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02.01.2007
Le poète de la guerre de Troie et le Journal de l’Inter-dire…
[Blog opératoire] [Réalité-monde et Inter-dire]
Dans un commentaire de la précédente note, Miss Poulpi (http://poulpefleuri.canalblog.com/) a joliment écrit :
<Dieu s'est déguisé en cristaux de soude. Quand j'ouvre la porte de la parole ventriloque cela dé-bouche sur un gargouillis infâme. En dissolution radicale. Mais si je laisse la parole dite se faire entendre, je deviens dieu, et toute l'humanité est alors quintessence de ce que Je suis. L'autre est-il ? Son monde existe, il se dissout à l'approche du mien. Ne disparaît pas, juste se transforme en autre chose. Parfois le camaïeu est si beau que je m'y sens arc-en-ciel.>
Puis, se rapportant à l’allusion d’une guerre de Troie qui se serait déroulée « pour que » le poète puisse la chanter, pour qu’elle figure dans le grand livre de la Parole qui conserve l’être au monde, Miss Poulpi demandait : <Le temps est-il venu que ce livre de Parole soit les blogs ?>
La plupart des évènements ont « lieu » de nos jours, moins pour forcer l’espace qu’ils occupent ou celui qu’ils voudraient occuper (mouvement réaliste traditionnel) que pour se faire savoir (domaine de l’information). Se faire savoir est désormais pour ainsi dire le rêve de tout évènement, et c’est pourquoi tout évènement s’inscrit d’emblée aujourd’hui dans un programme préétabli de sa propre promotion. Un évènement actuel qui ne donne pas d’images, par exemple, tous les journalistes photographes le savent, n’est pas exploitable. Et entre « n’est pas exploitable » et « il ne s’est rien passé » il n’y a qu’un fil. On croirait presque que tout évènement ne se déroule dans la réalité QUE s’il est entériné par le dire cet évènement ! « L’ère de l’information » a radicalement changé la nature de tout évènement :
Le dire et l’inter-dire sont aujourd’hui des partenaires incontournables du Réel.
Mais en fut-il jamais autrement !? Alors quoi ! – pas de réel sans (le) dire ?(x2)
Et alors, notre guerre de Troie ? Savoir si les blogs peuvent former « un livre de paroles », voilà qui pourrait justement faire allusion à une tout autre histoire, celle chantée par des hommes et des femmes s’inscrivant eux-mêmes dans un (espace du) réel où tout être dit, dit-être au monde (je le dis avec mes mots, bien sûr). En ce sens, le chant d’un Homère n’est pas du tout le papier d’un journaliste, il est une célébration de toute présence, voire de tout ce qui fait spectacle, et mieux encore si ce spectacle délecte les dieux…
Il y a de la theoria (contemplation) dans la conception homérique du monde, mais c’est parce que les hommes y sont animés de dieux qu’ils considèrent comme les commanditaires de leurs actes….
Le monde est le spectacle que les dieux s’offrent,
Mais les acteurs [les hommes auprès desquels ils passent commande] y jouent à balles réelles.
La blogosphère pourrait être « le livre de paroles » d’individus multiples et variés s’il y régnait une semblable conscience générale de participer à un même espace, et si on y célébrait en quelque façon chaque présence… Mais ne rêvons pas, il n’y a plus de dieux auxquels offrir le spectacle, même si quelques blogs d’inventaires, à leur façon, chantent effectivement la blogosphère. Plus prosaïquement, « le livre de Paroles » pourrait être une blogosphère où chacun serait un Socrate au clavier, à l’image ou au téléphone. [Un Socrate cette fois de part et d’autre du livre, de l’Etre, de l’Idée, de Platon et de la Vérité]. Mais voilà qui n’est pas sans rendre ambiguë la frontière entre la parole et l’écrit sur un blog ! En définitive, c’est encore le type d’espace dessiné par les blogs qui pourrait bien départager : d’un côté des « paroles au monde », de l’autre des « écrits pour l’Inter-dire » :
Est-ce que les blogs incarnent une Agora
Ou illustrent les pages d’un grand Journal de l’Inter-dire humain ?
Pour le dire autrement :
Sommes-nous les poètes d’un espace concret composé aussi de dires, espace physique dans lequel chaque dire est aussi un fait de l’être au monde, signant et signalant une présence ? Alors l’évènement « guerre de Troie » ne va pas sans « le dire-être au monde de ceux qui l’ont vécue » : un chant.
Sommes- nous au contraire les journalistes d’un spectacle du Monde désormais offert – aux hommes !? Alors une question se pose : où sont donc passés les acteurs du Réel ? Et la réponse qui s’impose est :
« Qu’importent les hommes puisque nous avons l’Evènement, puisque nous avons la guerre de Troie, puisque nous avons l’Histoire, puisque nous avons le Livre ! ».
Au contraire, le poète en son délire prophétique dirait à peu près ceci :
« Quand il n’y aurait plus de dire-être au monde, il n’y aurait alors plus d’autres présences au monde que celles édictées par l’Inter-dire humain. »
Bloguant ou pas, le journalisme exacerbé et non militant est le même sous toutes ses formes : il fait du monde une salle de spectacle (de plus), et fait des spectateurs, petit à petit, des dieux coupés du monde réel humain (Liber mundi). Car ce que veut le journalisme de masse n’est pas nous émouvoir des faits, mais nous régaler du spectacle ! Lui-même (son personnel) ne traite les évènements qu’en tant qu’ils sont « de l’info ». Ses propres objets sont purement formels. Le spectateur qui s’en émeut encore comme « fait » est simplement immature. Nombreux sont en effet les spectateurs encore humains, trop humains : ils s’émeuvent, se révoltent, s’indignent de ce qu’il se passe, ou mieux encore prennent conscience que « les infos » tentent de les arracher à leur condition d’humains :
Nous ne sommes pas des dieux auxquels on peut offrir le monde en spectacle !
Alors outre les blogs d’inventaires et les blogs militants, les seuls blogs qui célèbrent l’Agora sont peut-être ceux nourris de notes éphémères, ou encore ceux où les auteurs déposent simplement ce qu’ils ont personnellement à dire.
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Commentaires
"Alors outre les blogs d’inventaires et les blogs militants, les seuls blogs qui célèbrent l’Agora sont peut-être ceux nourris de notes éphémères, ou encore ceux où les auteurs déposent simplement ce qu’ils ont personnellement à dire. "
Ouf...
Ecrit par : koan | 02.01.2007
Discours un brin simpliste à vouloir élargir ton auditoire tu y perds en profondeur ;-)
Tu sembles oublier que les blogs sont constitués de plusieurs espaces : Espace de la note, qui malgré la diversité des sujets renvoi inéluctablement à l’écrit, espace des commentaires : échanges verbaux sujets à controverses et malentendus, espace « back office » des mails et contacts personnels…A chaque espace correspond une réalité différente, un « inter-dire » de nature différente, une utilisation de l’information différente.
Complexité autorégulé qui se condense en réseau sclérosants, lieu de courte mémoire condamné à disparaître...voila quelques pistes que tu devrais déblayer.
Ecrit par : metalogos | 02.01.2007
Koan > "Ouf..." Je suis parfaitement conscient de l’agacement que peuvent susciter mes réflexions. Elles sont souvent sur la crête, entre deux versants ; et il est donc tout aussi aisé de regarder d’un côté que de l’autre. Je ne prescris rien à personne, à chacun de voir s’il en fait à son tour son questionnement – ou pas. N’ai-je pas dit que je faisais signe ? ;-)
Ecrit par : varna | 02.01.2007
Le "ouf" concernait dans mon esprit l'idée que l'agora était plutôt formée de notes éphémères et de réflexions personnelles, et non l'aridité apparente de vos propos. Quant on se sent pour telle ou telle raison sous le scalpel d'une analyse, pareils à des photons quantiques, nous cherchons aussitôt à nous en extraire. Or la possibilité que vous relevez d'une existence personnelle et relativement désintéréssée sur la blogosphère me soulage, d'où mon soupirouf approbateur.
(Simple et simpliste n'ont rien à voir, pas plus que savants et intriqués; Mr M)
Ecrit par : koan | 02.01.2007
Metalogos > C'est amusant de t'entendre me rappeler les différents espaces blogosphériques... N'ai-je pas fait assez de notes à ce sujet !? N'y ai-je pas relevé les distingos que tu fais là ? Du reste, l'Inter-dire qui m'occupe, véritable paradigme, n'est pas différencié par ses différents modules, dans la mesure où il relève selon moi d'un Etat d'esprit que chacun d'entre eux entérine. Y compris le rapport étroit qu'entretient complaisamment tout discours ressemblant étrangement à la double hélice de l'ADN : le moi et le langage, entre autres, se regardant dans les yeux et tourbillonnant ensemble... ;-) La valse, un véritable modèle du genre !
Je crois que tu confonds s'entredire et Inter-dire.
Quant à l'idée que je veuille élargir mon auditoire, si c'était vrai et que j'en perde, comme tu dis, "en profondeur", ce serait là sans doute une chance inouïe pour moi de me faire mieux comprendre - en surface. Hélas, je l'ai dit, je ne tiens pas tribune... Mon effort se situe plus dans l'expression : sans doute que je m'arrête au signe ? "Comme tout être au monde" peut-être...
Ecrit par : varna | 02.01.2007
Koan > Manque plus qu'à convaincre qui vous savez ! Merde, "convaincre" c'est pas très désintéressé ça !
Bon j'y retourne !
PL...ouf !
Ecrit par : varna | 02.01.2007
TROIE MEURT TOUS LES JOURS
Du plus profond ciel de l'Olympe
Le regard voit le ver qui grimpe
Agitant ses pauvres complexes
Vermine qui n'est plus que sexe
La chose n'est que vilaine idée
Fragments gluants et avariés
Le poète s'amuse du vil
Dont la bouche est pure atrabile
Symbole haineux de l'impuissance
Dénuée de reconnaissance
Dévoré par le possessif
La sclérose en principe actif
Viendra le temps du trait d'argent
Renvoi du vomi au néant
Dans les calendriers détruits
Ne respire que l'ébloui
Aurore aux yeux joyeux et clairs
Eclairant les sombres misères
Ecrit par : gmc | 02.01.2007
TROIE MEURT TOUS LES JOURS
Du plus profond ciel de l'Olympe
Le regard voit le ver qui grimpe
Agitant ses pauvres complexes
Vermine qui n'est plus que sexe
La chose n'est que vilaine idée
Fragments gluants et avariés
Le poète s'amuse du vil
Dont la bouche est pure atrabile
Symbole haineux de l'impuissance
Dénuée de reconnaissance
Dévoré par le possessif
La sclérose en principe actif
Viendra le temps du trait d'argent
Renvoi du vomi au néant
Dans les calendriers détruits
Ne respire que l'ébloui
Aurore aux yeux joyeux et clairs
Eclairant les sombres misères
Ecrit par : gmc | 02.01.2007
Gmc, avouez, vous êtes Francis Lalanne ?
Ecrit par : blabla | 02.01.2007
Quand Marc faisait dire à Jésus (9.23): “Tout est possible, pourvu d'y croire", il ignorait sûrement que cette apologie de la volonté pourrait un jour avoir une signification radicalement autre, quand la mystification deviendrait techniquement plus réalisable que l’exploit, voire le miracle.
Il n’a pas été le seul, d’ailleurs, à ignorer que ses propos seraient reconsidérés par les médias (leurs paroles au monde) et par la blogosphère (dans « l’inter-dire »). Quelques exemples :
« La perception est la chose elle-même. »
Husserl (Petit dictionnaire De la philosophie.)
« .... (car lorsque l'on pense et que l'on conçoit tout, tout peut exister). »
Fernando Pessoa. Cancioneiro. Bourgois. Ed. P. 258.
« Nous voudrions faire observer que tout ce qui porte un nom existe; on peut prononcer des paroles en vain, mais ces paroles en elles-mêmes ne sauraient être vaines, et le langage a toujours un sens. »
Eliphas Levi. Cité par H. Miller. Les livres de ma vie. Gallimard. P. 117.
« Une chose dont on ne parle pas n’a jamais existé. »
Oscar Wilde (Lu dans un journal)
« C’est [la photo] un regard et ça suffit. Le monde n’existe que par le regard que vous portez sur lui. »
Pierre Tairraz, photographe de montagne (Revue Verticale, num. 91, p. 54)
Cela dit, leur préoccupation de base - gravitant autour de la question : Le monde existe sans nous pour lui donner vie et donc [d’une certaine façon ?] l’inventer ? - reste, à mon humble avis, plus essentielle que celle qui consiste à se demander (comme tu le fais bien) où sont passés les acteurs du Réel et les événements qu’ils vivent.
S’interroger sur la nature du Réel, aujourd’hui comme hier, n’est-ce pas la seul façon d’échapper à l’illusion, voir la folie?
Je trouve qu’il est bien que tu te fasses accessible. L’approfondissement d’un propos ne restreint pas nécessairement le public qu’il est capable d’atteindre. Comme le disait I. B. Singer (un Nobel de littérature tout de même), « there is no great art in confusing people ». Il s’y connaissait pour concilier rigueur et ouverture.
Et toi aussi, dans cet article que j’ai (presque) compris.
Ecrit par : Marc | 02.01.2007
Marc, si vous permettez, une petite digression. C'est je pense la foi EN LA VERITE qui agit dans l'optique de ce verset. Un fou ne doute pas d'être Napoléon, mais il ne le devient pas pour autant...Ce n'est pas la l'intensité de la foi qui réalise les espoirs, mais sa justesse, qu'en dîtes-vous ? Mais rassurez-vous, ce n'est pas le lieu içi d'insister sur cet aspect des choses. Pour le reste, je suis très heureux des citations si bien choisies ci-dessus. Je vous en remercie.
Ecrit par : koan | 02.01.2007
Marc > Merci beaucoup pour ton commentaire argumenté et agrémenté de citations, il va sûrement faire exploser mon blogomat ! Plus sérieusement, il m'encourage à poursuivre ! J'espère cependant que tu ne crois pas que j'aurais enfin décidé d'être accessible et de donner enfin plus de précisions ! Je ne veux décevoir personne, mais cela n'est pas vrai.
Une précision, pour faire plaisir (lol) : la recherche (ou pire encore la conquête) du réel me semble une entreprise périlleuse. Pour ma part, à moins d'avoir une idée derrière la tête au sujet du dire qu'on pourra en tirer (c'est là une très vieille histoire, une habitude de penser en vue du bénéfice à en tirer au sein de l'Inter-dire !), cette recherche est indissociable de "l'acte" entrepris. Autrement dit, l'être "est" selon moi, relation. Toute tentative de scinder l'être(-relation), C'EST-A-DIRE de le dire "tout net", conduit nécessairement à placer UN dire-hypostase en face du monde, un Dire qui dispenserait la Parole ainsi émise d'émaner d'une RELATION. Le verbe "croire" est donc selon moi à la racine de "l'être-relation" en tant qu'il manifeste et rend manifeste que quelque chose existe. Mais du coup, c'est la prétention du dire qui prend une claque. Il est nombre d'ambitions liées au dire qui tombent alors... et en premier lieu le verbe savoir…
Un combat derrière tout ça ? Signé "Après l'Etre" !
Zut, voilà que j'ai à nouveau fermé l'accès, peut-être... ?
Koan > la question du croire et ce qui le différencie du savoir (verbe) motive ce blog au plus haut point ! L'épistémoFOLIE est notre séculaire paradigme ! Alors que diable, ici même s'il vous plaît !
gmc > Vous pensez en termes de notions conglomérées "toutes prêtes" et transhistoriques par pur entêtement, mais votre ton s'est attardé du côté de l'époque impériale... (ou impérieuse comme dire, peut-être ?)
Ecrit par : varna | 02.01.2007
pauvre varna,
la pensée n'appartient à personne, elle est un pur produit mécanique, le fait de ne pas vous en apercevoir, vous qui véhiculez tant d'idées creuses et dénuées de fondement autre que vos malveillantes intentions, n'améliore pas votre niveau de performance, vous flottez dans l'obnubilation, cher polype.
ce n'est pas demain que votre glu scotchera ce qui propulse cette soi-disant pensée conglomérée que votre ignorance arrogante attribue à gmc; gmc vous l'a déjà dit, vous n'avez aucun pouvoir en-dehors de vos marécages mentaux, vous n'êtes que pure impuissance. vos actions de corruption ne peuvent s'adresser qu'aux enfants qui ne sont pas sortis de la sphère du mental.
Ecrit par : gmc | 02.01.2007
Soit. Je me place en observateur neutre, autant que je puis. N'est-il pas question içi d'un "croire" au sens de confiance préalable au dialogue ? Retraduire le mot croire en : "confiance en une relation rendue possible précisément par cette confiance même"...Arrêtez-moi si je "déborde" je ne le sens pas toujours !
Ecrit par : koan | 02.01.2007
en aucun cas, vous n'être dans le neutre, il serait judicieux que vous cessiez de prétendre ce genre de choses; gmc est dans le neutre, vous auriez le même regard que lui si vous étiez à cet endroit (et donc le même regard sur vos pratiques...qui n'existeraient d'ailleurs pas si vous en étiez là).
Ecrit par : gmc | 02.01.2007
gmc > Voyons voir : comment jugez-vous vos propres propos, gmc ? Vise-t-il à assainir ? A dissuader ? A protéger peut-être les lecteurs de mes maléfices ? Ceux-ci seraient-ils donc à ce point vulnérables qu'ils auraient besoin "qu'ON leur dise" ? Autre motif ? Dîtes-moi, dîtes-nous clairement une bonne fois ce qui vous MOTIVE ici, gmc ! J'ai des échos, nombreux sont ceux qui se le demandent !
Ah oui, je crains déjà que vous ne parliez de vous, une fois de plus, à la TROISIEME personne.... C'est commode pour FAIRE-PARLER-TOUTE-SEULE "la vérité", mais c'est pas très probant comme dialogue. Enfin, ce n'est pas à LUI donc, mais à VOUS EN PERSONNE que je pose ces questions. Essayez pour voir, une fois, de dire JE !
PS/ Je ne risque pas de m'accaparer "la pensée" puisque je refuse de penser en son sein !
Ecrit par : varna | 02.01.2007
Il faut toujors un authentique bouffon auprès d'un vrai roi, Varna. Je dis cela parce revoilà Lalane, ou bien Rika Zaraï ? Une petite touche de d'humour (involontaire) fait toujours plaisir. Bah, quand on est "sorti de la sphère du mental", on n'a en effet plus rien à craindre des gens intelligents ! :)))
Ecrit par : blabla | 02.01.2007
si vous vouliez réellement savoir ce qui motive gmc, vous vous donneriez la peine de le faire, ce qui n'est absolument pas le cas jusqu'à présent.
clarifiez donc votre attitude et vous saurez ce que signifie le terme innocence. vous saurez également quelle réalité recouvre le terme "je".
si nombreux sont les échos qui vous demandent à propos de gmc, répondez-leur de s'adresser directement à lui.
si vous explicitiez clairement vos propres intentions malveillantes, nul doute que ces "nombreux échos" cesseraient instantanément de vous poser la question, très cher.
Ecrit par : gmc | 02.01.2007
Pour revenir à des choses interessantes, j'ai été impressionné par le mot en italiques que vous avez utilisé à la fin de votre note :"déposer". Aviez-vous au moment de ce choix ouvert et ingénieux une pensée précise ?
Ecrit par : koan | 02.01.2007
Koan > La part de l'autre, non ?
Ecrit par : varna | 02.01.2007
Vous voulez dire accueillir la part de l'autre ?
Ecrit par : koan | 02.01.2007
Koan > Ben... c'est un peu ce que ça veut dire, non ? Sinon l'accueillir, du moins la suggérer, l'inviter à reprendre, à poursuivre. Voyez ma réponse à Réfracteur : c'est une connerie de chercher à avoir raison quand on peut inspirer l'autre, car alors on est bien deux, trois, et ainsi de suite. Tandis qu'avoir raison SUR les autres, il faut déjà se payer un trône. Et là, tout le monde n'a pas les moyens ! ;-)
Et c'est d'un ennuyeux d'être tout seul araignée... ! (attention je prédate (Mdr !)
Ecrit par : varna | 02.01.2007
Koan > C'est toute la différence entre s'entredire (tu parles !) au sein de l'Inter-dire (dont les fonctions font fi d'un autre s'entredire que purement social, sociologique, économique), et le s'entredire délivré de la volonté d'en découdre, de dire ce-qui-est, de con-vaincre, d'enseigner (enseigner quoi, sinon L'interdire !?)
Quand je vous dis que l'action crée L'ESPACE ! (le ton est parodique, à dessein). En plus, c'est vrai aussi en... PHYSIQUE ! Voilà une "application" à laquelle les physiciens eux-mêmes ne s'attendaient pas ! Une nouvelle discipline peut-être ? ;-))
Ecrit par : varna | 02.01.2007
Ca c'est tout à fait vrai.
Ecrit par : koan | 02.01.2007
Euh... je dirais plutôt : au mieux, c'est tout à fait dans l'être-relation !
Ecrit par : varna | 02.01.2007
Cher Varna, par manque de temps et aussi pour m'amuser un peu... Elle s'appelle comment la femme de Socrate ? Amitiés...
Ecrit par : Mth P | 02.01.2007
Mth > Xanthippe ! mais elle n'a pas bonne réputation à ce qu'on dit ! Faut dire que son gus de mari lui coltine les gosses et s'en va éduquer les autres djeuns ! Un Rousseau avant l'heure quoi, qui écrit "Emile ou de l'Education" et, sauf erreur de ma part, fout ses quatre enfants à l'orphelinat !
Voilà ce que sait de vouloir faire le beau avec son dire !
Moi, pour l'amour d'une femme.... enfin passons !
Ecrit par : varna | 02.01.2007
La fonction cree l'organe. J'ai des jambes par désir de marcher...L'histoire elle-même devenue théatre de l'entre-dire ( ou de l'interdire, la nuance m'échappe encore ) Belle lecture, belle grille. Ainsi, l'effort pathétique d'un dit qui se veut le seul et ne pouvant se déployer qu'en étouffant les autres atteignant son but, le maître du dernier mot prononcerait du même coup son mot de la fin, voué à ne plus entendre que l'echo de son propre "nomum" en tout... c'est affreux, c'est là une peine infernale...
Maître de ce qui n'est plus que le reflet par tous diffracté d'un dit sans but ni fin. Momifié; Une sorte de trou noir avalant sa propre lumière...Ainsi compris l'espace de l'entre-dire devient rien moins que l'âme de l'espace vital lui-même...
Bigre, fichtre et palsambleu.
Si je divague, dîtes -le moi vite, car mon esprit enfiévré, et de surcroit habitué à des disjonctions caractérielles depuis qu'on m'a bercé trop près du mur risque de péter un joint de culasse !
Ecrit par : koan | 02.01.2007
Kikoo. (je mettrais bien un smiley scintillant mais ça marche pas)
Ecrit par : clownbarbare | 03.01.2007
Koan > Votre culasse est lyrique, à n'en pas douter. Donc pas trop de crainte à en péter le joint, vous en avez de rechange. Moi, je dirais plus sobrement le geste crée l'espace. D'ailleurs, regardez autour de nous, voyez où nous en sommes. Quel fut donc le geste de l'histoire sur ce coup-là ?
Ecrit par : varna | 03.01.2007
Je suis allé trop vite trop loin et sans garde-fous. Mon idée/image était celle-çi LA geste crée l'espace...Le vouloir être empereur est un dit avant d'être quoi que ce soit d'autre. Le ou la geste serait l'expression d'un désir, ou d'une passion dominante qu'on brûle de formuler/exprimer. En cela je pensais que l'histoire était elle aussi l'espace d'un discours. Je pensais que tout est symbole, projection d'une image de soi, et donc, tout est un "dire". Que ce dire déborde sur tout l'espace des autres dits (affirmation de soi hors borne) et pan, le consensus, l'éthos de l'être éclate. Oui, je m'aperçois qu'en fait, j'ai une propension (mystique ?) à tout universaliser. Je dois retrouver le chemin, je bats la campagne...
"Le geste crée l'espace". Ce n'est pas de la philologie, c'est la relativité d'Einstein, ça...
Ecrit par : koan | 03.01.2007
Koan > Je suis plus terre-à-terre que vous, certes ; mais "trop loin" par rapport à quoi ? Si dire est "à l'image" d'une relation (être-relation est "l'être" au monde), alors vous dîtes à votre tour, comme chacun de nous, comme(nt) vous ETES. [Inutile de vous dire le droit afférent !] Le "trop" ou le "pas assez" n'a de sens qu'en rapport avec ce qui fut dit, ce que vous avez lu, ce que vous pourriez avoir sur- ou mal interprété. Mais on parle bien ici /d'être/, et non d'un enseignement quelconque (à défendre), n'est-ce pas ? Et l'intérêt d'un s'entre-dire pareillement fondé est bien que le dire de chacun se consacre moins à l'Inter-dire (ici l'Histoire officielle ?), et donc moins à quelque "Vérité" qu'à l'expression-vraie de l'être au monde (ici et maintenant) ! Dire-être au monde et aux hommes signifie alors conscience d'un partage d'un même double-espace, un espace dominé par aucun Dire, gouverné par aucun Roi, mais où chacun dit comme il est tout en disant bien à l'autre quelque chose...
Reprenez à votre tour le geste (et non la geste, emphatique à ce qu'il me semble et quelque peu réifié, déjà) et vous n'aurez non plus rien dit. Il faudra seulement l'entretenir...
J'hallucine, là c'est vous qui me faîtes décoller ! Attention aux rétines au fond des coeurs palpitants !
Oui, j'ai trouvé surprenant que mon "appréhension" de l'espace du dire m'est conduit à rejoindre l'idée d'Einstein. Je m'en régale !
Ecrit par : varna | 03.01.2007
A la vérité, je compense mon incapacité à raisonner (a+a=a+) par "l'intuition" (toute imprégnée d'esthétisme) :Voilà une expression vraie de mon être au monde littéral et hic et nunc... Les mots eux-mêmes Varna constituent l'espace commun...Qu'en dîtes-vous ? Ou plus précisément, la langue. Surtout parce que nos cerveaux ne fonctionnant pas de la même manière (veinard, vous ne connaissez pas votre chance) nous nous trouvons dans une situation de traduction permanente et de rééqulibrage/redéfinition; comme s'il s'agissait de faire coller un calque à son modêle. (qui n'est pas totalitaire, non, non n'ayez crainte imposé par la seule nécéssité de l'entre-dire) Pour moi cependant, j'ai l'impression de le faire dans un flou certain, des lignes indécises de partageant un espace fort abstrait. J'ai relu le passage sur Einstein, je ne change pas d'avis, le dire et son espace sont bien "relationnés" et relatifs l'un envers l'autre...Jusqu'à plus ample informé.
Ecrit par : koan | 03.01.2007
"La Culasse Lyrique", Il faut absolument que j'en parle à un mécanicien... Koan et Varna, je me régale...Mais je n'ai toujours pas le temps... Le prénom de la femme de Socrate me semble bien difficile à susurrer à l'oreille...Mais peut-être faisait-elle la sourde au milieu de leur marmaille mal répartie ?
Ecrit par : Mth P | 03.01.2007
-Xanthippe...T'as de beaux yeux tu sais...
- Atmosphère, atmosphère... :))
Ecrit par : koan | 03.01.2007
Mth > Comme vous n'avez pas le temps, les mots-clés sont : intuition + ramage et plumage + Einstein + c'est pas juste. Voilà, vous compléterez plus tard ! ;-)
Koan > Ce sont nos modes d'expression qui changent, car à vrai dire, il me semble bien être "intuitif" aussi. Sinon d'où serais-je allé chercher "ça" ? C'est dur à avaler, c'est sûr, mais je ne me sens pas un intellectuel, ni de coeur ni d'études... Et puis mon "anarchisme ontologique" (pour faire pompant) ne saurait seoir (???) à l'Etre et l'Inter-dire que je fustige !
Bref, si le fond et la forme ne se rapportent pas l'un à l'autre comme "ramage" et "plumage", c'est que l'esthétique, selon moi, n'est pas bonne... conseillère. (Aïe ! qu'ai-je dit !). Mais oui, rendre l'intuition par la rigueur logique, c'est pas mal non plus ! ;-))
Vous savez quoi ? J'ai contraint mes premières "pensées" à la rigueur de la forme... "poétique" ! Ben oui. (Je dis pas pour autant que j'ai atteint des cîmes !).
Je m'élève absolument (dommage que vous fûtes fâché trop tôt ou trop tard pour tout lire) contre l'idée que "l'espace dessiné par le geste de dire" (eh, c'est pas poético-esthético-lyrique un brin, ça ? Mouais, bof) puisse être formé par les mots ou même le langage ! C'est justement le crédo de l'Inter-dire dans lequel on est censé "s'entredire", ça, - transfuge, va ! C'est dingue, j'ai l'impression que si j'étais Einstein vous ne me diriez pas que l'espace dessiné par le geste est dans mes formules mathématiques ! C'est pas juste ! Bon d'accod, Le varne c'est pas l'einsteine, mais quand même, zavez comparé les physiques, hein ?
Ecrit par : varna | 03.01.2007
Alors (raclement de gorge) nous voici revenus à la querelle éternelle : Le particulier est antérieure au général et inversement...Conscience ou idée antérieure à toute chose (formule de base du idéalisme) ou chose (Res) antérieure à toute conscience ou idée.(formule de base du réalisme)...
A lire Porphyre, plutôt qu'Einstein, dans son "Isagogue"... Et relançons, en plein djihad mondial, la querelle des universaux pour faire bonne mesure ! ( ha ha ha !) :)))
Indépendament de la commodité des biographies qui en jettent, je vous soupçonne de vouloir délinéer un espace PUREMENT MENTAL (attention, certains vont renâcler) COMMUN qui servirait de support A TOUS les dires (une feuille de papier spirituelle) sur laquelle s'écrivent et s'éffacent les dires comme sur un télécran invisible. Varna si c'est cet espace dont vous cherchez à définir le contour, vous risquez de vous retrouver entre Rupert Sheldrake et ses "créodes" et la communion des saints-tellement honnie des protestants...
Mazette ! Quelle marade !
A vous voir vous dérober à toute emprise théorique commune,
et gigoter comme vous le faîtes dès qu'une définition semble vouloir enfermer votre concept (pardon, c'est le seul mot qui me vient) je me dis, petit cachottier, que vous connaissez très bien le nom de cet espace fuyant où les pensées les plus disparates font contact (courant alternatif ou continu ?) cet espace éminement social dans lequel se collisionnent ou s'harmonisent des "da sein" des entre-dits, susceptible de créer une sorte d'egregor de l'humanité, entre-dite, entre-tissée, uniment réunie dans sa propre hypostase, célébrant son émission de soi, se réverberant, se fusionnant, se faisant faire des étincelles, chevauchant la fusée des vocables electrisés les uns par les autres. Bon sang ! Je viens de m'entre-mêler les pinceaux...
Figurons-nous cet espace : C'est une feuille blanche, mais dont la substance intime est-à mes yeux-un liquide impalpable, impondérable; éthérique : l'espace quasiment occulte où la parole s'incarne et se pollénise. kaleidoscopique puisque relancée par tous les bouts des horizons mentaux des autres, en un badmington de dires, le tout vitesse-lumière.
Elémentaire (ou devrais-je dire "élemental") mon cher Watson !
Varna par pitié, au nom de tout ce que vous voudrez, avec moi, évitez les raccourcis. J'avance les jambes en flanelle, tremblantes, sur un chemin savonné , à demi au pif (que j'ai d'ailleurs assez volumineux pour en faire un entier...)
Aidez-moi, c'est à dire, rappelez-moi les règles du jeu...Please, de temps à autre...
Ecrit par : koan | 03.01.2007
CORRECTIF : "Indépendament de la commodité des biographies qui en jettent -DE MA PART- je vous soupçonne de vouloir délinéer un espace PUREMENT MENTAL"...
"Sommes-nous les poètes d’un espace concret composé aussi de dires, espace physique dans lequel chaque dire est aussi un fait de l’être au monde, signant et signalant une présence ? Alors l’évènement « guerre de Troie » ne va pas sans « le dire-être au monde de ceux qui l’ont vécue » : un chant.
Sommes- nous au contraire les journalistes d’un spectacle du Monde désormais offert – aux hommes !? Alors une question se pose : où sont donc passés les acteurs du Réel ? "
C'est là, (le mot Réèl y engageant, ainsi que la formule "espace concret") PEUT-ÊTRE, que la querelle des universaux pourrait s'immiscer. Qu'en pensez-vous ?
Ecrit par : koan | 03.01.2007
Recueillons-nous un instant, mes frères et soeurs, sur cette extraordinaire glose. La première glose au monde sur la feuille blanche, image mentale d'une immaculée CONCEPTion du s'entredire !
(Je vous raille amicalement, Koan, ne le prenez pas mal, car votre aptitude à dépasser ma dite (par vous !) "cérébralité" est coiffée largement au-dessus du pauvre poteau indicateur que je suis.
Donc on se recueille et je réponds un peu plus tard (J'ai peur de la surchauffe, vous me comprenez ! Elle a beau être lyrique, j'ai là quelque crainte pour le cylindre. Et puis il faut d'abord que je comprenne ! Inversion des rôles, petit farceur ? ;-))
Ecrit par : varna | 03.01.2007
Je chausse mon calme pare-balle...Je coiffe ma sérénité telle un armet. j'attends, campé sur mes super gambettes, l'inévitable dénégation qui clouera mes prétentions de béjaune endiablé au pilori d'une raison sourdement ruminée par la maître de séant.
Vaillance un tantinet inquiète...
Ecrit par : koan | 03.01.2007
Koan > Pas de doute, vous êtes un véritable artiste ! Mais pas d'inquiétude, ça n'est pas une riposte qui se prépare. J'emménage un espace de communication, mais si, vous savez bien - comme quand on dit que deux pièces d'un même appartement communiquent entre elles ! ;-)
(Ah ! jubilation quand tu nous tiens !)
En attendant, allons nous reposer chacun dans son département.
Ecrit par : varna | 03.01.2007
Et vous les autres, attendez sagement !
(C'est quand même mieux que de finir sur "département" !)
Ecrit par : varna | 03.01.2007
Quelque chose m'aura sûrement échappé... Ce flux de commentaires agités me trouble mais je trouve le questionnement sur le statut du blogueur joliment enlevé, pertinent et franchement réjouissant.
Ecrit par : Dehorsdedans | 03.01.2007
Quelque chose m'aura sûrement échappé... Ce flux de commentaires agités me trouble mais je trouve le questionnement sur le statut du blogueur joliment enlevé, pertinent et franchement réjouissant.
Ecrit par : Dehorsdedans | 03.01.2007
Varna>
Pardonnez-moi d’utiliser votre boîte aux commentaires comme boîte aux lettres mais je ne connais d’autre façon de joindre Koan.
Koan>
Vous avez raison de remarquer que la traduction la plus commune de « Tout est possible, pourvu d’y croire » serait en fait quelque chose comme « Toute est possible pour la personne qui a la foi » et la foi se rapporte plus, je vous l’accorde, à la conviction qu’à la détermination. Mais c’est un concept dangereux dès qu’on le manipule, notamment à des fins de pouvoir en jouant sur la peur (croire ou l’enfer) et la récompense (croire et le paradis est à vous). N’est-ce pas ce qu’ont fait les religions établies pour prospérer ? D’ailleurs, qui sait si elles n’ont pas manipulé sciemment les écrits des apôtres (qui ne sont déjà que la relation de lointains souvenirs) lors des premiers conciles et aussi au fil des siècles dans des traductions et des recopiages allant chaque fois un peu plus dans le sens voulu ?
Qu’est-ce que le Christ a vraiment voulu dire par ce qu’on a traduit par foi ? N’a -t-il pas réellement fait cette apologie de la volonté (une vertu dont la toute puissance, quasi miraculeuse, lui aurait peut-être été suggérée par l’Inde des Upanishads qui devait sans doute être plus proche de sa pensée que ne l’ont été et ne le sont encore les prélats de toutes les sectes actuelles (catholique comprise) qui prétendent parler en son nom et perpétuer son message), cette volonté qui est une si belle vertu, si redoutable aussi quand elle se manifeste dans un esprit qui refuse les idées toutes faites (comme le Christ l’avait fait en son temps), entendez toute forme de conditionnement, entendez la foi aveugle en une parole que l’on ne pourrait questionner, remettre en question, rejeter comme source d’obscurantisme ?
Pour le savoir c’est peut-être assez simple. Reportons-nous à Luc (17, 5 & 6) :
« Les apôtres demandèrent au Seigneur : Rend notre foi plus grande ! »
Et le Seigneur répondit: « Si vous aviez autant de foi qu'un grain de moutarde, vous pourriez dire à ce mûrier: déracine-toi, et plante-toi dans la mer; et il vous obéirait. »
Alors, qu’entendait-il par foi ? Je vous laisse conclure.
Je vous remercie aussi pour votre appréciation de mon choix de citations.
Varna>
Une amicale précision à ta précision en forme de mise en garde, si elle m’est destinée: Je ne préconise ni la recherche ni la conquête du réel, simplement une humble interrogation sur sa nature, une méditation en quelque sorte. Y a-t-il là péril en la demeure ?
Ecrit par : Marc | 03.01.2007
Pas de souci Varna, c'est cool, pas de danger...:)))
Ecrit par : koan | 03.01.2007
Debout là-dedans !
A titre purement indicatif :
"Tout d'abord, en ce qui concerne les genres et les espèces, la question de savoir si ce sont DES REALITES SUBSISTANTES EN ELLES MEMES ou seulement de SIMPLES CONCEPTIONS DE L'ESPRIT (c'est moi qui souligne), et, en admettant que ce soient des réalités substantielles, s'ils sont corporels ou incorporels et si enfin ils sont séparés ou s'ils ne subsistent que dans les choses sensibles et d'après elles (1), j'éviterai d'en parler : c'est là un problème très profond et qui exige une recherche toute différente et plus étendue (2). "
Porphyre. L'Isagogue.
C'est la question du "geste qui crée l'espace", ou de l'espace qui suscite le geste...N'est-il pas ?
Ecrit par : koan | 04.01.2007
Koan > C’est quoi un espace MENTAL, Koan ? Ressemble-t-il étrangement à l’espace PSYSIQUE dessiné par le geste dont parle Einstein (je le dis avec mes mots) ? Est-il courbe comme on le dit, cet espace-temps ? Est-il vrai qu’il est si étroitement lié au temps et au mouvement qu’il ne sort jamais sans eux ? Hein quoi ! Et personne ne bronche là !? Et si moi je vous dis que le dire-être prend la couleur bleu-vert d’une pierre de lune sous le regard /médusé/ d’une amitié sous les pierres, vous allez me prendre pour un … poète !? ;-)
Vous aurez noté que j’ai pris soin de commencer « Ce que veut dire » par l’espace PHYSIQUE. Est-il mental cet espace physique (du dire-être au monde, selon moi) quand l’oiseau qui s’enfuit à mon approche ou la tuile qui me tombe sur la tête m’épargnent chacun à sa façon d’user du mien propre ? [Une baffe suffit à chacun pour lui rappeler le monde, non ?] « Ai-je besoin d’un mental pour être au monde », Koan ? Notez que le « je » qui s’exprime ici le fait par pure forme, car c’est la plante verte qui vient de vous poser la question. J’ajoute ici la mienne : « Est-ce bien le mental que j’ai de COMMUN à tout ce qui est ? ».
L’important ici me paraît être que je « reçois » ces « informations » sans avoir rien demandé - comme tout le monde ! Et surtout sans avoir cherché à SAVOIR ! C’est là le deuxième point important souligné par ma note.
Mais peut-être « la réalité tout entière » ne serait que « mentale », comme s’appliquent à le marteler certains ? Comme je suis soigneux, j’ai pris soin, là encore, de ranger mon mental personnel et en appelle à tout ce qui est :
« Eh vous autres, chou, pou, caillou ! qu’avons-nous tous DE commun ? » - l’espace physique ! m’ont-il répondu. « Et qu’avons-nous tous EN commun ? » - « C’est de croire, d’être liés à des ‘choses’ qui existent selon nous ! » ont-ils ajouté.
Et voilà comment on se fait des amis (c’est-à-dire réunit des preuves) sans avoir à s’enfermer dans son mental D’HOMME !
Le TEMPS d’une pareille « sensibilité » n’est pas celui de l’analyse mathématique ou philosophique, mais l’aoriste, le temps du CONSTAT. Je sais, c’est très « empirique » comme présent, mais justement… c’est du / c’est un « présent » ! ET surtout (encore une fois), c’est ainsi que tout être fonctionne ! Oui, c’est cela, la présence [simultanée] de toutes choses, chacune se signant au moindre contact avec quelque autre chose – c’est peut-être ça le dire-être au monde ! {Encore que le temps exprimé dans le mot « simultané » n’est pas un Existant pour tout être, j’y reviendrai].
Mais ne me faîtes pas dire que tous les êtres au monde forment ainsi une CHORALE ! Tiens, je vous renvoie à la Tragédie grecque (en son chœur justement) ; essayez un peu de comprendre ce que veut dire « Tragédie grecque = étape ultime du mythe » (c’est pas de moi).
Pour ce qui est de l’inter-dire spécifiquement humain, bien sûr que son espace est SOCIAL. A-t-il jamais été autre chose ! Là encore il n’est point besoin d’aller chercher coucou-derrière-les-nuages pour constater à quel point nos vies d’hommes sont gérées par LE langage /fait/ ESPACE, le VERBE s’entre-dire, le NOM (institution) Inter-dire. N’est-il point là l’espace mental par excellence, performatif, celui qui gère nos actes et nos réflexions jusque dans le moindre détail, et aussi nos PERCEPTIONS, comme si tout, dès la moindre cellule de notre corps, n’était plus qu’une question de SENS (sens de la vie surtout !), à l’écart de ce que nous avons en commun avec tout ce qui est !? N’est-ce point là un mode d’être au monde géré par un Etat d’ESPRIT ? N’est-ce pas lui, l’espace « occulte » dont vous parlez ? Esprit, Etre, Langage, Inter-dire… Il y a comme un enchaînement historique, non ?
N’avons-nous pas d’autres moyens de dire-être au monde et de nous entredire ? N’avons-nous pas un autre espace à trouver, ou plus simplement à RETROUVER ?
J’en appelle à votre flair, Cyrano (eh c’est vous qui l’avez dit). Voici une métaphore : mondaine amitié ou bien individuelle et/ou collective complicité – quel espace affectif choisissez-vous ? Eh, c’est à dessein que je choisis cet exemple : les complices n’ont pas besoin d’Inter-dire pour dire-être…
Ca va mieux la gorge ?
Ecrit par : varna | 04.01.2007
Marc > Une précision de ma part "en forme de mise en garde" !? Oups, sûrement une maladresse de ma part, pas une intention ! Votre dernier commentaire m'a ouvert une porte de plus chez vous ! (ou bien on se tutoie ? Je sais plus).
DD > Content que ça vous plaise ! "Dedans/dehors", c'est ainsi que je conçois en quelque sorte ma propre dynamique ! Mais où est le dehors quand il n'est en réalité qu'un "Dedans", et à l'inverse "le coeur du dedans" ne se confond-il pas au "coeur du dehors" ? Oups...
Ecrit par : varna | 04.01.2007
Il y a une réalité mentale de la pierre : c'est quand elle prend existence dans ma parole d'homme: je lui confère, en la nommant, une réalité mentale...
J'avais dis, mais où, que le point de contact de l'univers mental conscient et non-mental inconscient est le temps.
(D'ailleurs, y a t'il une conscience de soi sans conscience de l'autre, mais c'est un autre débat)
Pour moi, l'espace mental est l'espace du verbe échangé. Pour que ce que vous dîtes me rencontre, il nous faut une interface, une page (pas vert pomme mais pourquoi pas ? ) sur laquelle la pensée se projette que je puis rapprocher de mon expérience, pour relier NOS références.
J'ai besoin d'un mental pour Être au monde en conscience d'être au monde- là où un tigre se contenterait d'avoir faim-proie-sieste...:)))
Je pose pour l'instant l'idée qui suit : JE SUIS en tant que je suis homme doué de pensée-parole, l'âme de la création, car en moi et à travers moi, elle devient "esprit". C'est là ma fonction première : être le dit du sans-langage. Oui, une manière de pont (pontif) entre l'inconscient de la nature et le conscient de l'esprit. "Il est de l'essence du raisonnement de nous enfermer dans le cercle du donné" Bergson...
Donc la pierre devient présence dans MA Chorale, en tant que présence convoquée à la conscience par l'évocation que j'en fais. Oui, le minéral (mes ossements), le végétal (mon sytème végétatif) l'animal (mon cerveau reptilien) joints dans mon "verbe" PARTICIPENT De la conscience, et donc de L'entredire !
Ma VOCA-tion serait de nommer le réèl pour lui donner une consistance mentale...
Ceci est écrit en fonction de ce que j'ai cru comprendre de votre précédente...L'homme est ce que tout à EN commun içi bas; C'est dans et par l'homme que la réalité s'incarne DANS L'ESPRIT (paradoxe) le temps quant à lui est ce que nous avons, l'inanimé et nous, DE commun...
...
Je ne peux choisir aucun espace affectif des deux que vous me présentez, ils sont en contact. En entre-dire si vous voulez, en moi. Ce ne sont que par des variantes de "couleurs " émotionnelles qu'on les distingue, mais au fond, ils sont un.
Pour être juste, je veux terminer ce laïus par la seule conclusion qui s'impose et qui résume tout mon propos :
?
Ecrit par : koan | 04.01.2007
Deuxième lecture :
"Est-ce bien le mental que j'ai en commun avec tout ce qui est"... Mais je n'ai pas parlé de "tout ce qui est", cher ami, mais de l'espace mental partagé de l'entredire. C'est là le sujet qui nous intéresse. C'est vous me semble t'il qui avez aujourd'hui tendance à universaliser... :)))
Cet "espace" que vous ne définirons ni vous ni moi que par des approximations-ce que sont les mots dans leur essence- me semble être la matière impalpable, inodore, incolore qui permet la lecture. Où, c'est à dire à quel niveau de conscience la lecture SILENCIEUSE se déroule t'elle ? Cette page virtuelle, immanente à la pensée peut-être, EST; sans quoi , nous ne nous comprendrions pas. Or cet être, c'est lui qui nous relie nous tous qui nous entredisons içi ou ailleurs sur la toile, informant le monde de notre présence au monde , mais plus encore à la conscience...y compris à la nôtre.
L'attention, CONJOINTE, c'est la convergence de consciences que se reconnaissent des références communes vers un point (EN) commun. Nous voyons le griffonnement incessant de pages souvent blanches, élaborées par toutes ces conciences de soi, mais qui n'écriraient rien sans conscience des autres consciences de soi qui les étayent, élaborer une communauté du dire dans laquelle des tendances se dessinent. Le "j'existe" ou le "j'exige". Nous faisons cela "écrire pour nous dire -être, afin de nous préserver de la solitude abyssale de l'être. Nous invitons à des interactions qui nous rassurent au sujet de notre propre réalité. Comme si éprouver et être réèl n'étaient pas assez parents. Comme si, pour admettre, toucher du doigt, ma réalité, ce n'est pas par le corps que l'information doive passer, mais par l'influence d'une autre pensée sur la mienne. Ne pouvant être convaincu que par le dedans. Je peux douter de la brûlure ressentie comme garantie de l'être, je ne peux plus en douter dans l'empathie partagée...
Or, je comprends aussi votre entredire comme le "lieu" (à défaut de mieux) de la quête et de l'échange de la conscience de soi...
Quant à l'inter-dire, l'interposition comptable que s'octroie la parole intéréssée, elle n'est là qu'en pure pollution, mais extrinsèque (de par son intéressement même) à l'expérience de l'être soi par les autres que l'entredire autorise, entre autres. Un petit jus, ca sera pas de refus.
Ecrit par : koan | 04.01.2007
Koan > Oups... c'est du mitraillage, ça ! Bon je réponds déjà à la première de ces deux salves ! ;-)
Merci de co-répondre en "étant", c'est bien la règle à laquelle nos dires respectifs semblent avoir implicitement consentie. Ca me plaît, ça me paraît déjà une sortie profitable pour nous du pur espace de langage où chaque dit renvoie à un autre dit qui fait à son tour REFERENCE. Là au contraire, c'est bien vous-mêmes, en personne PRESENTE, qui parlez.
Bien sûr que votre point d'interrogation final a ses propres vertus, et il n'est pas de propos qui ne le suscite. Pour autant, ce que chacun peut dire n'a pas nécessairement ce statut d'une réalité qu'il interroge, il peut simplement signifier dit-être au monde. Il "se dit être au monde" si vous voulez. (Mais voyez le traitement que j’inflige au « je », ci-dessous ;-))
Cela va paraître paradoxal A NOTRE EPOQUE, mais personnellement, dans ma "vision du monde" (du monde de l'être) ce ne sont pas les attributs traditionnels du moi de tous les jours (égoïsme, égocentrisme) ni même du moi scientifique (sujet connaissant) qui me guident. La conscience de soi, même, - sans laquelle il n'y aurait pas de sujet connaissant - n'est pas "originelle", n’est pas /significative/ (sens et signe) de l’être au monde « par excellence ».
C'est pourquoi "l'origine" que je recherche se situe (à tort ? à raison ? c'est là mon dire-être au monde, non ?) dans la prise de position énoncée dans ma note Réalité-monde et Inter-dire III :
Non pas :
a) « - Je ne saurais être avant d’exister, je suis donc avant tout ‘poussière’ (fut-elle biologique) ;
b) - Je suis moi-même en tant qu’il m’est bientôt donné, aussitôt né, de me délimiter, de me heurter, de me penser, et de me reconnaître ;
c) - Je suis un être humain en tant que j’appartiens manifestement à une société d’humains qui m’a largement conditionné, société dont on peut peut-être même dire qu’elle m’a spirituellement fait, jusqu’à livrer à ce corps qui est mien ce « je » dont (il) je m’enorgueillis de (me) parler ;
d) - Je suis comme tout ce qui est parce que je vais mourir, parce que tout ce qui est meurt. »
Mais à l’inverse :
d) Etre comme tout ce qui est
c) Même homme (même = quand bien même)
b) Même moi-même
a) Même poussière
Certes, c'est du "réfléchi", voire du "mental", mais c'est aussi du "ressenti", en tant qu'opportunité de n'être pas confiné à un moi d'Inter-dire, seulement un homme (de parole). Le monde n'est pas le monde des hommes, moins encore seulement ce qu'ils en décident, ce qu'ils en disent.... entre eux !
Merci pour ce bel échange !
Ecrit par : varna | 04.01.2007
Considérez le point d'interrogation en tant que part de l'autre...
Merci à vous
Ecrit par : koan | 04.01.2007
Koan > Nous n'épuiserons pas la question de la nature des différents espaces mentaux. Pour ce qui est de s'entredire, c'est délibérément que j'avais choisi de nommer mon blog "s'entredire" et non "le s'entredire". Il n'y a donc pas à proprement parler d'espace DU s'entredire (car alors, oui, il est peut-être bien, faute de mieux, celui des mots et du langage), mais un espace dessiné par le VERBE s'entredire. Un mouvement de paroles créerait-il un espace mental collectif ? On ne m'a pas attendu !
Quel est cet espace ? Eh bien, si vous voulez, prenez modèle sur l'incarnation de dire que constituent toutes nos institutions humaines (sciences, philosophies, droit de parole, droit de réponse, constitutions politiques, etc.) !
MAis aussi, reconsidérez avec moi, si vous le voulez bien, la nuance que j'apportais tantôt, à titre de métaphore, entre une amitié sous le toit de l'Inter-dire humain (affaire de psychologie, en effet, que vous semblez souligner ici) et la complicité d'écoliers buissonniers.
Dans les buissons plus que dans nos feuilles blanches se trouvent les AUTRES êtres, non ?
L'espace du (verbe) s'entredire est donc déjà tracé depuis longtemps. J'invite seulement à une présence qui s'en dispenserait de temps en temps. On sera toujours à temps d'ériger un nouvel Inter-dire !
Ecrit par : varna | 04.01.2007
En somme, vous cherchez à creer internet ? :)))
entredisons-nous donc...(brievement, à titre expéri/mental )
Je viens de recevoir un livre de chez "Arfuyen". Un monstre de "ressenti", mais avec des formules chantantes : " Comme un souffle de rosée bruissant".
Je delyre...
(J'aimerais toujours plus jouer que penser. Incorrigible baguenaudeur. ) Je préfererais donc toujours la poésie à la philosophie... Eh, marche pas sur mon chateau de sable !!!
Ecrit par : koan | 04.01.2007
Deux précisions, ami Varna: 1) On se tutoie? d'accord! 2) C'est ici une précision à ma précision sur ta précision: Un avis de péril est une mise en garde. Je l'ai pris comme de la sollicitude de ta part; et j'ai voulu te rassurer: je ne cours pas de danger, il ne me semble pas, du moins.
Ecrit par : Marc | 04.01.2007
Et bien, nous voici peu à peu passé du domaine de la méthaphysique à celui de l'éthique, si je vous suis bien...
"Un espace déssiné par le verbe s'entredire"..."Cogito ergo sum"...
Je le crains cet espace lui aussi a déjà reçu la visite de quelques explorateurs. Voudriez-vous en arriver à faire penser que la parole philosophique (en tant qu'elle réfléchit sur soi) est LA parole que vous ne vous y seriez pas pris autrement... Emanation d'une ontologie en action dans l'acte même de dire.
Donc, une onthogénèse.
J'en reviens à l'idée de base qui me traversa en vous lisant il y a quelques mois, avant l'esbrouffe: "Il y a une intention de l'ordre de la maïeutique dérrière cette proposition."
"Quoi que vous disiez, vous ne parlez que de vous, de votre présence au monde, et ce faisant, tous, vous philosophez." Tel me paraît se formuler le sous-entendu fuyant qui sub-ordonne votre projet.
L'autre chose qui expliquerait les tensions passionnées qu'une intention aussi louable peine à expliquer consiste dans le fait que vous paraîssez vous poser (volontairement ?) comme l'auteur, non du dire, mais de l'espace du dire lui-même.
Quand je dis vous, je veux dire votre écriture içi bien entendu.
Vous l'avez dit : "j'emmenage (il y a une faute, c'est "Aménage" qu'il fallait lire n'est-ce pas ?) un espace de communication". D'où ce retrait constant vers une neutralité "par le haut..."
Le serpent va t'il finir par boucler la boucle ? C'était mon intention, hâtive, ci-dessus lorsque je babillais à propos d'un livre de chez Arfuyen. Ce n'était qu'un prétexte. Comme pour dire : l'espace est là MAIS DOUE DE CONSCIENCE DESORMAIS, et quel usage allons-nous en faire ?
Le choix que je fais de dire autour de l'entredire est un choix d'être-au-monde-me-disant désormais, et non un choix vulgairement polémique qui viserait à DISCUTER la validité de votre projet; c'est donc bien à moi de vous demander : est-ce que vous me suivez ? C'est à dire en somme : Avons-nous joué ensemble, içi même, le jeu de s'entredire ?
Ecrit par : koan | 04.01.2007
Koan > Je reprends ici une à une les différentes étapes de votre réflexion :
Métaphysique ?
De l’espace physique à « l’improbable éthique » (souvenez-vous) vous voulez dire, mauvais élève ! ;-) Le « cogito ergo sum », formulé tel quel, est une preuve que j’existe – en esprit ! « Je pense donc je suis de la même nature que l’esprit » ! Or vous et moi sommes, à l’antipode peut-être, dans l’espace physique de tout être-au-monde : « l’oiseau s’enfuit, donc… ». Si je dis « l’espace dessiné par le verbe s’entredire », cela peut-il prêter à confusion ? J’essaie pourtant de traduire comme un GESTE non mental – dessiner est un geste dans l’espace physique – ce qui aboutit à quelque état d’esprit au sens habituel du mot ou à un Etat d’esprit (politique de l’être et du dire) comme celui dans lequel nous vivons et nous commande jusque nos émotions.
Réflexion sur soi est la parole philosophique ?
L’être AU MONDE, avec ou sans soi (comme la pierre) est mon questionnement. La « réflexion » est arrivée bien tardivement dans l’histoire des hommes... Est-elle exclusive de la compréhension ? C’est là une question qu’il nous faudra aborder !
LA parole ? Onto-LOGIE ?
Selon moi, dire-être au monde c’est être au monde sans ontoLOGIE (voyez comment SONT les minéraux par exemple). Dire quelque chose aux hommes, en revanche, c’est plus délicat : si on ne leur parle que de verbes (être et autres) et qu’on veuille éviter à tout prix tout Nom (onto-LOGIE), ils se fâchent, ne comprennent pas, et croient qu’on se dérobe…
Maïeutique ?
Oui, disons plutôt qu’une auto-maïeutique doit être possible (vous connaissez ma réserve en matière de pédagogie) dès lors qu’on prend conscience de dire-être AU MONDE, et pas seulement AUX HOMMES (tous les deux en tant qu’espaces). Mais je ne dis pas que dire-être au monde signifie philosopher. Ma prochaine note (je suis obligé de la prendre dans ma petite réserve, devinez pourquoi ! ;-)) précisera peut-être ce point. Quant à dire que « quoi que vous disiez, vous ne parlez que de vous, de votre présence au monde, et ce faisant, tous, vous philosophez », voilà une proposition qui oublie que chacun dit QUAND MEME quelque chose à l’autre et que le verbe philosopher est peut-être plus approprié pour un autre type de dire, déjà pris.
Emménage ou Aménage ?
Je me suis déjà expliqué sur le rôle que pouvait sembler en effet m’attribuer le titre même de ce blog (s’entredire). J’ai aussi déjà précisé (un ou deux coms ci-dessus, encore) qu’il s’agissait alors du verbe s’entredire créateur d’espaces et non du s’entredire en tant qu’espace dont je détiendrais les clés. Bref, dans la mesure où cette confusion est écartée, il est clair que je ne peux qu’indiquer par là un espace de dialogue que je serais moi aussi prêt à emménager pour peu qu’on soit – deux au moins. Mais il est bien dit qu’il s’agit d’ELEMENTS pour une sagesse du dire. C’est donc à plusieurs seulement qu’une éventuelle sagesse du dire peut être EXPERIMENTEE. Je cherche ces éléments en observant le cheminement historique de la Pensée et des institutions du dire que sont la science, la philo, la socio, la Constitution, le Droit, etc. (à mon modeste niveau, s’entend). Mais aussi, je perçois une sagesse du dire possible dans une espèce de jonction entre ce qui fut EN AMONT de notre Culture, et cet acquis qu’elle constitue, malgré tout, EN AVAL. « De part et d’autre de la Vérité » en est une des « formules ». C’est dire les répercussions possibles que pourrait entraîner une autre façon de se parler, loin des seules préoccupations d’un philosophe bourgeois installé confortablement etc. etc. - ;))
Changer le monde sans lever le petit doigt ? Changer tout par une autre façon de se « traiter » les uns les autres, bons élèves de l'Inter-dire (eh, c’est pas de la morale !).
Avons-nous bien goûté le s’entredire nouveau ?
Peut-être avons-nous en effet là partager une intuition ? Abordé une « éthique » ? Mais ce qu’il en sortira n’est pas ici (nous n’avons que remuer la terre). Il se trouvera peut-être dans vos prochaines notes, celles que cet échange vous aura inspirées, ces éléments que vous aurez « embarqués » avec vous et que vous « aménagerez » ensuite à votre guise, ces produits de transformation dans lesquels chacun reconnaîtra votre « griffe », votre dire-être au monde ET aux hommes – conformément au bonheur de… la complicité. ;-))
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Y a comme une odeur, vous trouvez pas ? Eh, c'est ce blog qui fume comme ça !!??...
Ecrit par : varna | 04.01.2007
Couch...Vous semblez fort tenir à l'espace PHYSIQUE (n'est pas egal ou egal à matériel ?)... Quoi qu'il en soit, je dois lire, lire et relire, et remplir vous raccourcis; ce qui est éminement perilleux...Une piste, vague, indécise, informe..."L'espace du tout être au monde" Pouvez -vous accepter (ce qui m'aiderait) qu'il soit lu comme la MANIFESTATION de l'ETRE ? Le monde comme ETRE manifesté ? N'alllez pas trop au delà pour le moment svp, je dois laisser descendre. J'arrête là, la tentation d'un verbiage stérile est trop proche. A +. Merci Varna.
Ecrit par : koan | 04.01.2007
Interagir avec le monde... et Dire-être-au-monde-et pas seulement aux hommes, sont à mes yeux choses distinctes. A priori, et puis à postériori. Un philosophe a dit :"J'insiste sur l'impersonnalité de l'"il y a"...Dire-aux-hommes, (je ne dis rien à l'oiseau, je m'impose) et signaler une présence, à l'oiseau sont deux modes de communication qui n'acceptent pas facilement d'emmenager ensemble sans réticence...
C'est comme si le PAS DE LA PERSONNALITE créait la frontière entre Être (brut) et s'entredire (compris comme acte culturel, réfléxif).
Le liant entre ces deux "cousins" de la présence au monde, quel est-il ? Le langage commun à tout être au monde, quel est-il ? Ma parenté avec l'oiseau qui fuit, où la situer ? Dans la prescience commune de notre mortalité ? Ce vouloir être qui me garde dans la parenté de instinctuelle avec l'oiseau est l'autre langage, celui qui me lie AU MONDE, distinct de celui qui me lie AUX HOMMES par l'entredire.
La spécialisation (?) du réflexif commanderait alors une duplicité de ma présence auX mondeS: L'une par laquelle je me "signale" (comme menace potentielle) l'autre avec laquelle s'entredire ("dire" impliquant la réciprocité du DIALOGUE) est possible.
Distingo sans lequel nous allons reculer jusqu'aux plus bas dénominateurs, d'abord l'être, puis le manifesté, puis l'indécidable, et enfin, qui sait, reculer jusqu'à un non-être sans nirvana, (extinction) le rêve mécanique d'une maya vaporeuse, illusoire...De la nature de l'oiseau, puis de la pierre, puis, de quoi ?
...L'existence ne devenant possible qu'hors de soi, (Ex-stase) dans l'ex-stase du dit; un être PAR l'autre, l'entredit consistant à être nommé comme MIS AU MONDE par le dit de l'autre , et dans le devoir (ethique) de conférer le droit de séjour à l'autre par mon dire...
N'exister que dans le dit de l'autre, et faire venir l'autre à l'être par mon dit, entraînant entre nous la dépendance ontologique : d'être connu/nommé par l'autre afin de pouvoir permettre à l'autre de se connaître en étant dit par moi.
Je ne sais pas si je m'égare ! C'est vous dire. J'en suis là à me dire qu'inter-dire pour sec(lec)tionner le dire de l'autre, "c'est (pardon) péché... :)))
Désolé Varna; j'entends que vous prenez le risque d'une certaine solitude, paradoxalement, à travers votre blog, et je n'aimerais pas que l'inadéquation de mes réactions à vos propositions vous renvoient à la solitude en question. Cependant, l'espace, habité par un dit qui n'en n'est pas encore à l'entredire, a le mérite d'ex-sister...L'espace que vous dessinez est ductile, n'est ce pas ? En cela qu'il est ouvert... je... Allo ?
Ecrit par : koan | 04.01.2007
All the world's a stage,
And all the men and women merely players:
They have their exits and their entrances;
And one man in his time plays many parts
(Shakespeare, As you like it)
Ecrit par : Kate | 04.01.2007
et si la sagesse du dire était de se taire ?
www.barbier-rd.nom.fr/journal/article.php3?id_article=406
Ecrit par : . | 05.01.2007
.> Vous n’y souscrivez donc point par ce mot ! ;-) Mais bien sûr que « la » sagesse de dire commande souvent, très souvent, de se taire ! Tenez, encore un ELEMENT au dossier, ci-dessous, (adressé à Koan), et non des moindres, vous en conviendrez !
Kate > Bonjour, bonne année, bon tout ! Du texte cité, la meilleure traduction serait de vous ! ;-)
Koan > Permettez-moi de vous faire une « périréponse », histoire de nous rappeler à l’ordre, je veux dire à « l’ordre musical naturel » (coucou Réfracteur, si vous passez par là) qui régit tout mouvement, tout échange / de paroles /. J’extrais ces quelques lignes qui suivent de l’ouvrage cité tantôt, dont j’entreprends la lecture, à savoir B. Snell, « La découverte de l’esprit ». Il s’agit du catalogue des Muses dressé (en hexamètres !) par Hésiode :
Piqûre de rappel :
Clio fait en sorte que le chant, en particulier le poème héroïque accorde le kleos, la gloire ;
Euterpe fait en sorte que le chant réjouisse l’auditeur – et Homère ne cesse de souligner la douceur du chant, le réconfort qu’il constitue pour le cœur ;
Thalie assure le lien entre la poésie et la fête ;
Melpomène et Terpsichore allient la poésie à la musique et à la danse ;
A Eratô revient la tâche de susciter chez les humains le désir de la poésie ;
Polymnie est chargée d’assurer la richesse du plaisir ;
Uranie élève le chant au-dessus du monde proprement humain, tandis que Calliopé veille sur la qualité de la voix lors de la déclamation du chant !
Bon, je suis personnellement très très loin du compte, mais quand même, je suis en-chanté, forcément !
J’y retourne !
PS / Eh, s’il y a des volontaires pour endosser l’une ou l’autre de ces tâches, qu’il ne se prive pas ! (Sifflottement...)
Ecrit par : varna | 05.01.2007
Très bien ce lien "."
Merci et bonne année 2007
Bien à vous
Ecrit par : syb | 05.01.2007
Prise de têtes... Entêtements à téter les mots jusqu'au tarissement du geste ... Le front qui cogne en rythme sur la paroi du logos, lactance immémoriale. Le temps du taire succède au temps du traire. Mais ce n'est pas vain, non, ça a le mérite de montrer l'adhésion au processus de conservation procréatif que fournit le privilège de la pensée qui vient et va à l'autre selon un élan instinctif et sélectif... Mais que retenir pour entrer dans le chant , jouer dans le choeur ou jouer les solistes du "rispondi" ( façon corse que j'aime tant...) ?...
Je me situe VOLONTIERS à la lisière de tout cela mais avec un sourire aux lèvres... C'est du vivant tout ce que vous dites, du réel aussi, MAIS auto-représenté et remis dans le pot commun pour trouver une saveur appétissante au brouet langagier du jour... Les philosophes et les poètes ne sont pas des gouvernants, ce sont plutôt ces morceaux d'étoffe humaine secoués dans la gueule de chiots dont parlait je ne sais quel Antique Chinois cité par Juliet... J'aime bien quand les citations perdent leur auteur dans le flux des répétitions et des réappropriations... J'aime bien quand on a l'air de réinventer le fil à couper le beurre des connaissances...
Et qu'on y croit , parcequ'on a acquis la dextérité suffisante pour innover dans la forme des tranches et des fantaisies qu'on découpe dans la motte fragile...
Je plaide pour la raison buissonnière... C'est une position non inamovible, mais ici, elle me semble de mise.
Les Mystiques étaient avant tout des irrationnels et des jusqu'au boutistes, dont la "neutralité" n'était en fait qu'une forme avancée du Déni de la persécution ambiante. Et il y a eu des fortiches dans le genre...
Mais je m'égare moi aussi... J'assume...
J'ai fait des prélévements dans ce que j'ai lu ici...
Des "boutures" de pensées sur lesquelles j'ai envie de rebondir sans savoir si je le ferai... Je fais juste le raccord pour montrer mon intérêt , sans chercher à prouver, je dis juste ce que j'ai trouvé ( J'aurais pu prendre chez Koan aussi...) :
pour faire plaisir (lol) : la recherche (ou pire encore la conquête) du réel me semble une entreprise périlleuse.
Le verbe "croire" est donc selon moi à la racine de "l'être-relation" en tant qu'il manifeste et rend manifeste que quelque chose existe. Mais du coup, c'est la prétention du dire qui prend une claque. Il est nombre d'ambitions liées au dire qui tombent alors... et en premier lieu le verbe savoir…
Un combat derrière tout ça ? Signé "Après l'Etre" !
L'épistémoFOLIE est notre séculaire paradigme ! Alors que diable, ici même s'il vous plaît !
Et c'est d'un ennuyeux d'être tout seul araignée... !
Quand je vous dis que l'action crée L'ESPACE ! (le ton est parodique, à dessein). En plus, c'est vrai aussi en... PHYSIQUE ! Voilà une "application" à laquelle les physiciens eux-mêmes ne s'attendaient pas ! Une nouvelle discipline peut-être ? ;-))
Comme vous n'avez pas le temps, les mots-clés sont : intuition + ramage et plumage + Einstein + c'est pas juste. Voilà, vous compléterez plus tard ! ;-)
(Ah ! jubilation quand tu nous tiens !)
BONNE JOURNEE DANS LA VRAIE VIE VARNA !
Ecrit par : Mth P | 06.01.2007
D'abord, l'ACTION de la lumière et du temps effectivement créent l'espace physique. Et deuxièmement , l'important est que vous ayez pu le dire...
Moi, j'avoue, je ne me suis pas pris la tête mais j'ai bien jubilé...
Parce que en essayent de suivre le geste de ce dire içi, j'avais cette sensation bulleuse non de détenir une vérité, mais d'être placé en orbite autour d'elle, comme d'un axe, (un totem ?) autour duquel danser... c'était très sensuel !
J'ai toujours préssenti que ce blog n'était pas un sempiternel ragout de verbiages empilés pour faire style cogito, mais je sentais derrière quelque chose de longue haleine. De n'avoir dans un premier temps pas réussi à EPROUVER le propos assez pour pouvoir m'y ébattre, je l'ai injurié, véxé. Mais je ne suis pas homme qui reste sur l'echec de l'incomprehension. j'ai repris mon bourdon (bâton de pélerin) et moi qui suis pelerin et donc croyant (c'est à dire journellement honni par la L'Eglise des propiétaires exclusifs de la raison discursive) j'ai décidé de prendre au sérieux un travail qui me prends au sérieux. J'ai JOUE LE JEU. Et je me suis follement amusé.
Mon ton en a changé dans mes écrits, dans mes "choix éditoriaux" sur mes blogs. je me souviens d'un poème de Jean Mambrino-qui n'est pas un génie méconnu, juste un littérateur de la joliesse des choses- et qui dit :
" C'est ouvert, on peut entrer." Je me suis senti gazouillant içi,
librement gazouillant. Je n'ai plus envie d'avoir raison, de tomber dans l'impasse de la parole "définitive"; je désire un entredire ouvert. Voilà pourquoi j'ai de la reconnaissance pour Varna et du respect pour son "travail".
Ecrit par : koan | 06.01.2007
Mth > J'aime à voir votre plaisir d'écrire entremêler joyeusement tout ce que les mots peuvent TOUCHER. Si j'étais un maître, j'aimerais bien vous avoir pour disciple, pour le plaisir inquiet de se voir ainsi prolongé, je veux dire (conformément au "programme") - dépassé !
Moi qui me défie des mots, j'accepte, que dis-je ! j'aime ici les vôtres ! Ils touchent justement à tout ici, mais le tout qu'ils forment comme dit est une analyse fine, bravo !
Oui aux boutures ! Oui au Déni de la persécution ambiante !
Koan > Idem, + vous contribuez à me dégrognoniser ;-) La lumière et le temps créent l'espace physique ? Si vous le dîtes ! C'est une façon comme une autre de comparer nos physiques, Einstein et moi, comme je le suggérais tantôt ! (Mdr)
Mais euh... "déposer" dans la cour voulait dire aussi "je repars en courant". Vous comprenez, je peux effacer les insultes, mais j'ai plus de mal avec les compliments...
Ah, "Jouer le jeu" ! La partie, c'est la vie même !
Bon Week-end !
Ecrit par : varna | 06.01.2007
Là où il n'y a pas de photons, (mouvement) il n'y a ni temps ni espace...C'est un standard de la physique... Qu'y a t'il là de si étonnant ? Car l'espace est toujours espace de quelque chose, ainsi que du dire, qui dit toujours quelque chose (même si dire une chose c'est déjà dire autre chose). Il me semble.... je crois...A moins que...je...Allo ? téléphone maijon ?
Ecrit par : koan | 06.01.2007
" Vous comprenez, je peux effacer les insultes, mais j'ai plus de mal avec les compliments..."
La même indifférence à laisser s'afficher les insultes et les compliments serait pourtant le préalable à un entredire où se jouerait la partie ...Encore un petit effort Varna !
Ecrit par : . | 06.01.2007
. > Koan et d'autres sans doute auront compris la pudique et humoristique allusion, cher point indifférent. Pour la vôtre ici, son contraire, je m'en suis déjà expliqué longuement. Version psychologique : je n'ai pas été indifférent aux différentes raisons de modérer ce blog - et il se trouve que je ne l'ai pas fait que pour moi.
"Petit effort", dîtes-vous ? Vous cherchez un modèle seulement POUR LES AUTRES ? Vous cautionnez le virtuel et ses dérives avec votre anonymat ! Voyez ci-dessus Koan ou Mth, voyez comme c'est agréable d'avoir affaire à quelqu'un de reconnaissable et avec qui... "s'entredire" !
Je m'absente jusqu'à lundi, donc vous avez tout le temps pour les compliments. Surtout ne vous gênez pas ;-)
Ecrit par : varna | 06.01.2007
Quand le maître des lieux se masque, la moindre des politesses est de se masquer soi-même . Non ?
Ceci est ma réponse... chez vous .
Ecrit par : . | 06.01.2007
Reponse Cher "." ? ou anecdote ?
A lundi Varna. (Signe de croix...)
Ecrit par : koan | 06.01.2007
Varna > J'ai parcouru les commentaires aux trois quarts... et ne peux finir aujourdh'ui.
Cependant déjà : j'ai du mal à définir ces termes de s'entredire et inter-dire et d'en faire une feutrine traçable...
Je suis toujours tentée de lire "interdire", ce qui me bloque.
Tout est en suspens.
Bonne journée,
Ecrit par : Marie Gabrielle | 08.01.2007
Marie-Gabrielle > Dans la mesure où "L'inter-dire" est l'espace réglementé du dire au sein duquel des hommes "s'entre-disent", c'est un heureux hasard de la langue française que ce même mot souligne ce qui, dans notre "liberté d'expression" actuelle par exemple, devait rester caché : que l'espace en question interdit certains types de dire -- ou les rabaisse, les discrédite, ce qui revient au même.
Par exemple, la poésie comme vérité ne peut être entendue que comme une vérité "poétique", car on ne saurait BIEN SÜR prendre au sérieux l'affirmation (ou paraissant telle) d'un homme que s'il SAIT. Le verbe savoir est à lui seul un enclos SÛR.
Sauf peut-être, POUR UNE FOIS, à l'ausculter du côté d'un croire d'homme qui n'a pas peur de se dire synonyme d'être au monde, et ne dit pas "je ne sais rien" pour faire joli, mais - "POUR" être comme tout ce qui est, c'est-à-dire, sans perdre pour autant son âme (sourire de Kouros), simplement PARCE QUe il est "comme tout le monde".
Ecrit par : varna | 08.01.2007
un enclos....oui...comme dans les