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08.01.2007
Je ne sais plus
[Epistémofolie] [Froncement de sourcils]
On a foi, par exemple en son dieu, on croit en lui.
Mais aussi :
(-) On aime l’art, car on a plaisir à croire, à s’en laisser conter.
(-) On espère, on mise sur son croire personnel ; on mise en l’occurrence sur l’avenir, mais c’est pour donner un objet à son croire. [Miser sur son propre croire – car croire est notre faculté et notre jouissance – c’est croire deux fois].
(-) On dit « je ne crois pas » – comme si l’on pouvait ne pas croire quand on dit quelque chose.
(-) …
On sait, on a foi dans son savoir :
(-) On sait, (c’est-à-dire) on croit (que ça signifie) qu’on ne croit plus.
(-) On sait ce qu’on dit, (car) on croit que dire n’est autre que « dire quelque chose ».
(-) On dit ce qu’on sait, la vérité, mais on ne sait alors pas ce qu’on fait à celui auquel on la démontre. [On sait la vérité, mais on ne sait pas ce qu’on en fait, à part la dire].
On sait parce que c’est là, « savoir », dans la logique du seul discours, du discours-qui-parle-tout-seul (supra), discours qui se veut, depuis ses origines, dire-de-la-vérité-même. La vérité, dit-on, aurait une bouche contre laquelle il suffirait de coller son oreille : bocca delle verita. Mieux ! la vérité serait la bouche, l’essence même de toute chose, l’en-« soi » ; voilà le grand « secret ».
Mais il aura fallu, et il faut aujourd’hui encore à chaque instant où l’on sait et où l’on dit au Nom de la vérité, ignorer presque tout de ce qu’a « voulu » le verbe s’entredire. On sait la vérité en-« soi » parce qu’on ne sait pas la bouche triviale et dissimulatrice originelle, spécialement affrétée voici longtemps pour accomplir une tâche purement – économique.
Une économie du dire jusque dans nos fors intérieurs.
Par exemple, croire que notre pensée n’est que dialectique socratique.
La vérité en-« soi » ment-elle ? On se plaît à croire et faire accroire que c’est elle qui parle. On a fini par s’en convaincre. C’est pourquoi on interroge toute chose et l’on en discute entre nous "pour la faire parler". Et ça nous arrange à tous qu’il en soit ainsi ! Car cela nous permet aujourd’hui encore de nous dire les uns aux autres et aussi les uns les autres, avec quelque efficacité :
Cela fait de nous des hommes crédibles, crus et croyants dans une civilisation fondée sur du cognoscible, du connu et surtout – un sujet connaissant.
*
Chaque discours à tout moment incruste un Nom dans le verbe dire
Et ainsi fait resplendir un peu plus le diamant de la Culture.
L’anneau est dissimulé aux yeux de chacun,
Qui pourtant grâce à lui, seul respire.
___
08:30 Publié dans s'entredire | Lien permanent | Commentaires (111) | Envoyer cette note | Tags : croire et savoir, croire au savoir, savoir et vérité, vérité et économie du dire



Commentaires
Cette note n'est pas celle annoncée précédemment à Koan.
Ecrit par : varna | 08.01.2007
Bonjour Varna... quelque chose "ne passe pas" :
"L’anneau est dissimulé aux yeux de chacun,
Qui pourtant grâce à lui, seul respire".
Je ne sais pas vous dire pourquoi*.
Amicalement,
*peut-être simplement que je ne comprends pas, mais sur un coup pareil, je ne peux pas en rester là, désolée, il faudra m'expliquer.
Ecrit par : Marie Gabrielle | 08.01.2007
...Nous Croyons que demeure en nous un "verbe" intact, nodal, fonadteur...Quasiment pré-éxistant, source première qui inaugure l'être qui est grâce au dit qui l'identifie.
...Précédant les dédoublements que sont les croire et des dires...Parole toujours de deuxième main. Parole toujours émanée d'un centre de certitude, à la fois "héliocentre" et tropisme...
...Le noeud "Cabbalistique" d'une parole-mère, totémique...
axiale, germinale, originelle (sans laquelle aucune pensée ordonnée ne se pourrait ordonner).
Si l'on se ne se raccrochait à l'idée (vérité) qu'une parole intérieure à tout dit a précédé tous les croire et tous les dires,
nous aurions aussitôt la sensation affreuse de flotter sur un songe au-dessus du maelström du néant.
Cette étincelle innacessible qui paraît préverbale semble constituer la garantie de l'unicité rationnelle de l'être...
Etincelle de conscience antérieure à tourtes ses expressions (croire, dires) et base (eben shetillah= pierre de touche) assurant la présence à soi-même.
Dire comme dire que l'on dispose d'une vérité inchoative. Dire, c'est croire en une vérité intérieure et antérieure à tout énoncé possible.
Qui parle croit.
Cher Varna, j'y vois cela (pour le moment, mais vous m'aiderez (tous) par vos remarques) que celui qui croit ignore que la vérité qu'il énonce est SON dit sur lui-même; et que celui qui ne dit (affirme) que ce qu'il dit seul est croyable, ignore que ce faisant, il croit...
Il y aurait (au fil de ce que la lecture m'inspire) une parole "jaculatoire" et spontanée (le discours qui parle tout seul, adorable formule) qui se diversifierait lors de sa "remontée" vers la conscience, filtrée, oxydée par les éléments personnels qui l'imprégneraient lors de cette remontée, jusqu'à paraître au jour du dit incomparable à quelqu'autre que ce soit...
(Je suis désolé, je ne peux pas me dispenser d'un centre, d'un noyau qui soit SAUF du temps, de la corruption, de la dissolution)
Je relis votre billet illico.
Ecrit par : koan | 08.01.2007
"Chaque discours à tout moment incruste un Nom dans le verbe dire
Et ainsi fait resplendir un peu plus le diamant de la Culture.
L’anneau est dissimulé aux yeux de chacun,
Qui pourtant grâce à lui, seul respire."
-C'est beau..."L'anneau" que je comprends comme le sujet se disant , aux yeux duquel est dissimulé cette réalité bi-polaire du "je dis que mon dit vient d'une vérité même quand je dis que je ne crois pas en une vérité" (je crois) et "quelque soit la vérité que je dis elle n'est que dans ce que j'énonce et demeure subjective" (je ne crois pas)...Bel anneau puisque les contraires s'épousent...à l'intérieur duquel se produit l'échange entre "je crois sans le savoir, et je sais sans croire..." Deux ouvertures qui font boucle...Ouf, c'est laborieux de ma part...
Ecrit par : koan | 08.01.2007
Ce qui fait l'autorité d'une parole personnelle ce n'est pas l'expérience de la parole, sur la parole . L'homme de parole n'est pas le scientifique dans un laboratoire qui dissèque un rat mais le rat qui se" métamorphose" sous le scalpel . en ce sens l'expérience d'Ulysse est prudente et bourgeoise . Un chant sciemment dirigé vers le retour au point de départ sonne faux .
Ecrit par : arnva | 08.01.2007
Sauf si point de départ et d'arrivée sont un...
Ecrit par : koan | 08.01.2007
Le décider c'est faire l'économie du voyage hasardeux, dans la crainte (justifiée ?) de la métamorphose .
Ecrit par : arnva | 08.01.2007
"L’anneau est dissimulé aux yeux de chacun,
Qui pourtant grâce à lui, seul respire."
*
L’anneau est dissimulé aux yeux de chacun,
Qui pourtant, grâce à lui seul, respire.
(... Autre lecture, à une virgule près .)
Ecrit par : arnva | 08.01.2007
Oui, bien sûr... prenons des libertés... entre hommes !
Le trait ne s'efface pas, la fadeur non plus.
Ecrit par : Mastic | 08.01.2007
C'est exactement ce que je disais ! C'en est même étonnant ! j'adore doublement (sic) ce passage étonnement poétique de la part de l'auteur souvent soucieux d'exactitude car si l'anneau est le sujet (chacun) dire :
"L’anneau est dissimulé aux yeux de chacun,
Qui pourtant grâce à lui, seul respire."
Ou dire :
L’anneau est dissimulé aux yeux de chacun,
Qui pourtant, grâce à lui seul, respire.
C'est faire quelque chose de prodigieux...Mirobolant ! L'anneau (la monade ?) formé par le "chacun"-le sujet qui va du croire inaperçu au dit "acte de foi" inavoué respire et est par là la respiration même de ce chacun...C'est tout un, quel que soit le point de vue choisit. C'est la boucle de l'être qui forme içi un anneau dans son énoncé même...Yes...Respirer est une activité essentiellement circulaire/circulatoire..."Anneau/chacun" c'est un dédoublement du sujet.
Je veux dire, si on prend le mot "chacun" comme centre des deux formules, on se trouve dans un carrefour de sens qui se reflêtent en un mouvement mélioratif, sans se contredire, mais au contraire, qui s'amplifient...Car "l'anneau", pour moi, est le monologue du fors intérieur à la fois crédible, cru et croyant (Ne serait-ce que croyant de/en soi). C'est à dire le chacun, l'intime, la monade du soi dans sa sphère : l'anneau. Mais je m'emballe, il y a forcément d'autres angles d'attaque du problême qui ne seraient pas pour autant des contra-dictions ou des inter-dictions...Mais des entredictions.
Je ne sais pas si c'est volontaire, mais nous voici devant une phrase qui semble "s'entredire" d'elle-même...Toute seule...Varna, votre avis svp...Pardon mais cela me rend bavard...
Ecrit par : koan | 08.01.2007
Koan, heureusement que vous êtes là pour nous figurer un tableau digne de Klimt ! Ah ! que la symbolique est belle du baiser sans fard, symbolique interne qui ne signifie rien sans le mouvement venu du fond de l'intérieur (oui - du souffle, comme ici).
Coup double ?
Vous me faites très peur à vous en référer à la "monade de soi dans la sphère", à moins d'avoir vu la pièce tourner très vite sur elle-même, devinant qu'un jour elle s'arrêtera - pour retomber - ou bien, pour qu'au moins dans le meilleur des cas, la cloison de l'oeuf existe bel et bien... car, pas de cloison, pas de jumeau ?
Danser la perdrix ?
Je vous laisse à cet honneur, me sentant trop seule aujourd'hui, face à la marée.
Merci.
Ecrit par : Marie Gabrielle | 08.01.2007
MG. n'ayez aucune crainte, cette image claustrale ne concerne que l'exemple apporté, cela ne prétend pas être une description de la "condition humaine" dans son entier !
Ecrit par : koan | 08.01.2007
Quoi, vous parliez du baiser de la mort ? Non vraiment, j'y perds.
Ecrit par : Marie Gabrielle | 08.01.2007
A bientôt, je me brise.
Ecrit par : Marie Gabrielle | 08.01.2007
Euh, non, je parlais de l'homme "seul" sondé sans ce qui plus que le verbe encore le fonde : la relation ;)) (encore que ce qui est le possible de l'homme; c'est plus que la relation, dont les animaux sont capables, mais bien la relation DESINTERESSEE...
Ecrit par : koan | 08.01.2007
Je voulais dire que j'y perds le latin et tout ce que je n'ai pas, Koan. Je ne sais pas finir car il est aussi une race d'hommes (et de femmes) qui incarnent l'opposé de ce que vous décrivez.
A bientôt, Koan, ne m'oubliez pas et je tacherai... de revenir. Je suis lassée de la force.
Ecrit par : Marie Gabrielle | 08.01.2007
Arnva > (...)
--- Homère et Pindare ne célèbrent pas un retour mais une date, un évènement, une fête PASSES. Ils ne passaient pas pour dire faux. Qui sait s'il n'est pas aujourd'hui encore quelque parole célébrant et donc réactualisant ainsi - le chant primitif ?
Koan répondant à Arnva (...)
--- FAire rejoindre le commencement et la fin, c'est justement ce que tente notre anonyme en inversant au mieux mon pseudo (enfin presque, car finir par "v", ça le ferait pas !).
Marie-GAbrielle > "En perdre son latin" dans une note intitulée "je ne sais plus" c'est un peu la réponse de la bergère au berger. Mais quand même, est-ce là une façon d'être en phase !? ;-)
Ecrit par : varna | 08.01.2007
homère(s) célèbre(nt) un présent atemporel, évite les amalgames avec tes propres délires.
Ecrit par : gmc | 08.01.2007
Oui... et célébrer et réactualiser sont des mots quasi siamois n'est-ce pas ?
Ecrit par : koan | 08.01.2007
"présent atemporel "? Cet énoncé est absurde . L'atemporalité ne peut se dire que de l'éternité .
Les mythes aplattissent le réel dans une morale .
Ecrit par : Arnold | 08.01.2007
C'est vrai que la guerre de Troie n'a pas eu lieu... et que Schliemann n'ayant eu le choix qu'entre sept, il se trompa de couches....
La célébration PAR LE CULTE d'un présent atemporel est une invention plus tardive, à ce qu'il me semble...
Mais rappelons simplement que je répondais à "mon-pseudo-à-l'envers" qui prétendait que chanter le retour à l'origine sonnait faux... Tiens, ça me fait penser à Thoreau (retour à la forêt...) que Marc évoquait tantôt. Thoreau chantait-il faux ? Les oiseaux des bois aussi alors, sans doute...
Ecrit par : varna | 08.01.2007
Arnold > Dans l'ordre de vos affirmations : Non, non et non. J'abrège pour faire court. ;-)
Ecrit par : varna | 08.01.2007
Vous faites une réaction d'enfant en colère . C'est adorable;-)
Ecrit par : Arnold | 08.01.2007
Et va savoir si notre dire présent n'est pas lui-même la célébration d'une vérité nucléaire qui nous fuit dans son éclat même. Nous ne cessons de réactualiser ce qui nous semble fiable en un geste de réassurance de soi. Nous parlons içi même comme on se pince pour se rassurer sur la densité de notre existence. Voilà pourquoi nous insistons sur notre "vérité" : l'enjeu en devient notre présence même à l'être, notre sensation de vivre...Nous nous sentons menacé sitôt que notre "vérité" bascule dans un doute et le réflexe que nous avons de nous ancrer (obstiner) dans cette vérité est un reflexe rien moins que de survie.
Le titre terrible de ce billet : " Je ne sais plus"... Je ne sais qui parle de l'économie du dire ou de la vérité dont je serais le subalterne nescient...Encore ce mot: une hypostase d'un verbe qui me domine sans se donner. Je ne ferais rien d'autre qu'énoncer les harmoniques d'un son originel dont la fréquence si elevée m'échappe... Inconscient de la vérité même que je dis en ne disant que son écho diffracté, je serais alors le connaissant qui s'ignore connaissant. Une vérité qui se TRAHIT sans se dire, une vérité incognoscible...Une vérité MALGRE le discours. Le "se dire" du vrai à travers, à l'insu, par de là, en amont de celui qui s'entredit.
(Hypothèse en abîme d'une connaissance sans sujet...)
Ecrit par : koan | 08.01.2007
Arnold > Enlevez "colère" et vous approcherez du juste. Mettez à la place "tout plein de tact sur le coup" (= "je veux pas vous faire la leçon, mais tout de même, renseignez-vous un peu !") et vous toucherez au but ! ;-)
Ecrit par : varna | 08.01.2007
Ce n'était que du tact au tact Koan ! ...De l'humour ... Sinon la vérité n'est que massue ... Le temps en est passé ...
Ecrit par : Arnold | 08.01.2007
Désolé ! Je croyais répondre à Koan .
Ecrit par : Arnold | 08.01.2007
Varna au secours, je ne trouvais plus votre blog, il n'affichait plus qu'une page totalement blanche en page d'accueil ! Heureusement , Holly a trouvé un chemin grâce auquel je suis là !!!
Varna, si vous deviez mettre un terme à l'expérience de ce blog, ne soyez pas cruel, (comme je le suis parfois) prévenez-m'en !
En clair, quand je clique sur le lien s-entredire.hautetfort.com, il n'y a qu'un horrible blanc ...
Ecrit par : koan | 08.01.2007
Koan > Si je devais arrêter ce blog, je le ferais savoir, pas de crainte à ce niveau là. Mais non, pour le moment je ne vois pas de page blanche venir assombrir mon élan...
Ecrit par : varna | 08.01.2007
Ouf, ça remarche...
Pour reprendre, ce qui est bouleversé par votre approche, il semblerait que ce soit le contenu de la connaissance du sujet connaissant... La vérité qu'il croit, et sans laquelle l'être et son dit se dissoudraient horriblement, il n'en connait qu'une "manifestation" de surface, telle la risée sur la rivière. tant qu'il dit : "Mon reflet est la vérité", il ne "ment" pas, mais il se leurre.
Il lui faut renoncer à son dit, l'éplucher (il a existé, il me semble une secte de l'oignon) le débarbouiller de tout désir égotique de briller, de paraître, d'avoir le dernier mot (le plus classique des tics de communication du web) d'avoir raison, de faire de l'épate, de faire l'important, l'interlocuteur privilégié,
le "je le savais déjà" et une fois cette nudité acceptée définir son dit nu; SE dire. Non pas que sait-ON mais que sais-JE MOI
Vous comprenez Varna que cette exigence qui est la garantie du jeu et de l'entredire n'est pas, à priori flatteuse...
je regarde maintenant l'affirmation posée là, par tel ou tel, péremptoire comme un symptôme, aussi brillante soit-elle, et il y en a qui brillent drolement...a commencer par les miennes. je crains désormais le ridicule de ce qui hier me rendait tout fierôt ! Combien vous dois-je ? :)))
Ecrit par : koan | 08.01.2007
PS. Rectificatif :" je regarde maintenant l'affirmation posée là, par tel ou tel, péremptoire comme un symptôme, aussi brillante soit-elle, et il y en a qui brillent drolement...a commencer par les miennes."
A commencer par les miennes EN TANT QU'ELLES SONT PEREMPTOIRES et non en tant qu'elles brillent ! Excusez tous ma maladresse.
Ecrit par : koan | 08.01.2007
Koan > Combien vous me devez ? Eh bien voyons..., compte tenu de votre participation, de votre contribution, de votre apport personnel, de votre identité, de vos envolées et surtout de votre générosité... : RIEN !
Tout le plaisir est pour moi.
Il n'empêche que vous donnez une sacrée leçon, ou tout du moins un très bon exemple : celui de quelqu'un qui n'attend pas la fin du film (je suis sérieux malgré le ton badin) pour imaginer lui-même le scénario tout entier. De la veine des créateurs, assurément !
Ecrit par : varna | 08.01.2007
Ce qui me plaît, ce n'est pas d'être quelqu'un, créateur ou autre, au fond, peu me chaut, mais c'est quand la communication passe, que ça vibre, sans exaltation, simplement. Assis ensemble autour de l'ETINCELLE (j'ai adoré ce choix de mot) provoquée par un mot, une phrase , une hypothèse...Un problême souvent pour moi... Ca c'est ce qui me plaît..."La vie est vraiment dans le jeu même..."
Ecrit par : koan | 08.01.2007
et pourtant, commencer à tourner autour de soi même pour s'asseoir dans le rond autour de l'étincelle. comme la terre fait sa révolution pour danser autour du soleil. la parole au centre, et les hommes autour, comme le cercle de l'anneau compose le centre. tu (cogites), Varna...comme un derviche tourneur et tu nous proposes un espace où co-gîter... merci.
Ecrit par : kintana | 09.01.2007
Kintana > "Un espace où co-gîter", oui, l'expression est bien trouvée. Mais je n'ai pas inventé cet espace originel commun auquel on devrait rendre la parole kidnappée par le langage et le savoir subséquent.
Et de là à tourner en bourrique... ;-))
Merci de ta visite et de tes jolis mots !
Ecrit par : varna | 09.01.2007
Varna > "mais une date, un événement, une fete PASSES"... comme depuis le début chez vous, vous savez que je regarde l'écriture autant que je la lis un peu comme un marc ?), et ici, dans ce "passés", je vois (voir) le regard blanc de l'aveugle, mais sans savoir pourquoi ; un aveugle de l'intelligence - un aveugle intelligent et volontaire.
Arnold > "Les mythes aplatissent le réel dans une morale ."
J'ai pris la liberté de lire les comm. de cette note en partant du bas, ce qui est déjà très agréable en soi. Et puis, je ne censure pas non plus la manière qualitative de l'instant qui fait choisir à méditer un brin, un extrait, une décharge... même minime. Ici sera la vôtre. Elle est ce que j'ai - moi - à méditer, afin de me souvenir de ma simplicité, cela dans le partage. Merci, donc.
Kintana > s'asseoir... (après avoir fait : "Terre !")
Koan > je vous remercie pour la description complète du fonctionnement de notre ego dans le dire ; je la trouve parfaite ; la question qu'elle soulève chez moi est : "parle-t-on comme on fait de la bicyclette ?".
Ecrit par : Marie Gabrielle | 09.01.2007
(Parle-t'on comme si on avait "un petit velo dans la tête" ? :)))
Vous voulez dire parle t-on comme par reflexe ? Moi ça m'arrive,
remplir un vide, exister à toute force quitte à utiliser des simulacres, des mots dans lesquels je ne suis pas ..Oui, il m'arrive avec mon petit vélo de tourner en rond dans la cour en attendant UN AMI. Une parole amie, une étincelle.
Ecrit par : koan | 09.01.2007
La question du grain à moudre dans l'aire autour de laquelle tourne les bourriques homo sapiens (réconciliées par la force des choses ) ne va pas tarder à se poser ...
Ecrit par : Arnold | 09.01.2007
La vérité en-« soi » ment-elle ? On se plaît à croire et faire accroire que c’est elle qui parle.
On aurait donc besoin de se référer à une instance supèrieure (la vérité à l'intérieur de soi) pour faire valoir son dire ? Être habité par sa propre idole...Possédé !
Pensez-vous varna que cette tricherie qui est de suggérer, plutôt, de sous-entendre : "gare c'est la vérité qui parle par/en moi "est économie du dire, tout prosaïquement ? Une vérité immanente qui nous servirait à JUSTIFIER à nos propres yeux comme aux yeux des autres, le droit à l'affirmation...indiscutable ? Economie (peut-on dire "politique" ?) Ruse ! Cela me fait m'écrier : "Mazette quelle duplicité ! quelle rouerie ! "
Chacun voulant faire adorer son "dieu" intérieur, Ce qui Croiton parle en soi...
Qu'est-ce que moi-même je dis là à travers tous ces commentaires ? Je dis : "voyez, j'ai des idées, je suis intelligent, reconnaissez-le...
Je veux être des vôtres ! Aimez-moi !"
Voilà le fond de cette économie pour moi. Et par un bond qualitatif, peut-on se demander hors de tout style, de toute forme, de toute démagogie :
Dire, ne serait-ce pas tout simplement appeler sa mère dans le noir ? S'entredire à l'inverse, ne serait-ce pas être rassuré par la voix de toute la "fratrie" alentour ?
Là maintenant, oui, je le CROIS soudain. Il y a un enfant qui pleure dans toutes nos belles paroles définitives. (Et en effet, certaines sont très belles.)
Excusez-moi, c'est l'heure pour moi d'aller têter... :)))
Ecrit par : koan | 09.01.2007
Tout le monde souhaite communier autour d'un dire = "entredire".
Mais chacun à la condition que ce soit autour de SON dire =
inter-dire...
Ecrit par : koan | 09.01.2007
Varna et Arnold > "pourquoi m'as-tu abandonnée ?",
Koan > Votre ajout second me renvoie à votre premier... mais comment faire autrement ? STRUCTURER ? (= qque part transformer).
Ecrit par : Marie Gabrielle | 09.01.2007
Fatalement. Cependant c'était une trace-passage dans la pensée. On s'approprie les choses en se les redisant. Athanor toujours en fournaise qui fond et refond coule et recoule la pâte, jusqu'à l'étoile (On dit que la pierre philosophale la pierre SOPHIQUE/SOPHIANIQUE -quels mots superbes- surgissait d'un coup à la surface de la substance ignée, comme un éclat de chez carglass, en une étoile blanche, soudain...)
J'étais dans le ME dire. J'apprends les mots, entre deux têtées...
Ecrit par : koan | 09.01.2007
Je te remercie, Varna, d’avoir répondu à mon “enquête” du 30/12. Toutes les contributions ainsi que les enseignements que, très imparfaitement, j’en tire sont sur:
http://fautedemieux.over-blog.com/article-5068133-6.html#anchorComment
Je repasse dès que possible pour réactiver, à ta lecture, quelques circuits neuronaux. Amicalement,
Marc
Ecrit par : Marc | 09.01.2007
Koan (derrière l'aspect ultra bright de votre entrée, vous êtes dur pour Carglass qui n'a que 15 jours pour dûment réparer, alors...) > oui, j'y pensais au "meuh", hier, mais sachant plus à quel propos - tant pis ?
"J'apprends les mots, entre deux têtées..." : ça, oui ! ça y fait réfléchir...
En ouste, je déclamais sur l'abandon (rappel) parce qu'une idée s'y cache... couper le cordon arrête un certain type de croissance seulement, non ?
Donc ici, loge d'un paradoxe - débutant par :
1/une croissance qui s'achève ("...aux délices d'Oedipe"),
2/une croissance qui se poursuit (jusqu'à 18 ans pour la plupart ?) jusqu'à "l'a-re" tombé, fruit - mur, d'une apogée...
Là... RéSIDE la résolution.
Ecrit par : Marie Gabrielle | 09.01.2007
En des termes cléments : couper n'est pas interrompre ?
Ecrit par : Marie-Gabrielle | 09.01.2007
Mais tous les mots ne sont pas là que pour s'entrejouer. Bien sûr on voit des rapports qui se dessinent, et c'est marrant comme gadget. Pourtant Varna, soigneux nous a déposé en-haut la possibilité d'une trame très rationnelle et longuement pesée.
A l'intérieur de cet espace aux délimitations précises, nos échos peuvent s'entredire dans le sens de la verticale profondeur. Cet enclos, cette cour, ce préau deviennent le théatre d'un échange
où chacun vient déposer son rôle, le personnage de son dit. Mais ce qui se passe dans les coulisses, là où les relations sont plus dissipées, m'attire moins. Il faut des carreaux noirs aux mots croisés.
"Chaque discours à tout moment incruste un Nom dans le verbe dire"
C'est cela, ce désir d'être identi/fiable.... Qui nous meut. Mais ce n'est pas tant notre identité içi qui fait le poids, mais la capacité de renvoyer le discours en trajectoires nouvelles, sans sortir du cours. Sans quoi, on risque d'être distrait de la JOIE. Pour moi, je ne recherche point le hors-sujet, au contraire, la liberté est DANS la contrainte:
ANNEAU DE MÖEBIUS EN VERITE...
Ecrit par : koan | 09.01.2007
Sos rectification : sans sortir du COURT... Hi hi hi :)))
Ecrit par : koan | 09.01.2007
oui, Koan, mais tout se joue dans l'approximation, et la résille n'est pas l'écaille !
(...je ris mais encore à Kurt).
Ecrit par : Marie Gabrielle | 09.01.2007
Anneau de Moëbius...
Terrible. L'apex de tout langage perdu de vue dans la clarté inexpugnable de sa source. Il en descend des rayons qui se contorsionnent et de déforments en traversant les couches de la conscience comme lumière au travers de carreaux bigarrés...
Pourquoi mais pourquoi donc nous faut-il toujours que notre dit soit donné comme un dire-de la-vérité-même ? (Maintenant quand je lis une phrase type, du genre " Hé ! la vérité n'existe pas ! " ca me fait rire...C'est comme dire à voix haute: la parole n'existe pas...)
L'ombilic du langage. Le point alphomegalpha. Source et fin.
Anneau de Moëbius. Respirons.
Sujets inconnaissants, mais qui le savent...
La philodophie comme savoir de la nescience...
Ecrit par : koan | 10.01.2007
"On sait, on a foi dans son savoir".
----On est sûr de sa certitude. On a effacé par là la foi----
----On sait qu'on n'a plus à croire----
----Que le savoir est un fait qui n'est plus à discuter----
----que l'attente s'achêve et que le réèl est accompli----
----Croire est un position de déséquilibre comme la marche----
----Savoir est une posture-socle----
----Le fou SAIT, il ne CROIT pas être Napoléon----
----Je sais qu'il y aura demain, et ce soir, je meure.----
----On croit parce qu'on ne peut jamais rien savoir----
----Croire n'est pas que le fait des "croyants"----
----Croire est la condition du dire----
Ecrit par : koan | 11.01.2007
Vous croyez ? Entre croire et savoir c'est une longue histoire. Voilà deux verbes qui ne peuvent se passer l'un de l'autre - le premier parce qu'aussitôt qu'il s'empare d'une chose, il ne peut s'empêcher de la faire exister pour de vrai (et donc il la sait) ; le second parce qu'il tente de masquer ce qu'il doit au premier dès qu'il est sous l'emprise d'un certain vouloir dire aux autres.
Mais vous savez, il suffit de se garder de ce dire-là pour avoir aussitôt moins besoin de savoir. Et inversement, quand on n'a pas soi-même un besoin absolu de certitude, on est moins prompt à faire savoir la vérité aux autres.
Quand ils ne sont pas enrôlés dans une "Cause", la plupart des humains, je crois, ont simplement foi en ce qu'ils croient sans avoir besoin d'affirmer qu'ils le savent.
Pour ce qui est de comprendre, je sais, c'est encore une autre histoire. ;-)
Ecrit par : varna | 11.01.2007
Non, je ne crois pas, je tâte...Vous avez touché un truc du doigt là : "Quand on n'a pas soi-même un besoin absolu de certitude"...Ca existe un humain sans ce besoin ? Ou voulez-vous sous-entendre que les gens préfèrent une certitude quelle qu'elle soit à une vérité ? Oui n'est ce pas, c'est cela...Je le pense aussi.
Je le suppose, plus que je ne le crois (faut faire gaffe où on met les arpions...).
Ecrit par : koan | 11.01.2007
On ne sait que notre réalité: l'illusion de notre seule vérité. Alors, c'est terrible lorsqu'on dit "je ne sais pas, je ne sais plus".
Ecrit par : Kate | 11.01.2007
Bonjour Kate > Le titre de cette note, c'est en quelque sorte le texte même qui le lui a donné ; il n'a pas pour moi la connotation négative que vous lui trouvez (et avant vous Koan). Je vois même comme un symptôme de "religiosité du savoir" (ce que je nomme personnellement cogniscisme) le fait qu'une telle phrase puisse paraître terrible.
Ecrit par : varna | 11.01.2007
Ce que vous qualifiez de négativité dans mon commentaire n'est que de votre perception, Varna. Donc, votre réalité. Esse est perceptii... Seriez-vous de ces optimistes inconscients? (smile)
Ecrit par : Kate | 11.01.2007
Ne plus savoir ce qu'on est obsédé de savoir . Se réveiller un matin en poussant ce cri de joie , et en aspirant l'air : "Je ne sais plus! Je ne sais plus !"
Ecrit par : Arnold | 11.01.2007
Il m'est arrivé dans mon expérience de vie de ne plus rien savoir. Le mot terrible n'est qu'une bluette.
Mais quand Varna parle ainsi, je suppose qu'il veut dire : il ne m'est pas vital de défendre ce que je crois comme si je le savais, et ce que je sais comme si c'était une vérité. Je suis libre d'avoir à me rassurer en affirmant ce que je crois comme un savoir et ce que je sais comme une vérité. je ne "sais" plus : je n'ai plus besoin de faire un absolu de ce que je crois... Du moins est-ce comme cela que je comprends.
D'autre part et quoi qu'on die, j'ai bien fait de mettre mes petites tirades entre les points, ca a donné un coup de booster aus papotages. Cela au moins, je le sais.
Ecrit par : koan | 11.01.2007
Kate > Vous êtes terrible ! (smile) Mais je n'opère pas à mon tour ce glissement si... académique : "Je ne sais qu'une chose... c'est que je ne sais rien", ou, dans la version mélancolique " je ne sais qu'une chose c'est que tout est illusion".
Parler d'illusion, c'est changer de registre : si mon oeil croit en l'existence PRESENTE d'une étoile dans le ciel (alors que je SAIS qu'elle est "éteinte" depuis des milliers d'années), c'est qu'il s'en tient à lui-même. A-t-il tort d'agir ainsi ? A chacun de voir.
Ainsi, de là à ce que je lui dise : "Tu parles !" Ou encore "Mon oeil ! Tu te trompes !" il y a une autorité que je n'exerce pas forcément. Tout dépend...
Ecrit par : varna | 12.01.2007
"Un savoir trop fatal et trop sûr"...
..."Jamais la vaste épave humaine ne cesse de dériver le long d'un fleuve sourd au bruit de nos discours . Soudain elle entre dans un bruit de cataracte."
Ecrit par : Bataille, Nietzsche | 12.01.2007
Kate > Votre citation est de Berkeley, n'est-ce pas ? Oui, il y a de ça aussi dans mon esse et dans mon percipi (-?). Mais je ne prétends pas à l'immatérialisme, moâ ! Avez-vous lu cet auteur ? Nous donnerez-vous bientôt quelques extraits sur votre blog ? Ah, merci Kate, merci !
Ecrit par : varna | 12.01.2007
Arnold > Oui, ça doit être /chouette/ la joie de n'avoir plus à savoir, un beau matin ! Peut-être qu'on se met alors à ne savoir que l'essentiel ? Peut-être même qu'on se demande alors si nos sens ne "savent" pas quelque chose que notre savoir précisément nous aurait soigneusement caché ! Un savoir-faire ? Celui-là même qui remonte jusqu'au cerveau et nous commande de croire en dépit de l'autorité (autoritarisme?) du savoir ?
Koan > Il est là, il vous écoute, vous pouvez lui parler directement. Mais vous avez bien traduit sa pensée ! ;-))
B.N. > "... un fleuve sourd au bruit de nos discours..." Quel est ce métaphorique fleuve ?
Ecrit par : varna | 12.01.2007
Faite l'expérience Varna ! Bloguez une heure durant en vous bouchant l'oeil qui voit l'étoile ! Reprenez ensuite vos occupations les deux yeux ouverts !
Ecrit par : Arnold | 12.01.2007
Arnold > Justement, j'ai un oeil faible, et il m'est arrivé plus d'une fois, voulant "le faire travailler", de regarder par exemple tout un film à la téloche en occultant l'autre (d'un bout de carte postale du ciel, par exemple, glisé derrière les lunettes -- mais je confirme : on ne voit pas pour autant de plus près l'étoile !). Une fois, j'ai dû précipitamment me lever (téléphone ?), j'ai alors enlevé le cache et fait quelques pas dans une zone (pourtant) sombre : j'étais alors comme aveugle complet de l'oeil qui jusque-là voyait... (Très désagréable !)
S'il y a un ophtalmo dans la salle, je vais sûrement me faire engueuler...
Ecrit par : varna | 12.01.2007
En général c'est dans les cas de strabisme qu'on bouchait l'oeil fort pour faire travailler l'oeil faible ... Enfin ils ont fait beaucoup de progrès en ophtalmologie -.)
Ecrit par : . | 12.01.2007
Le problême c'est avec le cerveau droit et le cerveau gauche, si il y en a un plus faible que l'autre la perception du sens des choses s'en ressent...Exemple, une bonne toxoplasmose. Ping, u oeil éteint et une bonne partie de la cervelle avec. Donc le patient, et il devoir l'être, doit compenser les circuits endommagés en utilisant cérébralement des circuits originaux :
Une penseur extra-ordinaire peut en naître, en tout cas, un original avec une VUE sur les choses très particulière.
Ecrit par : koan | 12.01.2007
Vous qui voulez comprendre ici, c'est simple :
- Tenez-vous debout sur le pied gauche ;
- Levez la jambe droite, genou plié ;
- Penchez légèrement le bassin du côté des chatouilles ;
- Fermez l'oeil de votre choix (de préférence celui de la convoitise) ;
- Levez la main droite et ne dîtes rien ;
- Tendez le bras gauche à la verticale ; (et accessoirement pour accrocher l'équilibre)
- Ne prêtez qu'une oreille aux bruits environnants ;
- Prenez l'air moitié inspiré ; (l'autre moitié peut rester bête)
- Attendez une demi-heure sans cogiter ;
- Puis revenez me voir.
Ecrit par : varna | 12.01.2007
L'ectoplasmie serait de rigueur à votre table, Varna ?
Ecrit par : Arnold | 12.01.2007
Arnold > Allez oui, ce soir exceptionnellement j'invite aussi tous les pseudo... podes !
Ecrit par : varna | 12.01.2007
Sauf que les pseudo...podes ( contairement aux extoplastes) ont souvent une sacrée paire de jambes -;)
Ecrit par : Arnold | 12.01.2007
Arnolde > Je n'en doute pas, et ce soir justement je suis pas très regardant : qu'elles viennent ensemble et se montrent ! (les sacrées jambes)
Ecrit par : varna | 12.01.2007
Les pseudo....podes ne montrent pas leurs jambes mon ami . Ils en ont trop besoin .
Ecrit par : Arnold | 12.01.2007
Michaux : "Je me réveillais, mais seulement du coté gauche..."
Maintenant cette réflexion, "s'entredire" et "koan", deux mondes dans l'étendue du verbe et pourtant des voix pas si distantes...
Je le sais: je n'ai aucune certitude. Mais je postule son existence, puisque je la cherche...
Ecrit par : koan | 12.01.2007
Koan > Spécialement pour vous, de ma réserve ;-)
[Epistémofolie]
Etrange : tous prétendent chercher la vérité, mais sur la base d’une certitude : celle de ne jamais la trouver ! Goût du paradoxe sans doute, de l’infinitude et de l’infinité ! Malin génie gardien de la pérennité du dire et du dire et encore du dire ! C’est EN SUSPENS (x2) que la vérité fait le mieux vivre ! C’est là qu’elle est la plus utile (aux hommes, au s’entredire)….
Ecrit par : varna | 12.01.2007
Profond Koan > Ben oui, l'homme n'est-il pas inGENIEux? Ko an surface la cherche, éCHO EN profondeur la postule...
Ensuite, y a plus qu'à lui donner bonne Figure ! ;-)
Ecrit par : varna | 12.01.2007
Je ne savais pas que l'esse est percipi (et non perceptii comme j'avais écrit) était de Berkeley (que je ne connaissais pas avant que vous ne le mentionniez); je l'ai retenu d'un passage de Pontalis que je lis ces jours-ci. Voyez: je ne savais pas et je ne connaissais pas... on revient à l'ignorance terrible.
Ecrit par : Kate | 12.01.2007
Kate > Savoir (prendre PLEINEMENT conscience de) ce qu'on croit DEJA soi-même est à mon sens bien plus important que de savoir ce qu'il faut pour "être à la hauteur" partout où le cogniscisme mondain s'impose. Un "plus terrible encore" se cache derrière le savoir le plus au fait... (qui s'ignore, le con -- bien lui en fasse ! ;-))
[Heureux les pauvres en esprit !? Clin d'oeil, Koan]
Autrement dit, et si je peux me permettre : laissez-vous guider par vos pas. A chacun d'eux une rencontre ; pas de "cursus", pas de hasard... Donc rien à regretter ni à craindre.
[C'est vendredi, vous me pardonnez ?]
Ecrit par : varna | 12.01.2007
On ne te pardonne pas Varna, on t'aime ! (Enfin j'entredis pour moi...)
Vous l'avez dit PRENDRE PLEINEMENT CONSCIENCE de ce qu'on croit DEJA (!!!) soi-même...
"L'abîme noir de l'instinct-sagesse" (V.T) murmure. Le savoir comme un "bruit de fond" souterrain de la conscience qui se met en position de laisser émerger, jusqu'au dit, cette parcelle d'un dépot silencieux, immanent...(Je sais "immanent" vous trouvez ça louche) Vous avez entendu parler de la nuit obscure de l'esprit des mystiques je suppose...Non, non, je ne veux pas faire de la récup spiritualisante, oui, oui, je fouis en quête d'éléments. Eh quoi, Varna vous en faîtes de même...
Içi même, tout le temps, petite canaille ! ;))
Admettons qu'on puisse penser sans ressenti (paix à ton âme,
zaramoustri) peut-on penser sans PREssenti ?
Tout cela que vous lisez içi n'est que dit par-devers moi, vous lisez par-dessus mon epaule là !
Ecrit par : koan | 12.01.2007
Coucous chalutiers à tous... je ne sais pas ce qui s'est passé, mais rien pour moi ne s'était mis à la page et encore moins actualisé à l'écran. Je viens donc de vous lire encore une fois avec le décalage de la transmission satellite - mais qu'importe.
En fait, tout m'intéresse, mais je plonge et trace et remonte au plus haut (ce qui semble pouvoir atteindre sa limite plus rapidement que si j'avais inscrit "plus loin" ; ceci par le fait même que mon imaginaire pioche spontanément dans la vision sous-marine le repère d'une surface à l'envers, quand du travers d'un horizon... il sait qu'il pourra aussi ne pas revenir). Bon, je n'avais pas prévu de développer ce point...
Je m'adresse donc à Koan, pour cette histoire de cerveau et d'oeil atteint qui m'intéressent au plus au point : ne s'agit-il pas de pipo, et si non, la lecture du phénomène s'étendrait-elle au cas d'une démolition liée à un harcèlement constant, ou bien à un lavage de cerveau et/ou bourrage de crâne, ou encore à une tentative d'échapper à la douleur (une capacité alors toute animale ?) afin d'y survivre, voire - pourquoi pas, à la maladie génétique ? Je délire un peu, ça se voit, non ?
La nuit noire, vous avez raison Koan. Varna la diffuse et semble même la distiller...
Ecrit par : Marie Gabrielle | 13.01.2007
La nuit noire, vous avez raison Koan. Varna la diffuse et semble même la distiller...
Il s'agirait de distiller la nuit noire ? Mais de quel alcool est-il là question ? de "l'après l'être ?" , à siroter dans "l'entre-dire "?
Ecrit par : Arnold | 13.01.2007
de la poussière d'étoiles qui fait l'épaule...
Ecrit par : Marie Gabrielle | 13.01.2007
la seule in fine où s'appuyer ...
Ecrit par : Arnold | 13.01.2007
Oups.., me voilà intronisé à présent... Euh, ce doit être à cause de la place laissée vacante ! ;-)
Précision peut-être pas inutile : Koan faisait allusion à St Jean de la Croix, il me semble, et non pas aux mystères profonds d'une écriture (qui paraît sans doute à certains) obscure : la mienne.
Eh les copains : je ne suis pas un mystique ! Ce qui m'intéresse dans "l'être", ça n'est pas l'union avec quelque Transcendance ou Immanence ! "Après l'Etre" signifie plutôt une nouvelle et plus riche "horizontalité" de l'être au monde.
Ecrit par : varna | 13.01.2007
vous parlez bien pourtant d émiettement de l'univers vous aussi ... L'horizontalité d'une épaule à l'heure où fondent à vue d'oeil pinéal les pôles, c'est intéressant comme idée .
Ecrit par : Arnold | 13.01.2007
On sait, on sait Varna, mais quand on lance le boomerang d'une idée, le peuple (donc moi) s'en empare et ça devient autre chose... C'est malheureux hein ? mais faut vivre avec...
Deleuze, Michaux, Berkeley, Jean de la Croix... Qui a dit que les blogs étaient un loisir ?
Distillat de nuit...Oui oui, je faisait référence à cette ténèbre plus que lumineuse (Jacob Boehme) d'où nous pouvons recevoir bien que nescients les rayons d'un astre qui illumine secrêtement la conscience...Mais n'insistons pas, serrons fidêlement le fond du problême : L'être au monde, le dire, le s'entredire, le croire et le savoir.. Pfuu... trop fastoche... :)))
Ecrit par : koan | 13.01.2007
Varna > J'ai lu Saint Jean à vingt ans. C'est une lecture à conseiller à cet âge... d'autant que d'aucunes auraient pu souhaiter pire directeur de conscience !
Ecrit par : Mastic | 13.01.2007
D'aucunes auraient pu souhaiter meilleur aussi, si j'ai bonne mémoire de mes lectures décisives à cet âge et des décisions subséquentes .
Ecrit par : Arnold | 13.01.2007
Midi sonnées, je vais devoir y aller... bosser un peu.
Koan, je l'ai tu tout à l'heure, mais votre avis sur (de mémoire c'est dur...) le secret de ce que l'on sait de ce qui ne se sera pas vu (ça va mieux comme ça ? (Men in Black)).
Et bien... non, ce n'est pas du tout facile de le "dire, s'entredire, croire et savoir" (je sucre le le) ! C'est d'abord le fil du rasoir sur lequel n'aura plus qu'à marcher un funambule intuitif de son propre passé d'avenir. C'est au risque de perdre ses amis parce que la chose est indicible. C'est enfin vivre l'épreuve dite des "Lions" (entraînement au secret au sens de garder en soi) de l'ancienne Egype... C'est encore fréquenter quotidiennement la mort.
Bonne journée à tous, j'ai vraiment trop à faire ! Ici, c'est la misère.
Ecrit par : Marie Gabrielle | 13.01.2007
"Le mieux est l'ennemi du bien", fut ma devise dès cette époque, Varna... mais sans rancune ?*
Eclairez-moi ( : vos lectures), mais sans un doute... car j'adore ça !!!
Ecrit par : Mastic | 13.01.2007
"Et bien... non, ce n'est pas du tout facile de le "dire, s'entredire, croire et savoir" (je sucre le le) ! C'est d'abord le fil du rasoir sur lequel n'aura plus qu'à marcher un funambule intuitif de son propre passé d'avenir. C'est au risque de perdre ses amis parce que la chose est indicible. C'est enfin vivre l'épreuve dite des "Lions" (entraînement au secret au sens de garder en soi) de l'ancienne Egype... C'est encore fréquenter quotidiennement la mort."
Misère !mg, vous avez raison Mais vous semblez par ailleurs si bien occupée que vous n'avez rien à en craindre !
Ecrit par : Arnold | 13.01.2007
Oh ! je plaisantais. Mais là, une chanson passe, jeff Buckley.
Couch, dans le genre s'entredire...ça t'arrache l'âme et la viande autour...Larmes...
Je crois que je sais, je sais que je crois.
Je me reçois d'une voix autre, elle est comme accouchée de ma propre âme, naissance de sang et de violence: amour. Je crois, sinon, pourquoi donc pleurerais-je ? Je sais que CE QUI EST DIT, CHANTE LA, M'EST DIT.
Je n'ai jamais vu ce chanteur...
Une chanson qui dit mieux que moi à moi mon âme..
Varna avait raison; croire et savoir, c'est pareil...Flute...
Ecrit par : koan | 13.01.2007
Le savoir (j'ose ça -voir) agit comme un acide sur toutes les croyances qui le colonisent . Sa virulence est facteur des circonstances .
Ecrit par : Arnold | 13.01.2007
Koan > Vous m'avez fait bien rire avec votre "Pffu... fastoche !". Je crois même que vous allez envoler tout le monde ici ! (mais moi en dernier, j'ai un rôle à tenir quoi ! ;-))
Mastic et Arnolde > Baruzzi a écrit un ouvrage où St Jean dlC serait plutôt intellectuel-philosophe (je traduis là, sans trahir j'espère, un bref compte-rendu, je ne l'ai pas lu). Donc copies de jeunes filles à revoir ? Je ne sais. Peut-être.
Arnold > "Le savoir agit comme un acide sur toutes les croyances qui le colonisent" - Comme c'est bien dit ! C'est même contre elles qu'il fut inventé. Et un peu pour légitimer son dire supérieur à tous, quand même....
A lundi (ou brièvement dimanche soir)
Ecrit par : varna | 13.01.2007
"C'est même contre elles qu'il fut inventé."
Au contraire Varna : les croyances s'inventent contre lui .
Ecrit par : Arnold | 13.01.2007
Oh, tu sais quoi Arnold, ton renversement est tout à fait crédible ...mais ? C'est que l'ami Varna se mefie de la VERITE...La rationalité , c'est le DOUTE, et Varna est plus à l'aise dans le doute que dans l'affirmation péremptoire...A mon avis, c'est aussi simple que ça...Mais si notre hôte sourcilleux voulait bien se donner la peine de répondre ?...
Ecrit par : koan | 13.01.2007
Il a ses heures , ses jours et son programme pédagogique notre hôte de ce lieu ... C'est son droit ...Quant aux affirmations péremptoires ne sont elles pas pour toi aussi Koan les coups de machettes de l'homme perdu dans la forêt du doute, une manière sauvage de s'y repérer, d'en dégager, à défaut de la sortie, les clairières ?
Ecrit par : Arnold | 13.01.2007
Moi j'affirme à plein tubes. Et c'est pour ça que je viens içi, je fais une cure.
Et en plus pour moi, içi, le doute n'est qu'un jeu : je n'ai aucun doute. Mais ce serait un peu long...
http//involat.hautetfort.com (lis l'avant dernier billet, si tu es un homme !)
Eh, je déconne hein !
Ecrit par : koan | 13.01.2007
J'ai pas tout lu... parce que vraiment...c'est bien de "cataracte "qu'il s'agit, et je ne parle pas d'aveuglement puisque seuls les aveugles peuvent en parler en connaissance de clause... Mais cette histoire d'anneau a fait tilt dans mon imagier personnel... J'évite la plupart du temps de remonter "à tout bout de champ" lexical ou verbal aux Antiques, car pour être en phase avec des contemporains, il vaut mieux éviter les délits d'initiés... Et puis tout se répète, n'est-ce pas ? Alors on a le droit de redire les mêmes choses un peu différemment. Et soudain, je pense au savoir de la science... celui qui m'a permis à trois reprises de découvrir au fond d'une éprouvette remplie de "pipi" féminin, l'anneau brun qui m'a informée qu'un petit Socrate ou bien sa soeur ... était en train de squatter mon ventre pour mon plus grand bonheur... Pardon pour cette intrusion métaphorique qui n'a rien d'un symbole... et pourtant... Je ne dis que ce que je pense... Et ce n'est pas venu par l'opération du St Esprit...
Autre sujet : Je vous recommande au ciné le superbe documentaire ( avec peu de mots...) de GRÖNING sur les Chartreux qui s'appelle UN GRAND SILENCE... Cure de méditation et de perplexité au milieu du temps qui n'est pas a-temporel, simplement ...pathétique...
Il faut dire que je viens d'enterrer un de mes "chers" mort ... Alors les mots...
Ecrit par : Mth P | 14.01.2007
Les chartreux moi je connais bien... j'ai une vie cachée. Ils cherchent un relation forte avec la vérité n'est-ce pas ? D'une certaine manière, je pense qu'içi aussi. Vous n'avez pas tout lu, mais bien des mots qui étaient partagés içi relevaient non d'une intellectualité factice et verbeuse, mais vraiment d'une jubilation pour laquelle le sujet fournit n'était souvent qu'un prétexte.
Pas d'empêchement içi donc à une spiritualité silencieuse. Je le saurais...
Ecrit par : koan | 14.01.2007
Non Koan, c'est pas aussi simple. Je ne me méfie pas du tout du savoir, je le replace, selon mon intuition et à l'aide de quelques études (donc savoir) entreprises par d'autres, dans le contexte sociologique et historique (pour ne pas dire généalogique) du croire et du dire. Au dire du savoir, je préfère l'expression d'un dire-être, fut-elle (comme la mienne) téméraire. Je ne suis ni dans le doute ni dans la certitude (la catégorie hypothèse / expérience dépasse aujourd'hui celle de révélation), mais dans l'expression. C'est que j'ai une certaine chance...
Arnold > Je n'ai pas de programme pédagogique, et non plus, je l'ai dit aussi, de programme concernant l'articulation de mes notes. J'ai même invité chacun à reconstruire selon ce qu'il est, s'il le désire. Ma préoccupation n'est pas de refouler le doute par des affirmations péremptoires, mais d'exprimer une pensée - la mienne. "C'est aussi simple que ça" ;-)
J'en connais d'autres qui n'avaient pas non plus besoin de certitude pour la simple raison qu'à leur époque n'existait pas la "vérité" mais simplement le VRAISEMBLABLE: les Sages dont je parle dans ma note de demain. Mais il est aussi question pour nous, peut-être, de les dépasser, vu l'intervalle "savoir" dont nous avons largement bénéficié depuis.
Ecrit par : varna | 14.01.2007
Jubilation, prétexte, spiritualité silencieuse.... Oui Koan ! Vous frôlez parfois la complicité parfaite ! ;-)))
Ecrit par : varna | 14.01.2007
Je vais vous le dire tout de go, en "répondant" à Mth, j'avais aussi l'intention d'arriver à 100 com, parce que voyez-vous, je suis un vrai gamin...Yesss, z'ai gâgné ! Hi hi hi...
Ecrit par : koan | 14.01.2007
Et pour que la portée soit complète... Il en fallait un 101 ° ( Dalmatien ?) En tout cas j'attends un cours sur les Cyniques. C'est l'endroit ou jamais...
Ecrit par : Mth P | 14.01.2007
Koan... Pourquoi ajoutez-vous une cédille à ICI ? *{;6
Ecrit par : Mth P | 15.01.2007
parce que j'ai quitté l'ecole à 15 ans pour l'hopital.
Ecrit par : koan | 15.01.2007
Et comme j'y suis entré à douze...
Ecrit par : koan | 16.01.2007
...votre foi pour un rempart !
Ecrit par : Marie Gabrielle | 18.01.2007
« inter-dire, dire entre, entre la règle, ou plutôt contre. L'indicible du cri, est du non-dit, de l'interdit. Qu'on nous impose, puis qu'on s'impose à soi-même. Par dépit. L'interdit, l'inter-dit, entre le dit ? Plutôt entre le non-dit, dans le non-dit (et l'interdit). »
(fin de la section « De l’incommunicable, du non-dit, de l’illisible », Écrire le cri p.34)
Je me permets de m’autociter, ayant pensé re, pensé à ces paroles et mots, à la fréquentation de votre propre, pensé, tellement de fois.
En amitié,
cher Varna
Ecrit par : alain marc | 20.02.2007
Merci beaucoup Alain pour ce court passage. Même qu'il me donne envie de connaître les pages 33 et 35 !...
"L'indicible du cri est du non-dit, de l'interdit" (J'ai enlevé la virgule après le mot "cri" - j'ai bien fait ?)
Qu'on nous impose
Puis qu'on s'impose à soi-même
Par dépit."
C'est terrible ce que vous écrivez là, mais comment pourrait-il en être autrement, s'agissant du "cri" ! Il se situe par définition "par-delà" le trop simple dire, comme faisant éclater tout dire même, parce qu'insuffisant, dans un espace où il se transformerait en une véritable tornade !?
Désespéré ? Désespérément vain et pour cette raison même - sublime ?
Terrible. Brrr.... !
Bien à vous,
Varna
PS/ J'ai également mis ma patte sur votre autre blog : http://lapoesiedoitquitterlabeaute.hautetfort.com/
Ecrit par : varna | 20.02.2007
Il faut enfermer les fous ! Leur cri déchire l'absentéisme fortifié de l'homme à l'homme et nous rappelle scandaleuserment au possible de la présence infinie de l'homme à l'homme, entrevue dans les moments d'extase.
ps : erreur ! la place de ce com était ici .
Ecrit par : . | 21.02.2007
je redis
1
101
etc...
ontologie, ontique etc...
langage
au delà
Cela, Etre
prendre la place du dehors
poête=savant, tentative d'accès direct
héroique et vain
déblayer 1, 101, 1>1, 0>0 etc..
se taire
salut
Ecrit par : aristobulle | 18.05.2007
je ne veux pas peiner
01/20
interdit, possible unitaire
de l'autre côté de la rivière, un autre pré, domestique déja
mais inaccessible
par delà veut dire coupure vraie, un là-bas sans ici
un Divin sauvage
Ecrit par : aristobulle | 19.05.2007
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