23.07.2007

Présent ! (1)

1/ S’en tenir au présent

… à ce qui est vraiment présent. [i]

 

Discerner le réel avant de le dire, et pour Y dire vrai.

Discerner veut dire constater, puis garder la mesure, afin de ne perdre, non point quelque objet ici ou là, mais l’espace même dans lequel tout dit.

 

Tel est le verbe premier, tel le second, immédiat, s’impose.

 

Ne dire que ce qui est vraiment  

Nous en tenir au présent   espace.

 

Une façon naturelle de voir : n’est vraiment que ce qui est vraiment , ici et maintenant : nous n’avons pas à chercher ou à attendre quelque « vérité éternelle » pour en décider !

 

Le vraiment là n’impose pas l’éternité

 

Du reste, nous-mêmes ne sommes pas éternels  pourquoi devrions-nous « vivre » dans un monde d’éternités, bercés de pensées éternelles ? Est-ce parce que l’éternité appartient à ce ciel du penser qui nous permet de vivre, quelque peu béats, « en esprit » et « en vérité »?

Je tente de discerner, je comprends les limites à la fois de mon discernement et de mon dire. Cela signifie que je ne veux pas connaître à l’infini ! Cela signifie que mon désir de connaître s’arrête à un certain moment, choisi d’avance, à savoir : quand il me faudrait quitter cet espace naturel de tout être pour quelque autre, purement noétique ou fantasque.

 

Etre présent : ni le verbe savoir, ni l’éternité ne sont convoqués.



[i] Telle peut être l’injonction qu’on finit par se faire à soi-même après tant de siècles   et d’excès ! –  de penser et de pensées toujours plus rationnelles mais jamais sagement contenues   dans les  limites de l’être, du dire-être humain.