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05.03.2007
[Récréation]
Ce blog a aujourd’hui six mois. J’en prends occasion et prétexte pour prendre congé quelques temps de lui et de vous, lecteurs. En guise d’interlude et de clin d’œil ironique envers chacun de nous (moi compris), voici un vieux texte, toujours d’actualité je crois :
NB/ Vu mon récurrent problème d’interligne sur hautetfort, je conseille la lecture en RSS.
Bonne volonté
J'aime en toi…
L'assurance avec laquelle tu vas dans la vie et crois en ce que tu fais,
Cette confiance en toi qui t'habite et te guide,
Cet appétit de savoir, cette soif de connaître,
Cette force d'aimer qui vers la beauté t'attire,
Et ce nez infaillible qui flaire le danger...
J'aime en toi…
Ce rêve ineffable, - illusion réparatrice -
Cette foi qui déplace les plus hauts sommets,
Cette spontanée insouciance, ces convictions inébranlables,
Cette croyance au même et à l'altérité !
Mais encore...
Ce bon-vouloir, ce laisser-faire,
Cette réserve de vie grâce à quoi toujours tu espères,
Et puis cette bonne conscience qui vient tout, toujours, parachever...
Car ce qu'il y a d'aussi parfait en ton être - sans qu'il est besoin d'y paraître -
C'est tout ce qu'en « étant » tu délaisses – Puissance d’ignorer !
Gardien de nos limites, garant de notre bien-être
Cet instinct se nourrit de tout ce qui pourrait nous dé-router.
Il cache à nos yeux notre propre misère
Epargne à chacun d’avoir à se connaître
L’exempte même de découvrir sa propre volonté
– pourvu qu’il croit devant, ne doute pas trop derrière –
Et n’ait qu’une idée fixe de la vérité !
*
Mais est-il pour autant bienheureux le clairvoyant railleur qui parle ici et remonte de l'ombre au sujet même ?
Où sont passées son insouciance à lui, sa confiance, sa naïveté, son innocence,
Toutes ces valeurs protectrices si chères à la vie ?
Est-ce la soif de connaître qui l'a mené ici ?
Mettons-nous d’accord…
De ce « sous-réel » bien sûr, dont la réalité n'est que l'ombre
D'aucuns ne doutent qu'il faille le taire, mieux, vite le ré-enterrer
Car nous voulons continuer de croire en quelque chose,
Mais plus encore continuer de nous inventer !
Qu'importe que nos motifs et autres bonnes raisons ne soient point les « véritables » causes, Peut-être simplement « des effets »,
L'omission de tant de choses n'est quand même pas un mensonge
Elle n'enlève rien à l'authenticité !
La boucle ici se referme…
Rétablir toutes choses dans leur hiérarchie
Rendre à la réalité son Trône
Mais au Jeu de la vie dire oui !
J'espère que tu apprécieras… ma bonne volonté !
08:55 Publié dans sagesse du dire | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Jouer le jeu



Commentaires
Ô Varna... je ne pense à faire la grande manoeuvre Ctrl + F5 que ce matin, voûte découvrant... en ce texte que le blanc accompagne.
A la moitié, je retrouve un effort et la tension du regard qui se dresse rivé à l'oeil de sa licorne : masculin.
A l'autre surprise, je me laisse aller...
Merci Varna, pour ces couronnes.
A très bientôt,
Marie
Ecrit par : Marie Gabrielle | 05.03.2007
NOOOOON !!!!!
Ecrit par : Joruri | 05.03.2007
C'est affreux. J'ai l'impression de regarder un train partir...Je suis vraiment malheureux de ce silence soudain, de ce siège vide, de ce rideau qui retombe ! Pourquoi avoir déposé un tel travail, pour hop, ritournelle, s'envoler ?
Pourtant il me reste un tel respect, et tant à relire... Votre décision est sûrement la bonne...J'aimais les mots, mais j'ai appris aussi à aimer leur auteur, moi !
Snif.
Ecrit par : Joruri | 05.03.2007
"J’en prends occasion et prétexte pour prendre congé quelques temps de lui et de vous, lecteurs."
Ce n'est qu'un au revoir Joruri... faut pas pleurer comme ça !
Ecrit par : chloé | 05.03.2007
hi!hi!hi! je savais bien moi, que tu étais poète, cher Varna! allez, à trés bientôt... parce que là, avec ces mots qui chantent tout seuls...normal qu'on en veuille encore plus, non?
"Mais au Jeu de la vie dire oui !" mais si c'est à cela que tu es occupé, alors, nous ne pouvons que patienter :-))
bonne vie à toi!
Ecrit par : kintana | 05.03.2007
Je vous dépose cela: votre travail n'est pas vain, il lui faut seulement parvenir aux bonnes oreilles. Ce peut être inattendu, mais une fois déposé, il chemine, dedans-dehors l'a très bien dit.
Ecrit par : Joruri | 05.03.2007
A bientôt, j'espère.
Ecrit par : Marc | 05.03.2007
Je ne sais plus qui disait d'HÖLDERLIN :" Il ne ment pas, il dissimule". (Sa mère le voulait pasteur alors qu'il voulait autre chose...La rivale involontaire de la mère en est morte, et lui est devenu fou... c'est trop cher payé je trouve, avant il envoyait à cette mère et aussi à sa soeur , son linge sale dans des malles...). Quand on écrit un peu sur les murs d'internet, ne fabrique-t-on pas quelque chose qui ressemble à un habit-alibi de convenance et de rescousse pour prendre un peu de distance avec ce qui contraint . Je ne trouve pas cela malsain. Bien au contraire.
Ecrit par : Mth P | 06.03.2007
A cause de cette phrase... bien sûr :
"L'omission de tant de choses n'est quand même pas un mensonge
Elle n'enlève rien à l'authenticité !"
Ecrit par : Mth P | 06.03.2007
Il est pas piqué des gaufrettes ce texte là Varna . Bravo !
(Je ne sais absolument pas ce que signifie cette expression mais qu'importe
n'est-ce pas ?)
Ecrit par : Simone | 06.03.2007
Bonjour Varna et vous tous,
Quel beau texte. J'ai l'impression qu'il a été écrit pour moi, tellement je me reconnais dans cette force et cette beauté.
Des mots qui tournent, m'envahissent, qui entrent en moi jusqu'au fin fond de mon coeur pour en ressortir encore plus libre.
J'espère que tu nous reviendras après cette descente dans "ta caverne" ou la rencontre avec son "soi" marque la plus grande des qualités d'un être différent comme tu l'es, mon très cher Varna.
Mes sentiments très affectueux t'accompagnent dans ce voyage qui est le tien.
A te revoir, à te lire, à t'apprécier, à t'aimer...
Marie Christine
Ecrit par : Marie Christine | 06.03.2007
:)))
Ecrit par : Joruri | 06.03.2007
:))) bis
Ecrit par : joruri | 07.03.2007
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