« Dialogues ontologiques 1/5 | Page d'accueil | Dialogues ontologiques 4/5 »

14.05.2007

Dialogues ontologiques 2 et 3

II/ Idiosyncrasie du savoir

Mon « savoir à propos du croire » consiste à voir partout à l’œuvre, en chaque être individuel mais aussi plus généralement en chaque espèce vivante, le savoir-croire qui est le sien  –  en ses Existants.*

 

« Dis-moi quoi tu crois,[1] je te dirai d’où tu es ».

 

La généalogie esquissée ici n’est qu’une enquête.* Mon plaisir est de chercher, d’inventer / redécouvrir un ensemble passé de croires, un « état d’esprit » sans doute antique.[2] La méthode utilisée : voir dans tout être simplement les termes de la relation.[3] La formule pour chaque membre de la relation : « ce qui va avec ». Rien que de très primitif, en somme, sans trop de risque d’anachronisme à l’égard d’une époque qui m’intéresse, laquelle est indubitablement plus proche que la nôtre de la présence physique des choses, de ce qui est. Un des "Physiciens" de l’époque aurait ici peut-être précisé ceci : la distance parcourue [4] détermine l’espace où l’on se trouve. Ainsi, plus on s’éloigne du verbe croire et de la conscience de croire, plus on sait, ce qui signifie qu’on « parfait » son soi de sujet connaissant et qu’on accoste déjà en quelque pays de la Transcendance, toujours peu ou prou divin. L’Immanence d’un Principe, quant à elle, requiert d’aller plus loin encore, de dépasser la seule relation aux dieux, et même toute effective présence. [5] A l’inverse, moins on parcourt  –  et en l’occurrence les plantes et les animaux ne sont pas même allés jusqu’à la conscience de soi susdite  –  plus on est dans l’immédiateté, plus proche, sans le savoir, de toute autre présence. C’est le lot de l’inconnaissance « primaire », mais qui rend non moins compte de l'équivalence de toutes les présences. Dans le même esprit, toute réalité effective requiert donc un « lieu d’où » sa présence apparaît. L’expression « lieu d’où » vient compléter la formule précédente. Ainsi, par exemple avec « l’homme » (rapport au billet précédent : Signe après-coureur) :

 

La Doxa naturelle, parole jaillissante,  se fit « oubli d’elle-même »…

… et ce faisant, l’oubli se condensa en une « conscience de soi ».

 

Un chemin fut ainsi parcouru de l’inconnaissance naturelle à l’oubli de l’être qui fit le soi, et permit ainsi l’émergence d’un nouveau verbe au monde (du moins ainsi que l’ont cru les hommes) : le verbe savoir.

 

Soi et savoir  furent les deux plus grandes effractions jamais commises dans le royaume de l’être au monde. [6]

 

L’hypothèse émise plus haut d’un savoir-croire propre à chaque espèce, et donc également à l’œuvre en l’espèce humaine, remet ici en question la véridicité (validité, vérité, pertinence) du rapport de la conscience de soi humaine à son verbe savoir. Car ces autres espèces vivantes que sont les plantes et les animaux font tout autant au monde leur preuve par leur inconnaissance que les hommes par leur savoir ![7] Le fait que leur savoir isole les hommes des autres êtres (à cause que ce soi et ce savoir se croient non-croire au-dessus des croires) incline même à entériner l’hypothèse d’un savoir-croire humain qui évolue LUI AUSSI A L’INSU des intéressés. Un comble ! Que le verbe savoir inaugure de fait un rapport unique à toute chose, ce solennel et exclusif « face à face »* propre au « sujet connaissant », constituerait même une circonstance aggravante.

 

Avec l’être ‘homme’ apparut sur scène un homme se postant en face du monde,  un sujet regardant fixement un objet, un être adorant son dieu : il « se reconnaît » et dis « je sais ».  

 

En résumé, l’hypothèse d’un savoir-croire humain incline à penser que les hommes « savent » certes entre eux, mais ne savent pas ce qu’ils font, ne savent pas ce qu’ils sont  –  au monde :[8] Leur regard cognisciste porté systématiquement sur la moindre chose et le monde, plus les conditions qu’ils se sont imposés pour assouvir leur désir de savoir, les ont exclus de facto de toute conscience de participer quoiqu’ils fassent, pensent ou disent. Non, ils  –  cherchent. Et puis, donc, ils savent. Ainsi, « du point de vue de l’être en général », si je puis dire, le « soi » et le savoir humains sont bien paradoxalement issus d’un même « oubli de l’être », d’une façon d’être partout et en tous temps habituellement synonyme de croire, mais qui se serait donc là « oubliée » un instant au point de dégénérer en savoir. Le soi et le savoir des hommes pourraient bien être ainsi, à leur insu même, causes de leurs malheurs les plus grands, les plus pointus, car liés à la solitude d’un être abandonné du monde… [9]

 

 

III D’un paradigme à l’autre

Comment est-ce arrivé ?

A la seule force de Léthé, capacité de s’abstraire du croire et du monde, le savoir-croire humain, tout d’abord inconnaissant (comme tout être au monde), a donc fini par se scinder en deux : savoir d’un côté, croire (fides) de l’autre. Est-ce à dire que notre ‘homme’ est né schizophrène ? Pli, concentration sur un « soi » au point de s’annihiler en son « contraire », le croire jusque-là rayonnant s’est replié ici sur lui-même en tant que « savoir » ou bien « foi » ; il s’est divisé en une sorte nouvelle d’être au monde, bipolaire mais à la relation unique : au « Dieu » ou à la « Science ». [10] Toujours dans l’hypothèse d’un savoir-croire qui ne se déjouerait pas de toute scission :

 

Le résultat fut une scission de l’unité indissoluble [11] et un divorce consommé entre les parties : savoir OU foi.

 

Du savoir-croire originel, la foi (le croire qu’elle est) semble cependant être restée plus proche que l’insolent savoir : une sorte de signe résiduel qui résiste encore à l’assaut général du sens, un peu ce qu’un sentiment peut exprimer parfois comme résistance à la raison ; une sorte de soi qui, bien que soi, n’aurait pourtant pas oublié son savoir-croire an-egoïque* passé, son appartenance à « l’acte de foi » (pour le dire avec ses mots) que constitue le seul fait de vivre. Hélas, malgré ce sentiment d’appartenance, c’est à un Dieu-Nom* que la foi la plupart du temps se livre, dans un rapport unique avec cet Existant. Elle n’est pas ce qu’on pourrait ici espérer :

 

Une inconnaissance universelle créatrice, en l’homme reconnue comme telle…

 

Car la foi cherche manifestement elle aussi « ses preuves » au lieu de célébrer « l’acte de foi » qu’est être au monde (vivre). Ainsi, malgré leur divergence, une même attitude réunit les divorcés du savoir-croire. Le savoir et la foi issus de la scission du savoir-croire originel inaugurent l’ère ontologique, proprement humaine  –  du face à face :

 

L’ère du face à face : le Cognoscible face au savoir, le Dieu face à la foi.

 

 

Le viol et la mission

Si « soi » et « savoir » sont deux effractions de l’être au monde, alors Alétheia pourrait bien être cette défloration « savamment » organisée (fut-elle effectivement féconde) du Léthé (oubli, inconnaissance) et de la Doxa (opinion), caractères naturels de l’être au monde.[12]

 

Le retrait à l’égard du monde serait cette posture prise par des hommes déflorant leur propre présence « en vue » d’une Vérité.

 

Pareil retrait fut forcément un sacrifice. Ce sacrifice fut honoré parmi les hommes, ils le déclarèrent divin, et divine la Vérité par là découverte. Divin, selon eux, « est » désormais « l’Etre en-soi » (et non plus l’être au monde – voyez l’oubli du monde et le passage du verbe au Nom) et aussi celui qui « connaît la vérité », lequel du coup se voit octroyer une identité personnelle :

 

Je pense, je crois, je sais  –  donc j’ai un moi, je suis.

 

« Divin » veut dire ici ce retrait victorieux du monde dont seul un dieu est pourtant, ontologiquement parlant, capable. L’homme escalade son propre désir et  –  révèle par là l’origine éminemment pieuse de la volonté de savoir.*

Alétheia, emblème de la vérité-savoir d’abord personnifiée en déesse,[13] procéda donc bien d’un retranchement ontologique. ‘L’homme’ qu’elle épousa eut à vaincre la parfaite inconnaissance présente de toutes choses et de tout être. Il eut à savoir « pour tous », de façon héroïque, afin de constituer pour lui-même quelque relation nouvelle et privilégiée en tant qu’il inaugurait ainsi un nouvel être au monde  –  entendez quelque Vérité-homme sur l’autel-Monde du Dieu de la Création ou du Dieu de la connaissance. Sa mission. Il fallut « pour cela » que le savoir-croire propre à ‘l’homme’ puise dans sa capacité à se dépasser lui-même ; il lui fallut vaincre cette inconnaissance qui jusque-là le faisait trop simplement être :

 

Cesser d’être  –  pour devenir enfin à partir du seul vis-à-vis divin.

 

L’expression n’est pas sans ironie puisque le verbe « être » désigne ici un devenir ressenti comme déficient car précisément pas celui dont rêve l’homme. En l’occurrence, elle peut se lire plus précisément comme :

 

Cesser de devenir sans être pour devenir enfin être au seul contact du divin.

 

En conclusion, notre volonté encore actuelle de savoir trouve peut-être ses racines dans un désir passé de vaincre et de s’émanciper toujours plus de cette « indissoluble moitié » qui nous livre sans cesse au devenir sans être,[14] nous cloue à la terre et aux choses matérielles, nous livre à un corps qui n’en fait qu’à sa tête (son savoir-croire inconnaissant), cherche de la façon la plus éhontée à nous priver de notre liberté, de notre esprit de soi, de nous-mêmes... « Je crois, je sais, je suis », dès lors, est déjà indubitablement une victoire :

 

Rencontre, en la personne de ‘l’homme’, du savoir-croire universel avec sa propre dissolution…

 

*

Mais bien sûr, on n’est pas obligé de croire une seconde en l’hypothèse d’un savoir-croire qui se laisserait ainsi jouer par le soi de l’homme. On n’est pas obligé de croire que ‘l’homme’ –  pour le dire en des termes plus académiques  –  échappe réellement à sa nature par sa capacité à fonder Culture. Après tout, si Alétheia est divine, elle est elle-même l’œuvre d’un savoir-croire dont on peut dire de la même façon qu’il est tout aussi divin, voire « plus encore » ! L’opposition traditionnelle entre Nature et Culture peut être ainsi revisitée au point de laisser entendre ici que cette dernière n’est que la face intérieure d’une sphère [15] ontologique naturelle –  l’espèce homme  –  toujours soucieuse, par son autre face, d’occuper le terrain ontologique  –  ce que corrobore tout à fait la façon dont s’alimente et fonctionne l’Inter-dire humain.[16] Alors le dernier mot pourrait bien être ici « l’Etre est » de Parménide, dans le sens de : 

 

Le savoir-croire persiste quoi qu’il arrive en chaque espèce vivante, à l’in-su même de la plus savante d’entre elles...

 



[1] C’est-à-dire ce que tu fais exister (supra), tes Existants pour toi.  Chez un minéral : à travers ses seules propriétés physiques, chimiques, etc.

[2] Ce plaisir créatif justifiera qu’on pardonne, le cas échéant, les excès dont souffre peut-être ce texte.

[3] En vertu de son statut d’être-relation original, et en dépit du face à face cognisciste habituellement de rigueur. (Supra)

[4] Cf. le billet La part de l’autre ?

[5] Cf. le billet Signe après coureur I.

[6] La découverte-invention du soi a permis entre autres choses la foi et le savoir, c’est-à-dire d’établir un autre type de relation, un autre  « dialogue ontologique », celui établi désormais avec des objets  « transcendants ». Voir plus loin.

[7] Sinon mieux, car que je sache, aucun ne menace la planète autant que l’animal homme ! N’était la nuisance actuelle de ce dernier sur toutes les autres espèces, la plupart de celles-ci s’en tirent plutôt bien eu égard le challenge qu’est vivre, et leurs prouesses en matière de ruse, d’invention, de transformation, d’adaptation etc. sont tout à fait en adéquation à l’espace occupé par tous. Il n’y a que l’homme pour inventer des attitudes qui ne sont pas naturelles, si tant est qu’elles soient même requises. Il en ressort non seulement des objets (des Existants) nouveaux, mais surtout de nouveaux espaces « où être » : des corps humains se mettent ainsi à vivre « en esprit », en l’espace du mental...

[8] Faute au moins de se comparer à ce qui a partout cours, tout autour d’eux, en matière d’être au monde.

[9] Et non pas « au » monde, comme l’étaient les gnostiques par exemple.

[10] Voir le lien profond qui unit, semble-t-il, les origines de la religion à la volonté (plus ou moins intelligente) de connaissance. 

[11] Etre-relation dont la dynamique s’alimentait jusqu’alors de savoir-croire.

[12] Cf. billet précédent Signe après-coureur.

[13] Histoire de faire la transition, dans les esprits, entre Personnification et Concept pur ?

[14] Voir l’ouvrage de Carlo Michetstaedter, La persuasion et la rhétorique.

[15] A l’image de l’analogie qu’opère Parménide, si j’en crois K. Reinhardt, entre le cosmos naissant et la pure logique en matière d’être.

[16] A l’échelle individuelle, la question du retrait victorieux se pose peut-être ainsi : ma souveraineté totale sur tout ce qui m’entoure ne me coupe-t-elle pas de la réalité des autres êtres ?

Commentaires

Car la foi cherche manifestement elle aussi « ses preuves » au lieu de célébrer « l’acte de foi » qu’est être au monde (vivre).

D'expérience je peux vous garantir qu'on peut trouver à y redire. Du moins pour ce qui est de ma foi. C'est même plus vivant que tout ce que j'ai pu voir de plus naturaliste. je ne parle pas de religion, je parle d'une jubilation dans Être qui est absolument incomparablement résonnante et sensible; allègre et
explosive, sensuelle et épanouie, communicative et flamboyante,
corps, âme, esprit plongés ensemble dans la célébration du TOUT-VIVANT. Inoubliable merveille...

Ecrit par : joruri | 14.05.2007

Joruri > Mais il me semble que vous célébrez là, justement, l'acte de foi !
(Vous prononcez bien le mot "Etre" avec la majuscule, comme pour rappeler précisément le Dieu-Nom auquel tout de même votre foi réfère, mais sa proportion dans votre témoignage présent est bien minoritaire).

Je rebondis. "Témoigner de sa foi", c'est un peu comme "avoir conscience", cela pose le même problème : la question que les autres vous posent aussitôt comme une évidente exigence (selon eux) est celle du quoi, du nom (avec ou sans majuscule). M'est avis qu'on reste alors pourtant libre, si on le désire, de signifier par le verbe TEMOIGNER qu'on ne prétend pas SAVOIR quelque CHOSE mais seulement que l'on est heureux de /croire /. C'est là une noble résistance. C'est un signe que l'on donne à qui nous interroge, non la "réponse en bonne et due forme" qu'il attendait. Et à l'exigence susdite qui fut la sienne on a alors l'audace tranquille de répondre par un verbe : foi par exemple dans son dire-être d'un côté, conscience d'être, par exemple, de l'autre.

Pour le dire autrement : ça n'est pas la foi ou le savoir que je relève ici délibérément, c'est une des principales normes à remplir (et habituellement remplies inconsciemment et avec conviction par chacun de nous) en matière de dire aux autres : elle édicte des noms, ils exigent des Noms. Mais il y aura toujours des hommes qui refuseront de sacrifier leur témoignage aux conditions édictées par la communication. Ceux-là savent croire...

Ecrit par : varna | 14.05.2007

Faux, j'ai mis la majuscule pour éviter les erreurs de lecture. Apparement, c'est raté.
Si vous tenez à connaître les détails qui permettent une telle expérience et bien d'autres, je me ferais un plaisir de vous les faire connaître. mais sachez qu'un simple d'esprit est tout à fait capable de ce bonheur, alors que la démarche que vous proposez le réserve à une élite particulièrement intellectuelle. Cet élitisme de la philosophie et matières adjacentes réserve les "lumières supèrieures" à ses tenants préférentiellement, c'est une sorte de monopole dont je ne vois pas très bien les raisons, sinon peut-être qu'il permet d'être entre nous, n'est-ce pas, nous, les gens éclairés... Mon bonheur à moi est parfaitement accéssible aux simples d'esprit, et n'oblige même pas à savoir lire...
"La science enfle, la charité édifie..." Ecrit Paul.

"Mais il y aura toujours des hommes qui refuseront de sacrifier leur témoignage aux conditions édictées par la communication. Ceux-là savent croire..."

Et bien mes hommages, vous êtes le plus fort. Bonsoir...

Ecrit par : joruri | 14.05.2007

"M'est avis qu'on reste alors pourtant libre, si on le désire, de signifier par le verbe TEMOIGNER qu'on ne prétend pas SAVOIR quelque CHOSE mais seulement que l'on est heureux de /croire /."

Sauf qu'il peut être intéréssant, voire simplement maical et poli d'indiquer aux autres le chemin de cette joie... Ca s'appelle même de l'amour. Un mot qui se fait rare...Surtout chez les penseurs...

Ecrit par : joruri | 14.05.2007

Saynette:
- Le désespéré: "mais comment fais-tu pour te réjouir ainsi ?
- Que t'importe, regarde-moi jubiler !

Sympa comme mec...

Ecrit par : joruri | 14.05.2007

J'aurais un peu tendance à ramener l'affaire à la dichotomie entre raisonnement inductif et raisonnement déductif, ce dernier étant la construction du savoir, l'autre l'aspiration du croire. Comme la démarche cognitive ne comporte que deux principes, le jugement de prédication et celui de relation, comme d'autre part chaque étape s'organise en une hiérarchie de niveaux d'abstraction, on arrive à tout moment à des points de concours entre savoir et croire. Cela ne propose bien sur nullement ce qu'il faut croire : la science élude le débat en essayant tout, donc recherche déductive. Pour l'autre coté, la religion qui est en nous, chaque tentative constitue effectivement un saut dans l'inconnu, puisqu'elle ne peut par définition s'appuyer sur aucun repère. L'espoir réside donc bel et bien dans une progression du cerveau humain.

Ecrit par : Sergio | 15.05.2007

Sian-ièn, auquel son maître Oueï-chan refusait tout enseignement, désespérait. Un jour, tandis qu'il sesherbait et balayait le sol, un caillou qu'il venait de rejeter heurta un bambou; le son produit par le choc éleva son esprit d'une façon inatendue à l'état de Satori. La question posée par
Oueï-chan; sa joie était sans bornes;; CE FUT COMME S'IL RETROUVAIT UN PARENT PERDU . En outre, il comprit alors la bonté de son aîné qu'il avait abandonné lorsque celui-ci avait refusé de l'instruire. Car il savait maintenant que cela ne lui serait pas arrivé si Oueï-chan avait été assez dénué de bonté pour lui expliquer les choses.

;-)))

Ecrit par : . | 15.05.2007

"La question posée par Oueï-chan" DEVINT LUMINEUSE.

Ecrit par : . | 15.05.2007

nous resterons pour toujours en quête de savoir, nous serons pour toujours englués dans nos croires, dès le moment de notre éveil nous sommes en proie au doute, à l'interrogation, nous sommes troublés par nos instincts, tout ce qui est en nous sans que nous l'ayons jamais cherché, tout ce qui fait notre esprit et notre chair, nous doutons, nous cherchons, nous creusons toujours plus profond et un jour parfois, las de cette quête impossible, nous nous asseyons au bourd du chemin, sous un arbre peut-être et nous nous laissons pénétrer de la vie elle-même, du monde qui nous entoure et parfois quelque chose se produit qui ressemble à la lumière... en sommes-nous encore conscient au moment même elle nous touche, sommes nous encore de ce monde au moment où nous ne faisons qu'un avec lui ???

Ecrit par : holly | 15.05.2007

je creuse et continuerai à creuser, telle est ma nature...

Ecrit par : holly | 15.05.2007

Qu'est-ce qui explique mon agacement ? Disons que c'est un fait assez universel que celui-là: dès que quelqu'un est compétent dans un domaine, et dans votre domaine vous l'êtes, il se comporte aussitôt comme s'il l'était dans tous...
Vous avez écrit quelque part que vous êtes athée. Fort bien. Mais alors pourquoi traîtez-vous de la foi comme si vous en aviez l'expérience, puisque vous niez la possibilité même de cette expérience ? C'est tout de même curieux. Vous n'avez de la foi que l'écho de préjugés somme toute assez banals...Le courage de nos jours n'est d'ailleurs pas d'en nier le contenu, à celui-là bien sûr, la norme actuelle veut qu'on déroule le tapis rouge, certains qui veulent, j'imagine, se faire passer pour rébelles tapent à tour de bras sur ce qu'ils ignorent avec le conformisme le plus désolant...
Pour vous, la foi (et que dire de la mienne) est une réalité totalement extérieure, étrangère, hors sujet même. Dans ce cas, pourquoi vous permettre d'en juger ? Par quelle autorité ?
Pour prouver quoi ? Que vous ne l'avez pas ? Mais vous l'avez déjà dit...
Il me semblerait légitime de votre part que si l'on s'avisait de dénaturer vos propos au sujet de l'entredire et de tout ce travail que vous proposez ici, vous puissiez vous défendre et défendre la qualité de vos recherches. Mais ce qui est vrai pour vous est vrai pour d'autres.
Or, certaines de vos assertions concernant la foi, et qui ont cours je suppose chez les philosophes, sont des déformations
purement intellectuelles de ce que la foi est en réalité.
Quelque chose d'un peu arrogant qui moi me donne envie de durcir le ton. Voilà.

Ecrit par : joruri | 15.05.2007

Ecrire un commentaire