mon poissonnier, que j'ai su acheter les cerises en saison, par exemple... et que je veux aimer - en vérité.

Il n'est pas de travail* sans MATIERE, et pas non plus sans MATIERES. Or, si j'aime ce pluriel ici, c'est qu'il m'évoque l'abondance offerte aux artistes dès qu'ils travaillent ensemble en esprit d'amitié, comme vous le dîtes.

Jacqueline Kellen, dans son livre "l'Eternel Masculin" traite de l'amitié. Celle-ci chez les Grecs (mais j'ai lu ce livre il y a très très très longtemps) se voyait difficilement offerte à la femme à laquelle on aurait reproché un défaut de "virilité" au niveau du mental.
Cette capacité (d'amitié) "virile" au sens où Thérèse d'Avila l'emploie elle-aussi, est ce que je vis quand je crée ma vie...

*Le travail est transformation... métamorphose, diraient nos premiers mangas, sans oublier bien sûr un certain... K

Ecrit par : Marie Gabrielle | 27.11.2006

Bonjour
pour répondre à votre commentaire, je vous donnerai une seule adresse que je connais de mémoire w ww.20six.fr/fridakahlo
à vous lire
Pierre

Ecrit par : Pierre | 27.11.2006

Marie-Gabrielle > Voilà une très belle réponse, et qui rétablit l’équilibre en rehaussant à nouveau (mais fut-elle jamais compromise ?) l’expression pure et simple de nos sentiments. Voici le mien : bravo et merci pour ce très beau texte ! Vraiment.
Sans préjuger ici du « sexe de l’amitié », votre idée de l’amitié liée à la créativité permet-elle de dire :
« En art l’ami, l’Autre, ça n’est pas le public, ça peut être l’étudiant, mais c’est plus sûrement encore le co-répondant » ? Dans ce cas, les artistes qui prétendent aimer leur public comme des amis…. ???

L’adresse de Sancho (je la croyais connue de tous) = http://www.philo.over-blog.com/

Pierre > Merci à vous ! Je vais aller voir. A bientôt !

Ecrit par : varna | 27.11.2006

oui, Varna, votre dernier point (portant sur le rapport entre l'artiste et son public) serait peut-être à développer, mais je n'ai pas la culture du milieu nécessaire pour une telle amplitude de travail, et ne tenterai donc pas non plus, à ce stade de votre recherche, l'expérience sur moi (en tant qu'actrice-spectatrice ?) - cela même à la seule fin de pouvoir dire un jour : "...de quoi qu'on cause".

Sinon, Varna, je m'amuse un peu du terme : "co-répondant" me faisant penser à "répondez pas tous en même temps !".
Pouvez-vous précisez ?

Je vous remercie par ailleurs de l'impression d'avoir eu le vent en poupe, que je ressens à vous lire toujours.
Sincèrement,

Ecrit par : Marie Gabrielle | 27.11.2006

J'aime beaucoup cette idée que vous évoquez ... ce "groupe de travail collectif informel". Ceci posé, pour moi le lecteur et l'auteur ne font qu'un mais ne pensent pas essentiellement la même chose ... là commence le dialogue si celui-ci est ouvert .. les réponses ferment souvent comme le texte initial d'ailleurs ... écrire et lire est au fond difficile mais toujours enrichissant de part et d'autre ... le secret peut-être réside dans la non attente même si naturellement écrire sur internet engage évidemment qu'il y ait un public quitte à se faire laminer parfois !... en tous cas l'idée de partage me paraît essentielle ou alors mieux vaut écrire dans un journal intime que personne ne verra jamais ! quant aux auteurs entre eux, je suis plus dubitative sur leurs capacités de concessions ... c'est un autre sujet peut-être ..

merci pour ce texte
cat

je vais de ce pas regarder le blog de Sancho

Ecrit par : cat | 27.11.2006

la seule chose qui intéresse une hydre, c'est de perdurer au détriment de ceux ou celles qu'elle enchaîne, elle n'a aucune sorte de motivation, affect ou sentiment.
c'est d'ailleurs la seule motivation des écrits de varna, trouver de la matière mentale à enchaîner, aucune autre sorte de chose ne l'anime.
tous ses textes sont donc baratin destiné aux pigeons qui sous-estiment ce gros cafard.

Ecrit par : gmc | 27.11.2006

Et bien que voilà des propos intéressants, si vous permettez je vais regarder ce combat de loin, histoire de me marrer un peu ... promis je ne rirai pas trop fort !!

allez adios los amigos, amusez-vous bien !!! moi perso ma cervelle est depuis longtemps totalement déserte, plus rien donc à y puiser !!

cat

Ecrit par : cat | 27.11.2006

Pour qu’il y ai un « échange équitable » il faudrait que tu arrives à exprimer clairement ce que tu as à dire, que tu le portes à notre connaissance dans ton langage, ensuite il faudrait que cela soit traduisible, sans perte, par moi tout en correspondant parfaitement à ce que je veux entendre…Bref c’est pas gagné.

Ecrit par : metalogos | 27.11.2006

gmc > Vous avez été vexé depuis le début par mon refus de vous adresser la parole, et plus encore par ma précédente note. Malgré tout, j'ai trouvé normal de vous laisser toute lattitude pour riposter. Mais là, vous devriez comprendre que vos commentaires désobligeants finissent par lasser les lecteurs. Ils auront compris vos sentiments à mon égard, inutile de les ressasser, vous ne croyez pas ?

Je vous donne donc une dernière occasion d'exprimer ici enfin autre chose que votre haine. Si vous ne la saisissez pas aujourd'hui ou une très prochaine fois, je me verrai dans l'obligation d'effacer tous vos commentaires passés, présents et à venir. Je vous tends la main malgré mes réticences à votre égard. Réfléchissez, nous avons sûrement des choses intéressantes à nous dire ! Vous ne pouvez honnêtement rejeter en bloc tout ce que j'écris ! Quoi qu'il en soit, et fut-il le pire, je n'effacerai pas votre prochain commentaire. Mais après, si vous continuez sur ce ton, vous savez à quoi vous en tenir...

Ecrit par : varna | 27.11.2006

Metalogos > Si je te comprends bien, il ne peut y avoir échange équitable entre nous parce que tu ne comprends pas. Mais es-tu si sûr que ce soit bien de ma faute ? Marie-Gabrielle semble avoir parfaitement compris. Peut-être le sens de ma note t'apparaîtra dès lors que tu feras démarche auprès d'elle pour comprendre ? Car moi je passe plusieurs heures par note, j'essaie d'être le plus clair possible, et tu me dis ce qu'il me faudrait faire pour que l'échange équitable que je suis en train d'expliciter soit ce que "TU veux entendre" !?

Ecrit par : varna | 27.11.2006

très cher varna,

un commentaire comme ce dernier, c'est un réel foutage de guele en bonne et due forme.
tu veux effacer les commentaires de gmc? fais-le si bon te sembles, il en posera de nouveaux partout où il trouvera ton odeur glaireuse.
et cesse de jouer les faux caliméro, gmc n'a aucune haine de toi, tu n'es qu'une chiure de mouche sans aucun pouvoir de nuire à gmc.

ta tentacule tendue n'est là que pour asservir ceux qui ne se montreraient pas prudents dans leur naïveté enfantine. il suffit de constater ton absence intégrale de sincérité intellectuelle: le nullos qui prétend avoir fait une analyse d'un livre de 370 pages en exploitant 3 citations et un avant-propos, alors que son seul but est de mettre sous séquestre les capacités de libre-arbitre de son interlocuteur, ne mérite aucune forme de respect ou d'attention.

le jour où tu ne seras plus médiocrité sournoise et veule, il sera temps d'en rediscuter; d'ailleurs, tous tes "adhérents" comme marie-gabrielle, koan ou autres présents ou à venir, peuvent clairement constater que tu est totalement impuissant face à gmc, tu es même incapable de l'empêcher de pondre des poèmes sur leur blog, regarde donc ton petit koan, un poème et il ferme son blog - alors qu'il avait lui-même jeté la première pierre, ce roquet à qui tu as fait croire qu'il pouvait être un loup-, il est clair que ta capacité s'arrête aux frontières de l'empire de gmc; donc, en vertu de ce fait que gmc est beaucoup plus puissant que toi, il lui parait normal et juste de déposer d'augustes mollards sur ta tronche de tordu; vu ta nature d'abjection, il paraît évident que seul le mollard glaireux et purulent sied correctement à ton teint d'emmanché pathogène. du jour où tu respecteras la Vie, peut-être sera-t-il temps de changer d'avis.

voilà beau prince, à la prochaine

poétise si tu en es capable, petite hydre au cerveau ramolli

SANS ECHANGE

Je suis l'Amour à chaque seconde de ce temps qui ne s'écoule que pour la beauté du spectacle. Je suis l'amour et je rayonne ce parfum d'alouette hallucinée qui déride les cils des étamines effarouchées. Je suis l'Amour sans qu'une hirondelle intéressée vienne me proposer de picorer ma saveur d'éternité désentravée. Je suis l'Amour, chacun se sert en fonction de son appétit, tout est offert à qui sait s'abandonner sans désir autre que de seulement éprouver la beauté d'être, juste nimbée de douceur outrancière et soyeuse. Je suis l'Amour que tu es, pourquoi donc devrions-nous échanger cette plénitude qui nous habite, étant par essence pure perfection de l'oeil qui nous contemple amoureusement.

Ecrit par : gmc | 27.11.2006

gmc > Désolé je n'ai pas tout lu. Maintenant vous savez.

Ecrit par : varna | 27.11.2006

Voilà qui donne à réfléchir Varna, je lis Sancho depuis plus d'un an maintenant, le le lis, alors devrais-je me poser les questions des raisons de cet attrait pour son blog...Je n'en sais rien, quelles que soient les motivations, les siennes pour avoir envie de faire partager sa pensée, son ivresse, ou les miennes de la suivre, je passe ici et la. Quand à mon blog, il ne vaut pas la peine d'être étudié à la loupe, t'accroches ou pas, voilà tout. L'entre-dits et sentiments sont presque insondables, c'est peut-être là la quête puisque nous savons tous qu'elle est infinie.

Je crois aux fantômes... ;)

Ecrit par : eden | 28.11.2006

Varna > Tu n’as pas compris le sens de mon commentaire, preuve que tout échange équitable est impossible. Entre ce que je pense, ce que je veux en dire, le langage que j’utilise pour le dire, la manière de le dire, ce que tu entends, ce que tu comprends de ce que je veux dire…il y a autant de raison de ne pas ce comprendre…je ne te fais pas porter la responsabilité de cette incompréhension.

Ecrit par : metalogos | 28.11.2006

Werber l'a formulé aussi !

Ecrit par : eden | 28.11.2006

Eden > Je précise que le contenu de ma note m'imposait de donner ma source d'inspiration, ce qui ne signifie pas que j'ai mis préalablement Sancho "à la question" ! Le lien entre ma note et Sancho n'est pas nécessairement étroit .Du reste, je le lis moi aussi régulièrement, même si j'ai pas le plaisir, quand j'interviens, d'être compris.

Metalogos > Les raisons de ne pas se comprendre sont multiples. J'ai réagi un peu vite à ton "il faudrait que tu". Mais j'ai regretté après coup ma réponse, car en la matière il y a toujours plus judicieux que de simplement riposter. Bouh le varne ! Bref, l'essentiel de ma note est peut-être que chacun à son niveau sache s'inspirer des autres et dire le lien, même lâche. Par exemple, tu aimes la photo - eh bien quelle photo ou quel style de photo ou de peinture mettrais-tu (imaginerais-tu) en co-rrespondance avec ma note ? (Je dis bien : avec ma note, pas avec notre incompréhension ! ;-)). Bien -- je crains quand même le pire ! ;-)

Ecrit par : varna | 28.11.2006

Eden > Qui est Werber ? A quoi et à qui répondez-vous ?

Ecrit par : varna | 28.11.2006

...quelle grâce - dans le genêt, mais à bientôt le houx ?
A ne chercher que le gui... on nid trouve, la guimauve ?
Ahh !? La poésie en proses !!




Que de pauses... et sans la pose ! Laper la rose, envers et contre l'airain de la prose, d'HOMMEs à HOMMEs, sans équimoses... dans l'overdose d'un rien qui s'éteint.

Ecrit par : Astrid | 28.11.2006

Avant Werber, Dieu créa la Femme.
Parce qu'un tien vaut mieux que deux... tue l'aura.

Ecrit par : Mastic | 28.11.2006

Mon com a croisé celui de GMC, Varna, je rebondissais sur le com de Métalogos en ce qui concerne l'incompréhension dans les échanges, la représentation que chacun se fait de ce qui lui est donné de voir, entendre etc...Il y a certainement des perceptions communes mais nous ne pouvons pas les confondre sur un sujet de conversation prédéfini, simplement tenter de les ajuster ou peut-être même découvrir à ce moment là ce qui nous aura manqué et en ouvrir un suivant, et cela est sans fin. Une soif.

Euh, Werber...Bernard, je crois bien. ;)

Ecrit par : eden | 28.11.2006

Oui et non, Eden, puisque face au langage, et à la communication - en général - un comportement dit de "caméléon", voire - au "corps à corps" (référence faite à ces combats sur les "toîts" - vus dans les films, et où la chute paraît possible à l'un, à l'autre - ou aux deux à la fois...), est parfois inévitable.

En effet, si le lien préexiste, parce qu'il y a déjà eu "affect", cela signifie qu'il pourrait y avoir eu "illusion d'affect", c'est-à-dire mensonge A CE NIVEAU, et qu'une certaine co-dépendance aurait alors été mise en place - quasi définitive sauf à briser l'accord - s'agissant ici en l'occurence de l'entente linguistique...

Cela signifie encore que le choix s'est imposé entre, soit la fatigue + un danger réel pour l'équilibre et l'intégration sociale (qui aura été assumé par anticipation, dans la profondeur et la fidélité à soi-même face à l'intime de la situation créée), soit : "je joue le jeu sans avoir vu ma "main", et je vends mon âme au diable, sans m'être jamais battu, ce qui semblerait étonnant et difficile à constater par un tiers, d'où la tentation pour moi d'un passage à l'acte...".

Ce qui serait évidemment ou pas "à suivre"...

Ecrit par : Marie Gabrielle | 29.11.2006

AHHHHHHHHH kikooo TOI ....ça s'arrange pas dis moi...

Sinon le rock and roll va aussi bien que la poésie, il pue le rat crevé.

Ecrit par : clownbarbare | 29.11.2006

Je venais voir si il y avait du nouveau

Ecrit par : Pierre | 29.11.2006

...Stanislas Grof, oui, j'ai toujours failli lire son livre sur la venue au monde... il y dirait que chacun bloque à un stade... mais c'est un tel pavé à avaler que, j'ai préféré vivre.
Cela me rappelle une amie qui parlait d'un prof qu'aurait vécu avec des livres dans sa baignoire (c'était symbolique, bien sûr... comment te dire... oui, parabolique...), elle adorait les Russes.

Bonne lecture à vous tous, alors vous me raconterez ici même, parce que je ne vis pas ailleurs... qu'ici, même... ici.

Ecrit par : Léonie | 29.11.2006

(...c'est omme dans les envahisseurs ! hhhhhhhhanhhhhhh !!!!)

Ecrit par : Astrid | 29.11.2006

La grande question que je me pose concernant les blogs, et qui rejoint en quelque sorte ta propre réflexion, c'est si un dialogue digne de ce nom y est vraiment possible.
On procède par bribes, par morceaux de bravoure, on parsème notre surf de bouts de commentaires, mais peut-on évoquer là une vraie dynamique communicante ?

Je pense que l'outil est là pour que soit envisageable un "groupe de travail collectif informel", mais je n'ai pas l'impression que ça ait lieu, du moins en fonction de ce que je connais du "blogocosme". J'y vois plutôt un conglomérat de petites bulles individuelles qui se répondent avec politesse mais sans trop se confondre, sans trop oser empiéter sur les micro-territoires voisins (oui je vois finalement un espace très territorialisé, plus balisé qu'on ne l'imagine).

Je te rejoins assez sur cette histoire de bons sentiments, même si j'estime qu'il n'y a pas à rougir si l'on ressent le besoin de reconnaissance (et puis c'est tellement évident...)
Tenir un blog, c'est aussi un peu se mettre en représentation, alors bien sûr il y aura des applaudissements, et parfois des sifflets... Cependant la lecture sur écran, c'est quand même une lecture assez particulière, davantage de la consommation sur le pouce, du décodage impatient, sauf bien sûr si l'on prend vraiment le temps de s'arrêter.

Alors des malentendus, oui j'en vois plein, hormis ce qui peut avoir trait à des trucs très consensuels, et encore... Mézigue en tout cas je l'avoue, j'aimerais parfois que se manifestent des personnes qui soient en connivence avec ce que j'essaie de transmettre à mon humble niveau, qu'interviennent des "complices de pensée" (pour se sentir aussi moins seul ? oui pourquoi pas ; et peut-être aussi pour se sentir un peu moins con ;)

Ecrit par : nico | 29.11.2006

Nico > Il n’y a pas de raison d’espérer un véritable dialogue sur un blog aussi longtemps que les volontaires pour y participer ne se sont pas mis d’accord sur quelques règles de base. La première serait peut-être *d’y croire*, de ne plus en faire sa « grande question » ! ;-) Tu vois, je te provoque ici amicalement, sans te connaître, mais c’est parce que ton commentaire et ton besoin de connivence me semblent déjà un très bon gage. Sans aller jusqu’à prendre conscience d’un travail collectif informel, on peut envisager cependant que quelqu’un ait l’audace de créer un blog de dialogue, soumis à des règles de comportement, bien sûr, avec deux catégories principales au moins : l’une ou l’on discute des règles, l’autre où l’on discute suivant ces règles (application). Ceci dit, on pourrait expérimenter plusieurs types de dialogues en même temps, dans différentes catégories ! Resterait bien sûr à savoir s’il serait possible de discuter de tout, ou encore si chacun aurait de préférence à y jouer un rôle déterminé fixé à l’avance, toujours le même : avocat du diable, bouffon du roi, procureur, plaisantin, informateur, etc. (Suivant l’offre ou la demande). Moi je postule pour criticatouteur. Ehh !!! Je réalise à l’instant que le groupe de travail informel de discussion (le GTID – Le « jé t’ai une de ces idées » !) n’est autre qu’une troupe de théâtre. Allons, approchez Mesdames et Messieurs, voici la troupe de théâtre « Les dialog’ heurts », prenez donc place, ça va commencer !
Bien sûr, diolog’heurts peut être un forum gérés à plusieurs…
Merci de ta visite, Nico.

Ecrit par : varna | 29.11.2006

Merci Varna pour ta réponse.
Oui cette idée de blog de dialogues est intéressante.
Certes j'ai pu paraître un peu négatif sur mon comm, mais c'était aussi d'une certaine façon et malgré tout l'expression d'une certaine espérance.
Là où j'aurais envie de me reprendre, c'est sur ce terme de "dialogue digne de ce nom", où j'avais en fait en tête une forme de dialogue qui se rapprocherait de la conversation, voire de l'échange épistolaire, mais je crois qu'il ne faut pas perdre de vue la spécificité du blog, où un autre "type" de dialogue peut s'instaurer et avec lequel il faut apprendre aussi à composer ;)

Ecrit par : nico | 30.11.2006

La relecture de ce texte et des commentaires qui se sont déposés enrichit ma réflexion sur notre présence dans cet espace. Je vais essayer de le dire. Je refuse l'idée d'une éventuelle "communauté", du "groupe" habilité à pratiquer des échanges équitables; toute tentative de prise de contrôle m'apparaît suspecte et dangereuse. "La main invisible" qui facilite les échanges et définit des niches, toujours ouvertes, est la seule garantie de l'égalité et de la liberté, fondements. Les "sentiments" et les "dire" ne sont pas détachables, l'absence de parole située rend déjà l'exercice périlleux, la neutralité "objective" ne promet pas la sincérité, indispensable.
La première question est " qu'est-ce que je fais ici ? ".

Je regrette de jouer à contretemps, sur un autre rythme...
Je laisse ce commentaire qui m'apparaît, maintenant, en
décalage. Il ne "correspond" pas vraiment mais il m'aide à faire un pas. L'échange est sans doute inéquitable, mais il est réel...

Ecrit par : Dehorsdedans | 25.02.2007

DD > Ne confondez-vous pas "décalage" et "contretemps" avec inéquité ? J'ai souligné l'inéquité des auteurs susceptibles de préférer de la part des lecteurs l'expression de bons sentiments à leur égard - à un travail personnel inspiré de leurs textes. Votre com' présent me semble donc tout à fait habilité à vous intégrer au groupe des équitables ;-)

Blague à part, je n'ai pas même le droit de vous octroyer celui (de droit) de ne pas bien comprendre. Il NOUS est acquis, réciproquement, a priori même.

NB/ Ma prochaine note devrait vous intéresser.

Ecrit par : varna | 25.02.2007

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